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Meunier, son passage complet au Canal Football Club

Publié le dimanche 15 octobre 2017 à 20:57 par Philippe Goguet
Thomas Meunier était l'invité du Canal Football Club ce dimanche soir. Voici les propos qu'a tenus le défenseur belge du PSG lors de l'émission de Canal+

Pour la première fois depuis de nombreux mois, un joueur du PSG était l'invité de l'émission du Canal Football Club sur Canal+ en la personne de Thomas Meunier. Le Belge, très en vue la veille à Dijon, est d'ailleurs immédiatement lancé sur son doublé en Bourgogne. Il répond à sa façon : «Oui, exprès pour l'émission, je me suis bien placé. Non, c'était un bon moment pour moi hier.»

Ben Arfa et la Belgique pour commencer

«Hatem s'entraîne très bien quand il est avec le groupe et il fait ce qu'il a à faire.»

Après cette entrée et une courte discussion sur la photo de sa page Wikipédia, c'est le cas de Hatem Ben Arfa qui est évoqué, le Français ayant joué avec le Variétés Club de France cette semaine. Meunier donne son avis sur son coéquipier : «Hatem est quelqu'un de très professionnel. Il n'a jamais créé aucun problème, que ce soit dans le groupe ou sur le terrain à l'entraînement. Il sait qu'il a besoin de beaucoup de courage et de patience pour aller jusqu'au bout de son contrat si c'est son ambition. Maintenant, nous, on parle et on rigole avec lui tous les jours, il s'entraîne très bien quand il est avec le groupe et il fait ce qu'il a à faire.»

Après Ben Arfa, place aux matches internationaux qui ont eu lieu dernièrement. Thomas Meunier est lancé sur le thème de la Belgique : «Il y a énormément d'attentes et il y a eu pas mal de déceptions par rapport aux résultats précédents, notamment à la Coupe du Monde et l'Euro contre le Pays de Galles. Le chemin était tout tracé pour nous, on avait la meilleure équipe sur le papier et on devait aller jusque dans le dernier carré. Et finalement, cela ne s'est pas fait, on a complètement merdé. Là, c'est une des dernières chances de l'équipe nationale de pouvoir faire un très bon tournoi. D'ici quatre ans, presque la moitié de l'équipe aura entre 33 et 35 ans, cela va devenir compliqué et on devra se renouveler avec une nouvelle génération. Aussi talentueuse, je ne sais pas, on verra et on est dos au mur.»

Meunier le buteur

Il y a peu, le latéral du PSG avait marqué un triplé contre Gibraltar et il est lancé sur son passé à un autre poste : «J'étais attaquant oui. L'instinct du but ? Oui, ça a toujours été en moi. Quand j'étais petit, on jouait contre des équipes de villages, on gagnait 18-.0, je marquais plein de buts et c'était magique. Pour moi, il n'y a pas de meilleur feeling sur le terrain que de marquer un but. J'ai commencé devant en pros mais, en raison de la concurrence, j'ai reculé sur le flanc : milieu pour finalement finir droit défenseur.»

Le joueur est lancé sur ses buts et la façon dont il les marque : «Au deuxième poteau ? Oui, c'est souvent comme ça, contre Bordeaux aussi, la même chose. En Belgique, on joue à trois derrière, c'est un peu pareil au PSG mais déguisé car on joue très offensif mais, c'est le système qu'il me faut.» En sélection belge, c'est un certain Thierry Henry qui donne des conseils aux attaquants, ce qu'apprécie Meunier : «Il s'occupe de tout le monde en général. Il fait des spécifiques avec les quatre ou cinq attaquants qui sont là mais il a toujours un bonne parole ou un bon conseil pour tout le monde.»

Son caractère expliqué

En Belgique, le latéral droit est apprécié par son caractère très cash et l'intéressé commente : «J'aime dire les choses directement, tout en restant correct et respectueux. C'est le principal. Moi, ce que je cherche, ce n'est pas qu'on m'apprécie comme footballeur mais plus comme une bonne personne. C'est pour ça que j'essaye toujours d'être assez droit dans ce que je dis et ce que je fais. Et ça marche plutôt bien.» Sur le plateau, un certain Pierre Ménès a été bloqué sur Twitter par Meunier qui commente cette action : «J'ai commencé à le suivre parce que j'appréciais ce qu'il faisait. Jusqu'au moment où j'ai trouvé qu'il allait un peu trop loin.»

