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«Je ne peux pas l'expliquer» disait (déjà) Tuchel après le renversant Liverpool/Dortmund de 2016

Publié le jeudi 14 mars 2019 à 16:24 par Philippe Goguet
Alors que l'entraîneur parisien Thomas Tuchel plaide depuis la fin de PSG/Manchester United pour la thèse de «l'accident», ses propos ne sont pas sans rappeler ceux qu'il avait tenus après le renversant Liverpool/Dortmund (4-3) d'avril 2016. Son équipe avait également laissé filer la qualification de façon improbable à cette époque et le coach borussen de l'époque ne parvenait pas plus à expliquer l'écroulement de ses joueurs.

Être crucifié sur un coup de pied arrêté dans les arrêts de jeu après avoir eu pendant un très long moment la qualification entre ses mains est un scénario que connaît bien Thomas Tuchel. Avant de voir Marcus Rashford transformer un penalty dans le temps additionnel de l'improbable PSG/Manchester United (1-3), l'entraîneur allemand avait déjà connu la même fin douloureuse avec son club précédent. En quart de finale retour d'Europa League le 14 avril 2016, son Borussia Dortmund gâchait à deux reprises dans le même match une avance de deux buts (2-0 puis 3-1) avant de se faire crucifier par les Reds de Liverpool d'une tête de Lovren sur un corner dans les arrêts de jeu (4-3 score final).

Bien évidemment, les deux éliminations du PSG et du BVB n'ont que peu en commun, à l'exception de cette fin de match en forme de douche froide, mais c'est en revanche dans les propos de Thomas Tuchel que l'on peut trouver de grosses similitudes. Le récent livre de Markus Kaufmann sur l'entraîneur allemand, « Thomas Tuchel, Faire grandir Paris », retranscrit les déclarations d'après-match du coach borussen après la claque d'Anfield, commençant par une phrase souvent entendue dernièrement : « Je ne peux pas l'expliquer. »

Thomas Tuchel en 2016 : « Si je pouvais l'expliquer, cela voudrait dire que c'est logique »

Tuchel enchaîne, avec un champ lexical qui semble directement tiré de l'après-PSG/MU bien que ses propos datent d'il y a près de trois ans: « Si je pouvais l'expliquer, cela voudrait dire que c'est logique. Mais ce n'était pas logique, c'était émotionnel. Je ne peux pas l'expliquer. Sinon, j'aurais pu interférer et changer quelques chose mais ce n'était pas comme ça. A 3-3, tout le monde ici a cru que cela devait arriver, que c'était une sorte de destin. Quand t'y crois autant, ces choses arrivent. »

Un discours très similaire 

Pratiquement chacune des phrases prononcées ce soir d'avril 2016 à Anfield trouvent son écho parisien dans les déclarations des derniers jours du coach parisien : « On a perdu un match qu'il n'était pas possible de perdre, on a contrôlé tout le match [...] mais ils ont gagné donc félicitations mais je n'ai pas d'explications. [...] C'est difficile et peut-être même pas possible d'analyser. [...] C'était un accident car il n'y a pas d'explications, on a contrôlé le match. »

L'Allemand va même jusqu'à évoquer ces derniers jours la chance et le destin qui choisit son camp, comme à Anfield : « Parfois, la seule solution pour surmonter l'obstacle est de le surmonter, pas de parler. La solution est de le faire ! Comment ? Seulement le faire ! C'est super triste et très dur car je sais que c’était vraiment le moment de grandir et de laisser les doutes derrière pour beaucoup de joueurs, de supporters et pour le club. C'était un moment clé et parfois, on a besoin d'un peu de chance pour surmonter un obstacle et grandir. »

Les mots de Ginter trouvent aussi du répondant côté PSG

Mathias Ginter, défenseur du Borussia Dortmund entré en jeu pour le dernier quart d'heure revient dans le même ouvrage sur ce match, avec là encore des mots qui semblent là aussi rappeler certains des Parisiens : « A Liverpool, je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé... Ce que je sais, c'est que quand je suis entré en jeu, je devais donner des indications sur le nouveau système qu'on devait adopter. Car un peu après le début de la deuxième période, certains joueurs avaient du mal à appliquer le schéma tactique et à rester dans la bonne disposition. » Des propos qui ne sont pas sans rappeler ceux du capitaine parisien Thiago Silva qui, au sortir du terrain, expliquait que lui et ses partenaires « n'ont pas fait les choses dont on a parlé avant », les joueurs de Dortmund puis de Paris n'écoutant donc plus les ordres de leur entraîneur dans les moments clés.

Si les similitudes sont donc nombreuses entre ces deux tragiques matches de la carrière d'entraîneur de Thomas Tuchel, elles sont loin de condamner l'entraîneur allemand et son groupe l'a largement suivi par la suite. Son BVB ira même jusqu'en quarts de finale de la Champions League l'année suivante, crucifié par la folle histoire de la bombe qui explosera sous le bus de l'équipe avant le match aller contre le Monaco d'un certain Kylian Mbappé. 

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