Article 

Cavani par ses proches (JDD)

Publié le dimanche 21 janvier 2018 à 10:53 par Julien Peschaux
Edinson Cavani, malgré sa volonté de ne jamais passer sa propre personne au premier plan, se retrouve presque toutes les semaines devant les projecteurs : penaltygate, retard au retour de la trêve et encore une histoire de penalty, qu’il obtient mais que Neymar tire, le privant (temporairement ?) de fêter le record du nombre historique de buts inscrits avec le PSG… Cavani, décrit comme une anti-star, est raconté par ses proches dans le Journal du Dimanche du jour.

Rarement, il est vrai, on a vu un joueur avec des statistiques si éloquentes (156 buts à ce jour avec le PSG, à égalité avec Zlatan Ibrahimovic) évoquer si souvent le collectif au moment de fêter les victoires et les réussites. Et pourtant, les récentes polémiques liées au choix du tireur de pénaltys, son retour d’Uruguay retardé de quarante-huit heures après Noël ou ce penalty qu’il ne peut pas tirer pour enfin dépasser Zlatan au panthéon des meilleurs buteurs de l’histoire du club, font que la personnalité de Cavani est souvent néanmoins mise en avant. Aujourd’hui, le JDD fait parler ses proches pour tenter d’expliquer un peu plus le tempérament du Matador.

Anti-star, au service des divas sans en être une, « préférant la pêche » à « un bateau dans le sud de la France avec quinze potes », dans une référence à peine déguisée aux vacances de Neymar, les amis de Cavani dressent un portrait singulier, et désormais connu des aficionados de l’Urugayen. Alors que selon un « intime du vestiaire », sa seule « faiblesse », « le seul moment où il n’est pas fiable », est lorsqu’il doit rentrer de sa terre natale, pour redevenir le scoreur fou des terrains européens (en 2017, c’est le troisième meilleur buteur européen derrière Kane et Messi), El Matador a le profil romantique d’un joueur qui se dévoue pour les autres.

La Ligue des Champions ? « un grand objectif collectif ». L'arrivée de Neymar ? Selon Omar Da Fonseca, consultant de Bein et cotoyant parfois le buteur, « il accepte de se mettre au second plan parce qu’il a une diva à ses côtés ». Inscrit dans un groupe où se côtoient les jeunes pousses et méga-stars internationales ? Lui, d’après un proche, « traite de la même façon Nkunku comme Thiago Silva. ». Tout cela n’a cependant pas empêché Cavani, qu’on qualifie aisément selon le journal de « loup solitaire », d’avoir apprécié le traitement de faveur, une fois n’est pas coutume, offert par les supporters parisiens au soir de ce 8-0 historique.

C’est en effet une marque de reconnaissance au buteur uruguayen, malgré le ridicule de la situation qui consiste à siffler un joueur auteur de quatre buts et deux passes décisives dans un match, qu’a quelque part reçu Edinson Cavani quand une partie du Parc a ardemment souhaité le voir battre le records de buts plutôt que le nouvel arrivant, aussi exceptionnel soit-il, enrichisse avec ce penalty, son palmarès parisien et personnel. C’est tout le paradoxe d’El Matador. Parfois haï pour ses ratés devant le but, relégué sur un côté pendant trois saisons au profit de Zlatan, l’Urugayen serait tout de même, selon un de ses amis, devenu une « légende » du club parisien.

Alors qu’il est toujours courtisé par de grands clubs (la Juve ou l’Atlético attendent des signes d’une éventuelle disponibilité), l’altruisme du joueur et ses statistiques impressionnantes (156 buts en 226 matchs, soit une moyenne de 0,7 buts par match) ont définitivement joué, avec le temps, en sa faveur, comme un certain 8 mars où il a été le seul à surnager dans un naufrage, bien collectif cette fois-ci. « Cavani est un grand joueur, pas une grande star », conclut un de ses amis. Le parcours atypique de l’Urugayen dans le club de la capitale se révèle finalement à l’image du joueur.

Joueur(s) lié(s) 


News 

Aujourd'hui

samedi 20 octobre

vendredi 19 octobre

jeudi 18 octobre

mercredi 17 octobre

mardi 16 octobre

lundi 15 octobre

 

Soutenez-nous 
Réseaux sociaux