«Je n'ai pas été formaté comme tous les jeunes qui font les centres de formation.

Alors que le consultant semble fulminer dans son coin, Meunier est relancé sur sa spontanéité en toutes circonstances : «Mon passé y est pour quelque chose, je n'ai pas été formaté comme tous les jeunes qui font les centres de formation. J'ai fait mes études jusqu'au bout, je jouais en 3e division, je sortais le vendredi, samedi et dimanche et c'était la belle vie. Si je regrette ? Je regrette le système du football professionnel. Pour l'avoir vécu, le monde amateur est complètement différent, ce sont deux mondes à part : l'ambiance, etc. On peut rester simple et les pieds sur terre comme la plupart des joueurs mais tu n'as plus une totale liberté de tes actes et de tes paroles. C'est ça que je trouve un peu dommage.»

Meunier évolue désormais en Ligue 1 et il avoue sans honte qu'il n'est pas vraiment un gros consommateur de matches : «A la maison, j'essaye de mettre le foot de côté parce que ma femme en a assez donc je regarde de temps en temps. Si c'est compensé par les séances vidéo d'Emery ? Ah oui, il est au point là-dessus. Je jette un coup d'oeil à l'actualité mais je ne reste pas 1h30 devant la télévision pour regarder un match. Un match complet ? C'est très rare.» Relancé quant à un éventuel visionnage du Canal Football Club, la réponse est franche : «Non.»

Dijon/PSG et Dani Alves

Après cette parenthèse hors football, le ballon est de nouveau au centre des débats et c'est Meunier le goleador de Dijon qui est interrogé. Son doublé, avec deux buts très similaires, est au coeur des débats : «Oui, c'est un peu mon habitude pour l'instant : à chaque fois au deuxième voire au troisième poteau, esseulé. Mes camarades font quand même la différence avant et j'ai un peu de réussite puisque la balle me revient dans les pieds alors que cela ne m'était pas vraiment destiné. Mais deux buts, deux tirs, c'était une bonne journée pour moi.» Son deuxième but a rapporté trois points au PSG alors que le club était tenu en échec mais le Belge sait aussi que son but est un peu chanceux. Interrogé sur cette réalisation, le Belge va avouer que sa frappe était un peu ratée ? «Oui, j'avoue. J'ai tiré sans regarder, je n'ai pas vu que le défenseur était sur la ligne. J'avais la cible en tête mais j'ai eu beaucoup de réussite.»

«Quand j'ai su qu'Alves arrivait, je me suis posé des questions, c'est certain.»

A Paris, Meunier joue toutefois moins que l'an passé car un certain Dani Alves est arrivé. Le latéral juge son concurrent : «Il est exceptionnel, je ne vais pas vous faire un dessin. S'il est aussi performant et décisif à son âge et dans tous les clubs où il a joué, que ce soit le Barça, la Juve ou Paris, c'est parce que c'est Alves. Pour moi, c'est le top du top. Quand j'ai su qu'il arrivait, je me suis posé des questions, c'est certain. Après la bonne saison que j'avais fait, je me suis dit que j'aurais peut-être un peu plus de crédit et que mon statut avait changé mais ils ont sauté sur l'occasion avec un joueur qui était libre.»

Hervé Mathoux demande alors au Belge s'il a été rassuré par son temps de jeu et la rotation après l'arrivée de son concurrent XXL et Meunier répond : «Disons que le coach n'oublie pas les efforts et le travail effectué l'année passée. Ils ont pleine confiance en moi mais le problème est que je suis passé au second rang et c'est ce qui est dommage.» Alors que Pierre Ménès insiste sur le caractère du Brésilien, le Belge confirme : «C'est un hargneux, oui.»

Lancé ensuite sur les rumeurs de transferts le concernant, Meunier botte en touche sur ce thème : «Je ne suis au courant de rien : Real, Juventus, Manchester, qui  vous voulez, il n'y a rien. Des gens m'envoient des SMS pour me dire "Tu vas à la Juve" et je leur réponds "Bah, non, je ne suis au courant de rien." »

«Le message était clair : la manière était secondaire.»

L'émission passe ensuite sur le Dijon/PSG de samedi et la qualité de jeu très moyenne affichée. Alors que les consultants ne sont pas d'accord, le joueur tranche : «Pour moi, le message était clair : la manière était secondaire à Dijon. Le résultat était tout ce qui importait : la victoire et les trois points, le tout en connaissant le résultat de Monaco la veille. C'est sûr qu'on s'est fait peur et que ce n'était pas le match du siècle mais les trois points étaient tout ce qu'il nous fallait.»

