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Kimpembe : «Je ne me vois pas comme un numéro 3»

Publié le lundi 12 juin 2017 à 9:48 par Philippe Goguet
Actuellement en équipe de France, Presnel Kimpembe s'est longuement confié au journal L'Equipe. Il est notamment revenu sur sa saison, sa progression ou encore ses ambitions.

Ce qui a changé en lui cette année :

«En maturité. Quand tu t’entraînes en club avec de grands joueurs et en équipe de France, forcément tu regardes et tu prends des habitudes du haut niveau. Je suis quelqu’un qui est beaucoup à l’écoute. Mon parcours, je me le suis construit comme ça. Je n’étais pas un joueur qui était pétri de talent, j’ai dû toujours être à l’écoute. [...] Aujourd’hui, je sais de quoi je suis capable. J’ai toujours eu confiance en moi. Je suis un bosseur. Je sais que, mentalement, j’ai cette capacité à essayer de me dépasser tout le temps. Je pense que j’en ai surpris beaucoup. Cette saison et même avant. Ce que j’espère, ce que je veux en fait, c’est continuer à surprendre encore. [...] Après, je sais que j’ai pris, entre guillemets, plus de poids dans le vestiaire. Je ne suis plus le jeune qui est arrivé en 2014-2015, tout frêle, à qui on ne causait pas vraiment. (Sourires.) Ça se ressent et c’est quelque chose qui fait plaisir.»

PSG/Barça, le match qui change tout pour lui ?

«Je dirais oui et non. Ça avait déjà changé un petit peu avant, avec les six premiers mois. Je pense que ce match-là est plus un déclic. Par exemple, avant cela, je faisais mes matches et on disait : “Il faut qu’il confirme au prochain, qu’il confirme au prochain.” Le fait d’avoir fait ce match-là, qui est l’un de mes matches références, c’est le déclic qui peut faire dire aux gens : “O. K., il en est capable.” [...]  Pour être totalement honnête avec vous, c’est le match où j’ai eu le moins de pression de ma vie. Je vous promets. J’étais tellement préparé à le jouer que j’ai fait comme si c’était un match de Championnat classique. La veille, je lisais les critiques sur les réseaux sociaux, dans les journaux : “Ah il va se faire tuer.” C’est quelque chose qui me rend encore plus fort. Moi, j’ai toujours cette envie de prouver aux gens que je suis capable. Les critiques, c’est l’essence qu’il me faut. J’avais eu Kingsley (Coman) au téléphone, il m’avait dit : “C’est maintenant que tu dois leur prouver.” Je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup, ces doutes étaient un moteur. Je rêve souvent des matches, des situations aussi.»

28 matches cette saison, une déception de ne pas jouer plus l’an prochain ?

«Oui, bien sûr. Cette saison, j’ai atteint mes objectifs de 20- 25 matches, le fait de moins jouer la saison prochaine, ce serait quelque chose qui ferait mal. Après, si ça se trouve, ce sera par rapport à mon niveau de forme, peut-être que je serai moins bon, je ne sais pas. Ça me tient à coeur d’en faire plus parce que la saison prochaine, il y a la Coupe du monde. J’espère que je jouerai autant, voire plus.»

N°3 dans la hiérarchie ?

«Numéro 3, c’est un chiffre. Moi, dans ma mentalité, dans la façon dont je vois les choses, je suis toujours quelqu’un qui veut aller chercher plus, donc, pour moi, il n’y a pas de numéro. Les numéros, c’est que dans la tête ou au club, mais moi, personnellement, je ne me vois pas comme un numéro 3. [Loin de Thiago Silva et Marquinhos ?] Ce sont des exemples pour moi. Je suis là pour travailler. Pour prendre ce qu’ils ont à me donner, comme cette expérience que je n’ai pas. La carrière de Thiago Silva, les matches à enjeu en C1 de Marquinhos, ce sont des choses que je n’ai pas, que j’essaie de leur prendre, entre guillemets. Ce sont de très grands joueurs, ils ne prennent rien à la légère. Ils m’ont toujours perçu comme ça, je pense.»

L'apport d'Unai Emery cette saison :

«Le fait de défendre plus haut et cette capacité à se projeter vite vers l’avant. Tactiquement, il m’a fait beaucoup travailler. Après, il m’a amené le vice aussi. (Rires.) Sur des coups de pied arrêtés, du genre un peu tirer le maillot, mettre un petit coup avant de prendre son élan, tous les petits trucs malins... Ce sont des trucs que les Espagnols font beaucoup. (Rires) [À plusieurs reprises, Emery a insisté sur votre capacité à apporter le surnombre balle au pied…] Oui, je suis quelqu’un qui va prendre le risque de dribbler l’attaquant, d’aller vers l’avant. Je ne joue pas forcément avec mon gardien ou avec mon milieu. Je préfère casser les lignes avec une passe ou franchir cette ligne qui va faire que je peux apporter ma supériorité.»

NB : La version intégrale de l'entretien est disponible dans L'Équipe.

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