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L'enquêteur de l'UEFA sur le FPF apporte des précisions sur sa méthode

Publié le mercredi 13 décembre 2017 à 19:18 par Matthieu Hummel
Dans un entretien à la presse belge, le patron de l'ICFC Yves Leterme qui mène l'enquête sur le non-respect éventuel du fair-play financier par le PSG a expliqué la méthode de ses troupes.

L'UEFA a annoncé le 1er septembre dernier l'ouverture d'une enquête visant le PSG concernant le non-respect éventuel du fair-play financier par le club parisien et c'est l'Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) qui est en charge de cette vérification des comptes parisiens. Dans un entretien au média belge Sport/Foot Magazine, le patron de cette structure Yves Leterme est revenu sur l'enquête en cours, ouverte au lendemain de l'arrivée de Mbappé, et a donné quelques précisions.

Le Belge a commencé par rappeler les directives qu'il va suivre : «Nous appliquerons les règles du fair-play financier telles qu’elles ont été établies en 2015 par le Comité Exécutif de l’UEFA. Nous exécuterons scrupuleusement notre mandat. Je reste convaincu que les règles du fair-play financier peuvent être appliquées telles qu’elles ont été établies. Le cas du PSG sera examiné attentivement. (...) C’est la raison pour laquelle nous réalisons notre enquête de façon très minutieuse. Lorsque nous ferons une proposition pour une décision, elle devra être bien argumentée.»

Alors qu'il est souvent expliqué que c'est la pression des gros clubs qui a déclenché l'enquête, Leterme donne une toute autre version : «J’ai d’office commencé une enquête. Elle sera terminée au printemps. À ce moment-là, je saurai si les règles du fair-play financier ont été respectées, y compris pendant la saison en cours.» Il détaille alors : «Lorsque nous faisons les comptes, nous prenons en considération toutes les entrées et sorties, y compris les frais supplémentaires.» 

Interrogé les revenus publicitaires, il va reprendre concernant la façon dont ils sont pris en compte, le PSG étant souvent visé sur ce point par ses opposants : «Cela dépend de la manière dont les contrats ont été établis. Nous devons savoir, lors de chaque rentrée d’argent, quelle est la partie destinée au joueur et celle destinée au club. En football, la plus grande partie des revenus liés au merchandising et à la valeur marchande du joueur revient généralement au club.»

L'ancien premier ministre belge va aussi évoquer les possibles sanctions qu'encourt le PSG : «Il est exact qu’une sanction financière touche moins les clubs qu’une sanction sportive. L’exclusion reste la sanction la plus efficace. On essaie d’éviter ce type de sanction, car on réduirait alors la valeur sportive de la compétition, mais parfois, on est obligé d’en arriver là.» Si le PSG espère bien évidemment éviter ce type de sanctions, le club n'aura la réponse à toutes ses questions qu'au printemps 2018, un délai tardif aux yeux du club qui les espérait plutôt pour la fin d'année 2017.



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