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4-2-3-1, 4-3-3, sentinelle, Neymar n°10, le point tactique de Tuchel

Publié le mardi 25 septembre 2018 à 16:43 par Philippe Goguet
Alors qu'il a utilisé pas moins de trois systèmes de jeu le week-end dernier à Rennes (3-1), l'entraîneur du PSG Thomas Tuchel a fait un point tactique plutôt complet ce mardi à la veille de PSG/Reims. S'il a un peu joué avec les journalistes et n'a pas totalement répondu, il a tout de même donné quelques clés de sa vision à cet instant.

À son arrivée à Paris, Thomas Tuchel n'avait pas caché qu'il souhaitait mettre en place une équipe flexible d'un point de vue tactique. Après 8 matches à peine, l'entraîneur allemand a utilisé pas moins de cinq systèmes différents, dont trois dans le seul Rennes/PSG (1-3) du week-end dernier. Après avoir positionné son équipe en 4-3-3 au coup d'envoi, il a transformé son système en 4-2-3-1 dès la pause avant de finir en 4-4-2 losange pour le dernier quart d'heure.

Ce mardi, la presse lui a donc demandé s'il comptait garder un système précis, citant le 4-2-3-1 comme le système ayant eu les meilleurs résultats, notamment quand il est utilisé après la pause. L'entraîneur a répondu à cette question, ou presque : «Peut-être qu'on va faire ça (rires). On a joué dans ce système à Nîmes (4-2) et contre Saint-Étienne, je pense.» À cet instant, un journaliste lui dit qu'il est passé en 4-2-3-1 à la mi-temps contre les Verts, ce qui est faux comme Tuchel l'avait déjà expliqué à la fin du match, mais il reprend quand même : « C'est vrai... C'est une bonne idée (rires).»

Après ces sourires face aux questions tactiques posées, il va tout de même un peu se mettre à table et évoquer la chose de façon plus sérieuse : «Mais toutes les choses sont possibles. Nous ne sommes pas complètement satisfaits de nos débuts de match, mais c'est parfois peut-être nécessaire. L'adversaire est frais, il défend en travaillant beaucoup et c'est aussi un peu normal qu'on doive jouer quelques minutes jusqu'à ce qu'ils soient plus fatigués.»

Une question de compacité plus que de système

«Nous devons jouer de façon compacte, quel que soit le système ou la structure»

Le 4-2-3-1 ne semble donc pas être la recette miracle du PSG et il lui est alors demandé s'il pense se fixer sur un système. Tuchel répond en insistant sur un autre point : «J'aime me fixer et on doit trouver une solution parce que c'est plus facile pour les joueurs, mais dans le même temps c'est bien d'avoir la possibilité de changer. C'est très facile de trouver des solutions contre nous et ce que tu dis est vrai, mais cela dépend quels joueurs sont sur le terrain. Mais nous devons améliorer et jouer de façon compacte, ce qui était très bien à Rennes, quel que soit le système ou la structure. Il faut toujours avoir une équipe compacte, quand nous attaquons et quand nous défendons. Mais le 4-2-3-1 c'est une possibilité oui.»

«On peut jouer seulement dans le système pour lequel on a les joueurs»

Ce fameux 4-2-3-1 présente notamment la particularité de ne pas nécessiter de sentinelle, le poste qu'occupait un Motta qui n'a pas été remplacé. Tuchel donne alors son avis : «On peut jouer seulement dans le système pour lequel on a les joueurs. Parfois, il est important aussi d'avoir trois milieux centraux pour gérer les demi-espaces, c'était par exemple la raison de mon choix à Liverpool. Ils aiment les demi-espaces, venir dedans, se retourner et c'est plus simple à gérer quand vous avez trois milieux dans ces zones pour venir aider. C'est pour ça que j'ai mis Marquinhos en n°6 alors que nous savons tous que ce n'est pas un n°6 depuis longtemps et qu'il n'est pas habitué à ça.»

L'Allemand quitte ensuite Liverpool pour revenir sur le match à Rennes : « Adrien (Rabiot) aussi doit apprendre et s'adapter pour jouer à ce poste. C'est pour ça que nous allons encore insister. Ce n'est pas juste "je veux jouer en 4-3-3 et j'ai à trouver une sentinelle. Quelqu'un doit le devenir parce que je veux jouer en 4-3-3." Non, évidemment. Si vous avez Adrien (Rabiot) et Marco (Verratti) en même temps sur le terrain comme à Rennes, nous étions censés être en 4-3-3 en première mi-temps, mais vous avez pu constater que, de façon très naturelle, Marco a rejoint Adrien la plupart du temps et c'était pratiquement comme un double pivot puisqu'ils se sentent à l'aise comme ça.»

Neymar en 10, un point positif du 4-2-3-1

Au final, le coach n'aura pas réellement répondu concernant le système qu'il va privilégier à l'avenir, mais il va en tout cas confirmer les points forts du positionnement en 10 de sa star : «Bien sûr que Neymar aime être là et nous aimons aussi l'avoir dans cette position de n°10 car cela lui permet d'être impliqué dans toutes les attaques, pas seulement celles qui se déroulent côté gauche. Il a la chance de jouer de façon un peu plus libre, d'être au centre du jeu et avoir Neymar impliqué dans toutes les attaques augmente ta possibilité d'avoir des occasions. C'est ainsi que je vois les joueurs : que pouvons-nous obtenir d'eux ? Que voulons-nous d'eux ? C'est une grosse option pour nous de faire jouer Neymar au centre.» 

De là à faire du 4-2-3-1 le système parfait pour le PSG, il semble encore y avoir beaucoup de chemin...

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