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Entre le PSG et l'OL, Noël Le Graët jongle pour ménager les deux parties

Publié le samedi 16 septembre 2017 à 21:36 par Philippe Goguet
Entre le PSG qui représenté une force économique rare en Ligue 1 et l'Olympique Lyonnais de Jean-Michel Aulas, l'un de ses soutiens lors de sa récente réélection, le président de la Fédération Noël Le Graët jongle pour ménager les susce

Le PSG/OL de dimanche soir sera un duel entre le club qui domine le football français des années 2010, Paris, et celui qui a régné sur la décennie précédente, Lyon. Alors que le président lyonnais Jean-Michel Aulas peine à accepter que son club ait été relégué au second rang par le PSG version QSI, le président de la fédération française de football Noël le Graët se retrouve à jongler entre défendre le club n°1 en France et justifier les attaques répétées d'un dirigeant historique du football français qui l'a encore soutenu dans sa récente réélection à la tête de la FFF.

Dans Le Parisien, Le Graët rappelle ainsi que Paris est en règle contrairement à ce qu'affirme Aulas : «Le PSG est en règle par rapport à la DNCG. C'est ce que pense la Ligue française. Sur le fair-play financier, il a un an pour se mettre en conformité. Je ne vois pas pourquoi il ne le serait pas à terme. Ce qui gêne Jean-Michel (Aulas), franchement, je peux le comprendre. On s'aperçoit que la première place est réservée au PSG, il n'y a même pas photo. Ce n'est pas la peine de prendre Neymar et Mbappé pour être champion en Ligue 1. C'est ridicule, il faut vraiment être taré. Franchement, ça ne sert à rien. L'objectif des Parisiens, c'est la Ligue des champions.»

«Je suis admiratif de ce que fait le PSG. J’admire aussi Jean-Michel.»

Le même Noël Le Graët est également interrogé dans L'Equipe et il jongle littéralement entre les deux clubs : «Je suis admiratif de ce que fait le PSG. J’admire aussi Jean-Michel. Il a un système tellement différent. Il s’est battu toute sa vie avec ses sponsors, son public. Il est le seul Français à avoir fait son stade. Il est plus proche de la technique du Bayern Munich que du PSG, où il pense que l’argent tombe du ciel. Ce sont deux extrêmes. Il y a un nouveau mode de fonctionnement représenté par le PSG, qui se conduit très bien au niveau fiscal, social et dans le comportement. Je ne vois pas ce que l’on peut lui reprocher.» 

«Il n'y a pas besoin d'opposer les uns aux autres.»

Le président de la FFF va ainsi justifier la croisade d'Aulas contre le PSG : «C'est difficile pour des clubs qui ont des recettes naturelles : le guichet, l'entreprise française, les sponsors, les droits TV domestiques. On peut comprendre ça. Il n'y a pas besoin d'opposer les uns aux autres.» Pourtant, Le Graët va tranquillement se payer l'AS Monaco dans les colonnes de L'Equipe : «Pour la deuxième place, Monaco a quelques avantages fiscaux, il ne faut pas non plus se raconter d’histoires.»

«Aulas peut à un moment être malgré lui «jaloux», même si ce n'est pas un terme qu'il appréciera, de cet argent qui tombe du ciel.»

Du côté du PSG, c'est surtout la communication d'Aulas qui énerve et Le Graët continue son numéro d'équilibriste entre les deux parties : «Sa communication est basée sur les rapports économiques. Il peut se dire : «Moi, j'ai une stratégie adaptée à la vision européenne : mes spectateurs, mes sponsors, mon argent et mes associés.» Le PSG est un peu décalé par rapport à ce qu'il fait. J'admire ce que fait Paris, je l'ai complètement défendu et je le défendrai devant l'UEFA, parce qu'on a besoin d'un club comme ça. Mais dire que le PSG est le roi du monde et que les autres n'ont pas le droit d'expression, ça ne colle pas non plus. Jean-Michel a remporté sept titres. Il a mis son argent, il a un associé, Jérôme Seydoux, qui n'est pas n'importe qui. Il fait les choses normalement. Il peut à un moment être malgré lui «jaloux», même si ce n'est pas un terme qu'il appréciera, de cet argent qui tombe du ciel.»

Dans L'Equipe, la communication d'Aulas est en revanche largement épinglée par Le Graët : «Jean-Michel a des aigreurs d’estomac. C’est un homme médiatique. Il veut son nom dans le journal tous les jours, sinon il n’est pas content. Mais j’ai pour lui le plus profond respect parce qu’il a sept titres et une belle entreprise. C’est un homme sincère, honnête, droit, même si avec Twitter il devient gamin.» Cet après-midi, le gamin était d'ailleurs encore de sortie : 

Quant à Le Graët, il devrait continuer à arrondir les angles entre deux des clubs qui comptent du football français.

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