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Lo Celso, une montée en puissance pleine d'espoirs

Publié le jeudi 10 mai 2018 à 19:33 par Marius Cassoly
Repositionné depuis quelques semaines au poste de milieu relayeur, Giovani Lo Celso semble enfin s'épanouir sur le terrain et apparait plus libéré dans le jeu. Bilan d'une saison en trois épisodes, et dont le dernier laisse plein d'espoirs pour le futur.

Arrivé officiellement à Paris le 1er janvier 2017, en provenance de Rosario Central (Argentine), Giovani Lo Celso achève sa première saison complète avec le club de la capitale. 47 matches au terme d'un exercice 2017-2018 que l'on pourrait découper en trois épisodes. Pour mesurer l'énorme évolution du joueur, il faut constater que le milieu argentin n'a disputé que deux matches entiers avec le PSG sur l'année 2017. Dans la première partie de saison, Lo Celso réalise quelques fragments de matchs au poste de milieu relayeur, dont un particulièrement réussi face à Caen avant la trêve, où l'Argentin délivre sa première passe décisive de la saison en Ligue 1. 

Une sentinelle limitée début 2018

Mais Lo Celso s'est rapidement retrouvé au poste de sentinelle, en raison notamment des blessures à répétition de Thiago Motta, habituel titulaire. Une position qui n'est pas la sienne, lui qui évoluait comme pur numéro 10 en Argentine, un rôle qui n'existe plus en Europe. S'il tient la route face à des équipes plus faibles, le gaucher semble moins à l'aise lorsque le niveau de jeu s'élève, comme face à Lyon en janvier dernier (1-2). Le joueur de 22 ans semble manquer de repères et, outre un rôle très passif sur le but de la victoire de Depay, il montre des limites au niveau physique : dans le dur au niveau des duels et dépassé dans le rythme.

Malgré ce premier accroc, Unai Emery décide néanmoins de faire confiance à son poulain et l'aligne titulaire pour le huitième de finale aller de la Ligue des Champions face au Real Madrid (1-3). Logiquement, à un niveau encore supérieur, le même joueur souffre des mêmes maux : dépassé dans tous les secteurs de jeu, le natif de Rosario offre notamment un penalty au club espagnol en accrochant avec la main Toni Kroos. L'Argentin est aussi celui qui gagne le moins de duels (25%), notamment à cause de son physique limité (1,77m, 68kg), pas du tout adapté à ce poste là.

Une libération au poste de relayeur

L'expérience Lo Celso en sentinelle s'arrête là, Emery le replace immédiatement plus haut sur le terrain, en position de milieu relayeur, chargé de faire le lien entre la défense et l'attaque. Capable de casser les lignes, avec un jeu direct et vers l'avant, il paraît plus épanoui dans son utilisation du ballon. «Je dirais que je me sens plus à l’aise en milieu relayeur, cela correspond plus à mes caractéristiques. Je peux être plus proche de la surface adversaire et être à la conclusion d’actions offensives», déclarait récemment Lo Celso au site internet hypebeast.com. L'Argentin a pris du galon, de l'épaisseur, et ses statistiques parlent désormais en sa faveur.

Plus proche de la surface de réparation, notamment lorsqu'il est associé à Rabiot qui compense mieux défensivement que ne le fait Draxler, GioLo enchaîne les bonnes performances, et met à contribution sa soyeuse patte gauche, capable de marquer de jolis buts, comme celui inscrit face aux Herbiers mardi soir, après avoir touché deux fois les montants. Cette réalisation en finale n'est d'ailleurs que la suite d'une bonne série puisqu'il a inscrit 4 buts lors de ses 6 derniers matches avec Paris. Extérieur ou domicile, l'Argentin trouve la cible désormais.

Sa vision de jeu particulièrement bonne lui permet également de délivrer sept passes décisives cette saison, dont cinq en Ligue 1. Avec plus de temps de jeu à la clé, Giovani Lo Celso dispute treize rencontres en intégralité avec le PSG depuis début janvier, et s'affirme comme la réelle doublure de Marco Verratti au poste de milieu relayeur droit. Et en quelques mois, il a pratiquement connu une double saison : remplaçant attitré en première partie de saison, son passage comme sentinelle lui a permis de s'étoffer, non sans frais pour le PSG. Mais le club a aussi récupéré ce qui est aujourd'hui un relayeur titulaire.

Encore tout à prouver

Une fin de saison nourrie de pleins d'espoirs pour celui qui faisait ses premiers pas en Europe il y a à peine un an et demi. Sa progression est remarquable, mais s'enflammer sur le cas de Lo Celso serait trop précipité. S'il semble enfin avoir trouvé la bonne recette à un poste qui le rapproche plus de ses qualités naturelles, il n'a pas encore confirmé au plus haut niveau, dans un grand match type Ligue des Champions, où le rythme et la pression s'intensifient. Là où il a justement échoué il y a quelques semaines.

Au-delà de s'adapter à un contexte de match particulier, qui reste néanmoins très important puisque c'est souvent dans ce genre de rencontre que le PSG montre ses limites, Lo Celso doit aussi progresser dans son jeu, en  amenant plus de vitesse et de spontanéité balle au pied. Avec Tuchel, qui privilégie le jeu de position, le gaucher de 22 ans devra apprendre à simplifier son jeu, à jouer plus vite. Ses fameuses courses à cinq touches de balle avant une petite passe latérale risquent de ne pas résister aux colères d'un technicien allemand qui privilégie un jeu rapide et fluide.

En attendant, l'international argentin a une Coupe du Monde à disputer, où il devra se frayer un chemin et trouver un poste fixe parmi les options dont dispose Jorge Sampaoli, son coach, au milieu de terrain. Dans cet autre contexte, ce sont les mêmes axes de progression qui lui permettront de passer un cap sachant que ses responsaibilités seront possiblement encore plus grandes, l'Argentine étant une formation aux fondations moins solides que le PSG. Mais s'il y parvient et brille avec l'Albiceleste, c'est possiblement encore un tout autre joueur que Paris va récupérer en juillet.

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