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Blanc : «Verratti a été rattrapé par plein de choses qui ont freiné sa progression»

Publié le lundi 12 novembre 2018 à 20:48 par Philippe Goguet
Dans France Football, l'ancien entraîneur parisien est revenu sur deux de ses anciens protégés, à savoir Marco Verratti et Adrien Rabiot. S'il avoue être déçu de leur évolution, il va aussi donner quelques explications concernant la stagnation qu'il constate.

Plus de deux ans après son départ du PSG, Laurent Blanc n'a pas retrouvé de banc de touche mais il garde visiblement un oeil très attentif sur ce qu'il se passe dans son ancien club. Interrogé par France Football, il a ainsi donné son avis sur l'évolution de deux de ses anciens protégés, à savoir Marco Verratti et Adrien Rabiot, et il n'y va pas par quatre chemins : « Leur évolution n’est pas celle que j’attendais. Ce sont deux joueurs qui évoluent dans l’entrejeu et c’est là que Paris, depuis un certain temps, a des limites, pour ne pas dire des problèmes.»

Le Président va commencer par le cas de Rabiot : «Adrien, je l’ai défendu bec et ongles même si cela a été compliqué. Il a un potentiel énorme mais tout n’est malheureusement pas clair chez lui. Il faut connaître son histoire. Ce garçon a tout pour réussir, il a déjà réalisé de très belles choses à son âge. Pour l’instant, il n’a plus l’itinéraire qu’il devrait avoir alors qu’il a tout. Mais je suis peut-être mal placé pour le juger. Je l’aime tellement. [...] Je me suis battu pour qu’Adrien reste à Paris, je lui ai tenu un discours avec des actes, j’ai cru en lui, il le sait. Et, cinq ans plus tard, j’ai l’impression que c’est la même bande qui repasse...»

Concernant Marco Verratti, Blanc va donner quelques indices concernant la stagnation du joueur : «Il n’a pas évolué dans le jeu depuis deux ou trois ans. Mais ça s’explique aussi. Il a vite explosé au haut niveau, tout le monde le voyait gros comme une maison, mais il a été rattrapé par plein de choses qui ont freiné sa progression. Des blessures, sa pubalgie, qui lui a fait manquer l’Euro 2016. Puis l’Italie n’a pas été à la Coupe du monde. Il a manqué des paliers importants. Et Thiago Motta n’est plus à côté de lui.»

Au poste de sentinelle, on ne retrouve pas non plus Rabiot, un choix que Blanc comprend plus ou moins : «Ce n’est pas une sentinelle. Je peux comprendre sa position. Il peut jouer à ce poste mais ce n’est pas sa place. Il est bien meilleur plus haut. Verratti n’est pas une sentinelle non plus. Mais à un moment, il faut savoir écouter. Il ne doit pas se braquer comme ça, faire des conneries... Moi aussi, plus jeune, je ne voulais pas reculer. Et j’ai fini derrière, ce qui m’a sans doute permis de faire la carrière que j’ai faite. Quand tu as un boulevard, ne le gâches pas avec des décisions ou des attitudes à côté de la plaque. Je lui dis ça par affection. »

NB : L'interview en intégralité est à lire dans le numéro de FF en vente en kiosque à partir de ce mardi.

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