Article 

Marquinhos au Canal Football Club, le compte-rendu complet

Publié le dimanche 13 mai 2018 à 20:27 par Philippe Goguet
Le défenseur du PSG Marquinhos était l'invité du Canal Football Club ce dimanche. Il s'est exprimé sur la plupart des grands sujets du moment, sans se cacher.

La fête et Les Herbiers

Au lendemain du dernier match de la saison face à Rennes, le défenseur central du PSG Marquinhos était l'invité du Canal Football Club ce dimanche. Celui qui s'est dit «un peu» fatigué par l'après-match se lance d'ailleurs immédiatement sur la rencontre d'hier et surtout la fête qui a suivi : «On s'est lâché un peu, on a fêté notre titre. Il se passe beaucoup de choses dans une soirée comme ça, en fin de saison. Il fallait faire un bon match, on a essayé mais c'était dur.»

Quelques jours plus tôt, Paris gagnait la Coupe de France face aux Herbiers et Marquinhos est interrogé sur un éventuel manque d'émotions après avoir accumulé tant de trophées. Le Brésilien dément : «Non, pas du tout, surtout après l'an dernier où on n'a pas pu gagner (NDLR : il mélange L1 et Coupe de France). Il y avait une émotion spéciale. Mardi, il y avait une pression différente, on était face à une équipe de troisième division qui a fait un super parcours et on arrive en finale avec un parcours pas facile, face à des équipes difficiles, et c'est une coupe spéciale en France, il y a une histoire particulière, de la magie.»

Dans la foulée de la finale, l'adversaire qu'était Les Herbiers a été relégué en National 2 et Marqui a un mot sur les amateurs : «C'est très dommage pour eux parce que c'est une belle équipe. On l'a vu en finale, ils ont joué au ballon même contre le PSG, ils ont essayé de sortir le ballon de derrière, c'est dommage pour eux.» Autre finale évoquée, celle de l'Europa League : «Je pense que je la regarderai. C'est toujours bien de regarder le football, je suis un passionné.»

Une interview de Gameiro est diffusée et Marquinhos est lancé sur le joueur, ex du PSG. Il avoue ne pas l'avoir connu : «En fait, je suis arrivé juste après son départ mais tout ce que j'ai entendu de lui, c'est que c'était un bon mec, qui travaille, qui court et se donne à fond sur le terrain à chaque match. Ses difficultés à Paris ? Je ne sais pas ce qui s'est passé.» Après Gameiro, c'est Griezmann qui est au programme : «Ce serait bien (au PSG), c'est un super joueur. Changer de système pour lui ? C'est vrai, on va courir derrière (rires).»

La saison du PSG et les difficultés en Ligue des Champions

Le PSG est réellement peu après et il est demandé à Marquinhos de juger la saison du club parisien : «Je ne dirai pas moyenne, c'est une bonne saison mais pas exceptionnelle car on voulait vraiment aller loin en Europe. Mais au niveau national, on a tout fait et on a récupéré le titre de champion de France. On est super contents pour ça et il faut juste revoir les choses afin d'aller plus loin en Champions League.» 

«On a une équipe jeune et on voit contre le Real qu'ils sont ensemble depuis des années»

L'émission enchaîne sur les récents propos de Verratti sur un PSG qui n'est pas programmé pour souffrir. Marquinhos réfute : «Je ne pense pas. J'ai dit en interview qu'on voit, notamment avec l'Angleterre qui est l'un des championnats les plus durs, qu'il n'y a pas tous les ans un club anglais qui gagne la Champions League. Et ce n'est pas à cause du championnat qu'on a perdu ces matches-là. Il y a beaucoup de choses, on a une équipe jeune et on voit contre le Real qu'ils sont ensemble depuis des années, ils ont tous leurs repères, ils sont expérimentés et savent qu'ils sont dangereux même s'ils ne dominent pas le match. Ils ont des joueurs qui sont des stars qui savent faire la différence, avec un super mental. Il faut que, nous aussi, on prenne nos repères. La Champions League ne se gagne pas du jour au lendemain. Il y a aussi beaucoup d'autres équipes qui ont beaucoup investi et n'ont pas pu gagner. Je pense qu'on est sur le bon chemin.»

«Des fois, il y a des désaccords, mais comme dans tous les domaines et toutes les équipes.»

Motta avait aussi évoqué dernièrement le rôle d'Unai Emery qui ne responsabilisait pas assez à son goût les joueurs. Marquinhos tempère : «Unai a toujours parlé et on a beaucoup de discussions dans le vestiaire, il a été très clair, il avait ses idées et peut-être qu'on en avait d'autres. Il y avait d'autres joueurs qui en avaient peut-être encore d'autres. Des fois, il y a des désaccords, mais comme dans tous les domaines et toutes les équipes. Tout a été bien réglé, de la meilleure manière possible.»

Après Emery, c'est Tuchel qui va arriver et Marquinhos est lancé sur ce que ce changement de coach implique : «A chaque fois qu'on perd, on voit ce qu'on peut changer, on réfléchit et comme je l'ai dit avant, il ne faut pas tout changer quand on perd, il faut qu'on prenne des repères et chaque changement implique une nouvelle adaptation. Il y a des joueurs qui arrivent et s'en vont mais il faut garder une base, un objectif, le suivre, et avoir confiance en ça.»

Le changement de coach, Neymar et son avenir

«Des joueurs arrivent et restent mais il y a quand même l'épine dorsale qui reste.»