Anderlecht/PSG et la Champions League

Mercredi, c'est face à Anderlecht en Belgique, chez lui, que le PSG va jouer et Meunier commente ce retour au pays : «Si je suis fier ? Oui, parce que cela veut dire que j'ai énormément progressé. Je venais de Bruges et je joue maintenant avec le PSG qui est une équipe du top 5 mondial. C'est une immense fierté et c'est une immense joie de jouer à domicile devant la famille. Je n'ai jamais joué à Anderlecht, et c'était même un rival de Bruges puisque c'est un peu comme Paris et Marseille, mais je suis content.»

Pas sûr du tout d'être titulaire, loin de là même, le joueur avait pourtant brillé l'an passé à l'extérieur en Ligue des Champions avec une folle reprise de volée à la dernière minute du match de poules à Bâle. Canal+ le lance sur ce match et son but en or : «C'était mon premier but en Champions League, et en plus pour la victoire. Le contexte était particulier aussi. Celui-là, j'ai des frissons. Elle aurait pu finir sur le parking du stade ou en lucarne.»

«On se doit de terminer dans le dernier carré pour moi.»

La transition est facile et la Ligue des Champions est le thème suivant : «Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est une obsession mais, quand on connaît la qualité du groupe et les investissements du club, on se doit de terminer dans le dernier carré pour moi. C'est une obligation. Le PSG a calé en quarts ou en huitièmes, l'objectif est de progresser et tout ne se fait pas en un jour. Chelsea a eu des difficultés au début. Pour moi, Paris a les capacités et les qualités mais il faut que tout s'emboîte au bon moment.»

Monaco et OM/PSG :

Après la C1, retour sur la L1. Meunier est interrogé sur Monaco et il réfute de voir le Champion en titre moins fort que l'an passé ? «Non, loin de là, ils ont vraiment un très très bon collectif, plus que certaines individualités et c'est pour moi ce qui fait leur force. On a vu au Trophée des Champions, même s'ils n'avaient pas fait un grand match, qu'ils étaient quand même bien collectivement. Pour moi, ils sont nos principaux concurrents, oui. En début de saison, je les mettais 6e ou 7e mais ils ont réussi à garder une ossature, un certain équilibre et je pense que l'entraîneur n'y est pas pour rien. Pour moi, ils ont un très bon groupe.»

«Pour nous, joueurs étrangers qui évoluons en France, c'est différent.»

Après plusieurs sujets sans que le Belge n'intervienne, il est relancé sur le OM/PSG de dimanche prochain : «J'en entends pas spécialement parler, tout du moins dans le groupe. Sur les réseaux sociaux un peu plus. Je pense que les supporters sont vraiment à fond dedans. Pour moi, il n'y aura toujours qu'un seul match dans la saison, contre Marseille. Mais dans le groupe même pas spécialement. Il y a aussi beaucoup d'étrangers dans l'équipe donc, pour eux, ce n'est pas la même chose. Un match lambda ? Oui. Enfin, on est bien conscients. L'an passé, on a gagné 5-1 à Marseille, les supporters étaient à l'aéroport, c'était un truc de fou. Tu sens l'importance qu'il y a de ce point de vue là. Mais pour nous, joueurs étrangers qui évoluons en France, c'est différent.»

L'émission passe sur le résumé de Bordeaux/Nantes et il est demandé à Meunier un attaquant qui l'impressionne en L1. Le Belge va répondre à côté : «Le profil de Malcom, c'est une crasse à défendre pour moi qui suis grand. C'est très difficile pour moi qui suis grand et nonchalant. Face à un petit qui est vif, c'est très compliqué. Je peux aussi citer Cafu, son coéquipier. Ce style de joueurs, je n'aime vraiment pas. Je me fais les dents à l'entraînement (avec le PSG) mais ce n'est pas évident. Neymar ? Oui, des joueurs comme ça (sourires).»

Le Canal Football Club se conclut avec une question simple pour le Belge à qui il est demandé ce qu'on peut lui souhaiter : «Le quadruplé pour moi et un très beau parcours en Champions League. Pourquoi pas aller jusqu'au bout ? Mais avant tout la santé et pas de blessure cette saison.»

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