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Kylian Mbappé: «Au PSG, il y a une star, déjà »

Publié le vendredi 15 juin 2018 à 10:11 par Julien Peschaux
Le journal L’Equipe publie dans son édition du jour une interview de Kylian Mbappé dans laquelle celui-ci donne des éléments de bilan de ses premiers dix-huit mois professionnels, dont sa première saison parisienne. Il confie également ses objectifs pour la Coupe du Monde, évoquant notamment la jeunesse de l’équipe ou le débat sur son positionnement.

On a tendance à l’oublier mais cela fait seulement dix-huit mois que Kylian Mbappé évolue au niveau professionnel. L’Equipe l’a donc interrogé sur ces grands débuts, dans le contexte d’une Coupe du Monde qu’il attend avec impatience et qu’il veut dévorer du haut de ses dix-neuf ans et de son envie débordante. Kylian a tout d’abord chercher à se forger une expérience, apprenant « à côtoyer différents mondes » ; à l’opposé du serein climat monégasque, celui qu’il découvre à Paris est « un monde de superstars », une différence qui lui a permis de maintenant « pouvoir s’adapter partout, en toutes circonstances, d’être un caméléon ». Là où à Monaco il avait le temps de s’ « épanouir, de progresser, de faire de bonnes performances », à Paris il y a un objectifs de résultats, à savoir « tout gagner au niveau national » ou « aller le plus loin possible en Ligue des champions ».

Cet objectif de victoire, il l’a pour la Coupe du Monde également et c’est ce moment « où il faut savoir faire passer le collectif avant tout ». Comme en Ligue des Champions où malgré une volonté de remporter la compétition, le fait de « tomber sur le Real Madrid en huitièmes de finale » a changé les choses. Mais c’est aussi valable pour lui en Ligue 1 car pour les observateurs,  il se doit de « faire un sans-faute, de marquer à tous les matches », « même lorsque tu joues le dernier ». Il pointe encore une fois ce degré constant d’exigence : « À Paris, tu ne marques pas contre Amiens ou je ne sais pas qui, il y a mort d’homme tout de suite, il y a un problème… ».

Alors le jeune Kylian essaie de progresser et cela passe par une analyse minutieuse de ses performances en matches, pas forcément les moments auxquels on s’attend : il ne se gargarise pas de ses buts, mais se penche plutôt sur « ses vidéos défensives, les occasions manquées » pour essayer d’avancer.  S’il accepte les critiques, jugeant que « c’est normal quand tu joues dans un grand club », et que « on ne peut pas dire tous les jours que le PSG est merveilleux, extraordinaire », il considère tout de même que cette première saison en terre parisienne est « satisfaisante » mais qu’« il faudra faire mieux la saison prochaine ».

Sa progression, encore, il en parle en des termes clairs : c’est « l’efficacité offensive et le travail défensif ». Pour lui, il a même « un problème » et même s’il a « beaucoup progressé », il ne juge pas cela « encore suffisant pour le haut niveau ». Cependant il remet les choses dans le contexte plutôt privilégié qui a été le sien dans le passé: dans les équipes de jeunes, c’était lui la « star n° 1 » mais aujourd’hui  « au PSG, il y a une star, déjà » et c’est ce qui fait qu’il doit se « fondre dans le collectif pour le servir », un « nouveau rôle » qu’il découvre.

Etant interrogé sur « un déchet assez inhabituel » au PSG comparé à l’époque Monégasque, Kylian Mbappé met en avant le fait qu’il « dépense beaucoup d’énergie sur le côté » alors qu’à Monaco il jouait au centre, se limitait à « des courses de vingt mètres » qui finissaient sur un but alors qu’à Paris, c’est une situation différente, comme il le raconte : « quand tu reviens dans le bloc, tu fais des courses de soixante-cinq mètres, tu arrives devant le gardien, tu tires la langue! ». C’est plus difficile pour lui car il faut « garder la lucidité » et toujours cette fameuse obligation de convertir les occasions : « parfois, tu n’en as qu’une et, si tu la rates, c’est sur ça que tu es jugé ».

Pour autant à Paris comme en équipe de France, il ne juge pas négativement sa jeunesse et celle de ses pairs, parce que la spécificité française fait qu’ils jouent tous dans des grands clubs : « Prenez n’importe quelle grande équipe européenne, il y a un Français, au minimum ». Et on ne doit pas se réfugier derrière l’argument de la jeunesse pour avoir peur : « Soit on peut, soit on ne peut pas. Si on ne peut pas, on reste en France. » Alors, cette Coupe du Monde, il ne l’abordera qu’avec un objectif en tête : « Gagner ». Simplement car il part « du principe qu’il faut avoir des objectifs élevés pour avancer ».

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