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Mbappé, l'heure du rachat a-t-elle sonnée ?

Publié le dimanche 25 février 2018 à 10:26 par Julien Peschaux
La presse sportive en ce jour de Classique s’empare du sujet Mbappé : moins décisif, voire influent, son apport inoffensif au match aller du huitième de finale de Ligue des Champions pose la question de son état de forme actuel suite à ses récents déboires dans l’Hexagone et place le jeune Français sur la sellette dans le onze d’Emery. Avant un rattrapage face à l’OM ?

Impacté par le choc provoqué par la sortie non-maîtrisée d’Antony Lopes lors de Lyon-PSG (2-1) ainsi que sa suspension suivant son rouge en Coupe de la Ligue (Rennes-PSG : 2-3), Kylian Mbappé n’est plus ce jeune insouciant qui époustouflait les observateurs de la première partie de saison parisienne. L’Equipe et Le Parisien traitent donc tous deux de la mauvaise passe actuelle du jeune Français, talonné, pour intégrer le 11 type de Emery, par un Angel Di Maria en grande forme en 2018.

Si les statistiques apparaissent comme éloquents pour appuyer la thèse d’une méforme actuelle (seulement 3 buts sur la phase retour contre 12 à l’aller, 37 ballons touchés par match au lieu de 49 ou 48% de dribbles réussis au lieu de 60%), l’apport dans le jeu de l’ex-monégasque de 19 ans soutient également ce propos. Beaucoup plus prévisible qu’avant, les défenses adverses sont moins prises au dépourvu par le jeu ultra-rapide de Mbappé, qui doit trouver de nouvelles voies pour surprendre les défenseurs, en ne se basant plus uniquement sur sa vitesse.

S’il souffre évidemment de la comparaison avec Neymar qui réinvente sans cesse sa façon de dribbler, les proches du jeune joueur mettent eux en avant le manque de rythme lié aux récents « accidents » lors de matches en France. Blessure et suspension l’ont ainsi privé de l’enchaînement des matches dont il avait pu profiter lors de la phase aller et mis un grain de sable dans le mécanisme jusqu’ici bien huilé de la « machine » Mbappé. Dans L'Equipe, un proche explique : «Son manque de rythme actuel, lié à sa blessure et à sa suspension, pèse sur sa mobilité gestuelle.»

Mais surtout, percuté de plein fouet par un Anthony Lopes aux allures de Schumacher, Kylian Mbappé se livrerait désormais moins, plus craintif et toujours touché psychologiquement par ce choc. C’est cette anxiété qui pourrait apporter un début d’explication à son mauvais geste, totalement inhabituel de sa part, sur Ismaïla Sarr à Rennes, ou à certains mauvais choix qu’il fait sur le terrain, moins en confiance au moment où il faut être décisif. Son match à Madrid, bien en dessous de ces standards habituels en Ligue des Champions en est une autre preuve.

Mais la moindre réussite du joueur en Ligue des Champions peut également s’expliquer par une attente désormais supérieure à son égard. Le jeune Mbappé qui brillait lors de la belle campagne précédente de Ligue des Champions de Monaco est désormais attendu sur tous les terrains d’Europe, comme l’explique l’ancien gardien du PSG Jérôme Alonzo dans Le Parisien : « Les yeux du monde sont braqués sur lui à chaque geste, à chaque raté. C’est normal que physiquement et mentalement, il connaisse un petit coup de moins bien. » Une attitude également moins spontanée sur le terrain, lorsqu’il s’agit de dribbler ou de se muer en avant-centre buteur en remplacement de Cavani, sont également pointées du doigt par le journal francilien.

C’est donc (déjà) l’heure du rachat pour Kylian Mbappé, à l’aube d’un Classique au Parc contre l’OM, qu’il avait surtout marqué au match aller à Marseille d’une déclaration malhabile après match («Pour eux, c’est le match de la saison. Il n’avait pas la même importance que pour nous.»), sans toutefois montrer un haut niveau de performance sur le pré. Dans L'Equipe, un proche de la famille raconte la suite : «Je l'avais appelé direct pour l'engueuler (rires). C'était un peu pour dédramatiser qu'il avait dit ça. Depuis, il a bien conscience de l'enjeu (sourires). Je le lui ai bien rappelé.»

Si, selon ses proches, Mbappé a donc appris de cette expérience qui l’avait vu se faire critiquer par supporters et médias, le temps est aujourd’hui aux preuves sur le terrain. Au risque de se faire détrôner d’un trident offensif dont il semblait pourtant l’un des membres indéracinables, par un Angel Di Maria aux statistiques et aux performances impressionnantes en 2018 (10 buts et 9 passes décisives en 2018) et dont l’attitude positive malgré sa non-titularisation à Bernabeu ne laisserait pas l’équipe technique insensible.

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