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Al-Khelaïfi : «Nous avons un an pour rentrer dans les critères du fair-play financier»

Publié le lundi 11 septembre 2017 à 19:04 par Philippe Goguet
Le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi s’est confié au quotidien anglais The Daily Telegraph dans une longue interview. Il revient longuement sur le fair-play financier et le fol été du PSG, défendant l’investissement parisien qui suscite tant de critiques.

Le quotidien espagnol Marca avait annoncé que le président parisien Nasser Al-Khelaïfi allait prochainement passer à l’offensive afin de défendre son club et c’est dans les colonnes du réputé quotidien anglais The Daily Telegraph que l’homme fort du PSG s’est exprimé. Dans un entretien pratiquement uniquement basé sur le fair-play financier, le n°1 du club a longuement défendu les investissements faits cet été.

Les réponses au fair-play financier

«Je le dis à tout le monde : relaxez-vous et pensez à votre projet. Nous pensons à construire le nôtre.»

Alors que Paris a dépensé 222M€ pour Neymar et devra payer encore 180M€ pour Mbappé sous peu, Al-Khelaïfi commence par défendre les recettes du club : «Nous travaillons très dur depuis six ans pour faire grandir les revenus du club et ils ont augmenté à travers la billetterie, le sponsoring, le merchandising, les recettes de jour de match et les droits TV de 90M€ à 500M€ environ, avec des profits ces deux dernières années.» Paris a en effet gagné de l’argent ces deux dernières années, un point souvent oublié, et le président enchaîne : «Nous prévoyons de continuer à augmenter nos revenus d’entre 20 à 40%. Nous avons un an pour rentrer dans les critères du fair-play financier. Nous avons jusqu’au 30 juin 2018. Donc je le dis à tout le monde : relaxez-vous et pensez à votre projet. Nous pensons à construire le nôtre.»

«Nous respectons tous les clubs et nous attendons la même chose en retour.»

Le président enchaîne d’ailleurs sur la pression des grands d’Europe : «Il y a des pressions venues d’autres clubs (pour enquêter) mais je ne pense pas que l’UEFA sera influencée par ces pressions parce qu’ils sont très professionnels et très sérieux. Pour la millième fois, je suis très confiant. Nous respectons tous les clubs et nous attendons la même chose en retour. Nous avons investi dans le Championnat de France et pour être hautement compétitif en Ligue des Champions. Nous respectons toutes les règles et tous les règlements.»

Al-Khelaïfi justifie ensuite l’énorme effort financier de l’été : «Aujourd’hui, l’investissement que nous avons fait est sur du long terme et je suis sûr que dans deux ou trois ans, tout le monde dira "Regardez le PSG, ils ont fait un boulot fantastique." C’est un bon deal de les avoir faits signer maintenant, parce que le coût des transferts de joueurs, les salaires aussi bien que les revenus des clubs augmentent de façon rapide dans le monde du sport et spécifiquement dans le football. Donc nous sommes très confiants et satisfaits avec les décisions que nous avons prises.»

Neymar, une folie assumée

Pour justifier l’énorme investissement fait sur Neymar, le président parisien va citer un exemple lié au joueur brésilien : «J’ai parlé au propriétaire de Globo TV au Brésil et il m’a dit "Devinez combien de personnes au Brésil ont regardé la présentation de Neymar. Juste la présentation, pas le premier match." J’ai dit "Cinq millions ?" Il m’a dit "Non." J’ai dit "Dix millions ?" Il m’a dit "Non, 85 millions." C’est incroyable.» En pleine forme, le président enchaîne : «Aujourd’hui, nous avons un gros problème à résoudre : nous n’avons pas assez de maillots ! C’est énorme pour nous. J’étais aux Etats-Unis la semaine dernière et j’ai vu des maillots du PSG partout. C’est pareil en Asie, en Amérique Latine et au Moyen-Orient.»

Fier de ses acquisitions de cet été, le dirigeant parisien continue sur sa superstar : «Neymar est une superstar internationale. Une marque internationale. Tout le monde se demande "Qu’est ce qu’il se passe en France et dans le championnat de France ? Neymar joue au PSG !" Même les personnes qui ne sont pas intéressés par le football parlent de ça.» Toujours à propos du Brésilien, il enchaîne : «Le premier match de Neymar à Guingamp a été diffusé dans 183 pays. C’était incroyable pour la France et le championnat de France. C’est bon aussi pour la Ligue des Champions car vous pouvez avoir d’autres clubs en compétition –et je ne veux surtout pas dire qu’on en est là – mais c’est important d’avoir des nouveaux clubs qui arrivent et des clubs avec de l’ambition.»

Mbappé, fierté parisienne

«D’autres clubs lui ont proposé plus que nous.»

Après Neymar, c’est sur Mbappé que le président du PSG se lance, notamment la concurrence au moment de le faire signer : «C’était très compétitif (face au PSG), croyez-moi. D’autres clubs lui ont proposé plus que nous. Tous les grands clubs le voulaient. Mais nous lui avons expliqué notre projet et l’ambition de notre club. Et il est français, il est parisien et il a le club dans son cœur. Il voulait rester en France et défendre les couleurs françaises en Ligue des Champions. C’est ancré profondément en lui. Il veut écrire l’histoire ici et il a déjà une historie ici. Vous avez vu les photos de lui quand il avait 10 ans ? Une photo ne ment pas. Il aime le club et son rêve était de jouer pour le PSG.»

Le président décrit ensuite comment le transfert s’est fait : «Nous l’avons rencontré lui et sa famille trois fois sur les deux derniers mois et ils n’ont pas parlé d’argent du tout. C’est incroyable, j’étais surpris. Nous avons parlé du projet deux ou trois fois et puis vous pensez au fait que vous devez commencer les négociations et ils n’étaient pas du tout intéressés par ça parce qu’ils voulaient seulement parler de notre vision du football, du futur et des plans pour le joueur. »

Un PSG jeune et ambitieux

«Nous ferons de notre mieux pour garder Neymar et Mbappé le plus longtemps possible.»

Al-Khelaïfi est ensuite interrogé sur le fait que l’équipe du PSG est jeune, un point important pour lui : «C’est ce que nous avons construit lors des six dernières années. C’est quelque chose que nous avons besoin de mettre en lumière. Les atouts que nous avons aujourd’hui – même Neymar et Mbappé – ils représentent un investissement pour les huit ou dix prochaines années. Mbappé a 18 ans, il peut encore jouer 15 ans. Neymar peut encore jouer 9 ou 10 ans. Nous ferons de notre mieux pour les garder le plus longtemps possible.»

L’entretien se finit avec une question sur la Ligue des Champions et le président parisien est encore débordant d’enthousiasme : «Je pense que nous sommes plus forts (que l’an passé) mais c’est le football. Je suis très optimiste et excité à l’idée de jouer notre premier match de Ligue des Champions à Celtic Park. Je sais qu’ils ont des fans exceptionnels et le stade comme l’atmosphère seront incroyables. C’est le premier match du groupe donc tout le rend très excitant. Je ne peux plus attendre.»



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