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Sirigu : «Je ne reprocherai jamais rien au PSG»

Publié le lundi 20 novembre 2017 à 12:21 par Philippe Goguet
Dans un entretien accordé au Canal Football Club, Salvatore Sirigu s'est replongé sur la fin de son cycle au PSG et notamment la façon dont il a été envoyé sur le banc, puis hors du club. S'il n'a pas apprécié la forme, il refuse de charger un club qu'il aime encore beaucoup.

Désormais turinois depuis l'été dernier puisqu'il porte les couleurs des grenats du Torino, Salvatore Sirigu est revenu sur sa période parisienne lors d'un entretien au Canal Football Club diffusé ce dimanche. Et le portier de 30 ans admet que la vie parisienne lui manque : «Oui, bien sûr que le PSG me manque. Les gens me manquent, pas seulement les matches, le stade, l’ambiance ou les supporters. C’est le quotidien qu’on avait créé avec notre groupe. On s’est vraiment bien trouvé en dehors du terrain. C’est vraiment difficile dans le football de se trouver tellement bien en dehors du terrain. C’était une chose incroyable.» 

Sa carrière au PSG a basculé à l'été 2015 et la fin à Paris est dure à accepter : «Je ne sais même pas pourquoi ça s’est terminé comme ça. Ils ne m’ont pas dit "techniquement, tu n’es pas valide" ou "humainement ça ne va pas, tu fous le bordel dans le vestiaire", etc. Ce n’était rien de ça. C’est juste arrivé, c’est un choix et il fallait faire avec. Je n’étais pas content parce que je méritais peut-être un peu mieux franchement. J’ai toujours fermé ma gueule, je n’ai rien dit, je n’ai pas cédé aux provocations ni aux polémiques alors que ce n'était pas juste. Je me suis dit qu’ils allaient me garder car j'ai démontré que j’étais présent dans la difficulté.»

«Pourquoi on parle de concurrence au PSG si, avant même de s'entraîner et de jouer, le poste est déjà donné à une personne ? »

En 2015, Trapp arrive alors que Blanc lui avait annoncé qu'il serait le numéro 1, une situation qu'il commente : «J’avais renouvelé mon contrat. Ils m’ont dit que j’étais le gardien dans le projet pour les cinq prochaines années. Puis arrive un autre gardien plus jeune d'Allemagne mais ça n’a même pas été un problème parce que la concurrence doit faire partie du PSG. Cela m’a motivé. J’étais à la maison en vacances et ça m'a ressorti toute ma rage intérieure. Et je l’ai bien pris. Mais j’ai senti que je n’allais pas jouer. Après un jour d’entraînement, ils avaient déjà décidé que je ne jouerai pas. Pourquoi on parle de concurrence au PSG si, avant même de s'entraîner et de jouer, le poste est déjà donné à une personne ? Ce n’était pas juste pour moi, ni pour Kevin Trapp.»

A l'époque, le débat a fait rage entre l'Italien et l'Allemand concernant le niveau de performance des deux portiers. Le jeu au pied de l'Italien était notamment décrié mais il répond à cette critique quand il lui est demandé si Trapp plus fort que lui : «A ce moment-là, non. Mon jeu au pied ? Non, enfin, cela me fait rire les gens qui parlent du jeu au pied car j'ai toujours montré que je pouvais bien jouer au pied. Des fois, j'allais en sélection avec Conte où on avait un jeu prévu avec le gardien et il rigolait : "Ils disent que tu n'es pas bon au pied alors t'es le meilleur que j'ai ici".»

«Ce n’était pas à Antero Henrique de m’appeler pour me dire que je ne fais pas partie du projet.»

La fin a été douloureuse avec une année sur le banc puis deux prêts consécutifs et guère réussis à Séville puis Osasuna. Mais le pire a peut-être été lors de l'été 2017 comme il l'explique : «L’unique chose que je peux reprocher après toutes les années passées là-bas, c'est que ce n’était pas à Antero Henrique, le nouveau directeur sportif, de m’appeler pour me dire que je ne fais pas partie du projet. C’est la chose qui m’a fait le plus mal. Je ne l’avais jamais vu de ma vie et il m'appelle pour un travail vraiment pas beau, me dire que je ne fais pas partie du projet. J’aurais préféré que ce soit quelqu’un d’autre qui a vécu avec moi toutes ces années. Mais je ne reprocherai jamais rien au PSG parce que je sais ce que j'ai vécu et le club m’a donné beaucoup plus.»

Aujourd'hui, ce sont deux gardiens qu'il connaît bien, à savoir Trapp et Areola, qui sont en concurrence et l'Italien donne sa préférence entre les deux : «Kevin, je l'aime pour certaines choses mais Alphonse, je l'ai un peu vu grandir avec moi donc je le regarde un peu plus comme un frère. Alphonse, c'est un gardien qui me plaît, je ne veux pas faire de concurrence, je dirai juste ça.»

L'entretien en vidéo :

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