Il lui est justement demandé si le PSG ne va pas repartir de zéro avec un nouveau coach : «Je ne dirai pas de zéro car je ne pense pas que cela va changer grand-chose au niveau des joueurs. Mais quand un staff change, cela change beaucoup, on l'a vu de Blanc à Emery, on va voir avec le nouvel entraîneur.» Alors qu'il lui est demandé s'il va y avoir plus de changements que d'habitude ces dernières, le Brésilien réfute : «Toutes les années, cela bouge bien, des joueurs arrivent et restent mais il y a quand même l'épine dorsale qui reste. Il faut que les joueurs qui arrivent s'adaptent bien et que, pour ceux qui s'en vont, ce soit pour le mieux.»

Canal+ lui rappelle aussi sa fameuse phrase où il supplie Neymar de rester après PSG/Real et Marquinhos se défend : «Cela a surtout été une petite phrase dans mon discours. Mon discours était celui-là : si, à chaque fois qu'on perd, on commence à tout changer, entraîneur et joueur, ce n'est pas ce qu'on veut. Je demandais surtout à Neymar de rester, mais comme à tous mes autres coéquipiers qui sont importants pour le projet et le club. Ils m'ont demandé si je souhaitais que Neymar reste et je disais surtout ça car, si on change tout chaque année, cela va être difficile. S'il va rester ? Oui, j'ai le sentiment qu'il va rester et le président l'a dit. Est-ce qu'on a cru à son départ dans le vestiaire ? Non, pas du tout. Peut-être qu'il y a eu des moments avec des difficultés d'adaptation mais on a essayé de gérer, avec le coach et les joueurs. Nous, on n'a pas parlé de départ.»

Après avoir expliqué qu'il ne voyait pas le top 4 de L1 changer avant la fin de la saison, Marquinhos est lancé sur le chemin qu'il a parcours depuis son arrivée à l'été 2013 : «C'est énorme. j'avais 19 ans quand je suis arrivé après juste un an à Rome. Beaucoup de choses ont changé jusqu'à maintenant. Paris m'a apporté beaucoup de bonnes choses, ma fille notamment, des titres, des bonnes expériences. Je suis super content ici à Paris. Oui, comme l'a dit le président, je serai là à 2000%, c'est sûr ! »

«On sait que beaucoup de choses peuvent changer quand l'entraîneur change. »

Il est ensuite lancé sur la probable arrivée de Tuchel et répond, un peu gêné : «Déjà nous, on n'est pas au courant... On ne nous a rien confirmé, on ne sait pas ce qu'il va se passer encore, on suit par les médias. On a quand même un peu vu son travail au Borussia, on regarde ce qu'il a fait dans le foot et les bonnes choses faites. De l'inquiétude par rapport au nouvel entraîneur ? Non, pas beaucoup d'inquiétudes. On sait que beaucoup de choses peuvent changer quand l'entraîneur change. C'est le travail qui décidera sur le terrain.»

La Coupe du Monde, les JO, Alves et Lucas

Relancé quant à une énorme Coupe du Monde qui changerait tout, il dément : «Non, rien ne peut changer, c'est comme autour des JO. J'étais au PSG avant, pareil après. Je veux jouer la Coupe du Monde pour mon pays, j'espère aussi que les supporters parisiens vont supporter un peu le Brésil quand même. On ne va pas dire qu'on est favoris et se rajouter de la pression mais on sait qu'il y a une grande histoire dans la sélection. On a fait des bons éliminatoires et cela attire tout le monde. Tous les pays ont la pression et on sait comment est le Brésil durant la Coupe du Monde.»

En 2016, Marquinhos était aux JO et il est lancé sur ce qu'il considère comme son meilleur souvenir jusque-là : «Oui. Sportivement, c'est l'un des meilleurs moments de la carrière. C'est un titre qui peut apparaître comme pas très important mais il compte beaucoup au Brésil car c'était le seul titre manquant. On avait déjà fini 2e ou 3e, et c'était en plus au Brésil donc c'était bien de donner de beaux souvenirs à notre peuple. » 

«Alves est un des leaders de la sélection dans le vestiaire, comme ici à Paris. »

Le Brésil sera sans Dani Alves et Marquinhos revient sur la blessure de son partenaire : «On a beaucoup échangé, il était là à l'entraînement et hier au stade. C'est un grand monsieur, un grand nom. Je me mets à sa place, je ne sais pas si je me serai comporté de la même façon, il a été très positif, même après sa blessure. Il nous a beaucoup parlé après sa blessure, il nous a dit "le problème est là, il faut qu'on le solutionne. Maintenant, je suis un de vos supporters." C'est difficile, même s'il a déjà joué des Coupes du Monde. C'est un des leaders de la sélection dans le vestiaire, comme ici à Paris. »

L'émission se termine pour Marquinhos avec un message très sympathique de Lucas pour son ami. Et Marqui répond donc à Lucas : «Je lui ramener son trophée (de champion de France). Il me manque, surtout dans le vestiaire où on était toujours à côté. C'est l'un des premiers mecs qui m'a accueilli quand je suis arrivé ici à Paris. Notre amitié a ensuite beaucoup grandi. Il me manque et c'est normal...» Marquinhos quitte ensuite le plateau sur cette phrase, le joueur étant attendu aux Trophées UNFP.

Joueur(s) lié(s) 


News 

Aujourd'hui

mardi 14 août

lundi 13 août

dimanche 12 août

samedi 11 août

vendredi 10 août

jeudi 09 août

mercredi 08 août

 

Soutenez-nous 
Réseaux sociaux