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Quand Coman décrit ses anciens partenaires Kimpembe, Areola et Rabiot

Publié le mercredi 27 septembre 2017 à 8:43 par Philippe Goguet
Alors qu'il va retrouver ce soir un Parc des Princes qu'il a à peine fréquenté, l'ancien parisien Kingsley Coman s'est confié dans L'Equipe concernant les trois jeunes du centre de formation qui se sont faits leur place à Paris : son grand ami Presnel Kimpembe, l'aîné Alphonse Areola et Adrien Rabiot, lui aussi légèrement plus vieux.

De la génération 1996 du centre de formation du PSG qui est majoritairement partie jouer loin du bercail, il fait partie des deux joueurs les plus talentueux et les plus connus avec Moussa Dembele, l'avant-centre parti dès ses 16 ans et aujourd'hui au Celtic FC. Mais Kingsley Coman, désormais ailier du FC Bayern, a encore des liens avec le PSG, notamment avec son grand ami Presnel Kimpembe, et il s'est confié sur les trois joueurs du centre de formation du club parisien qui ont réussi à faire leur trou en équipe première dans les colonnes de L'Equipe.

«Plus Kimpembe jouera, plus on verra qu’il est fort.» 

Le moins attendu est probablement Presnel Kimpembe, ex-arrière gauche chétif devenu un roc en défense centrale, et Coman commente cette explosion : «Le vrai déclic, pour lui, a été son passage chez les pros. Il s’est adapté direct. Ce n’est vraiment pas donné à tout le monde. Il a toujours été à l’écoute et apprend vite. On lui dit quelque chose, il l'applique. Quand il a commencé avec les pros, je me suis dit :‘‘Il va continuer et tout exploser. On ne l’arrêtera plus.’’ C’est un vrai défenseur. Il fait toujours un match complet, sérieux. Aujourd’hui, au PSG, il a un nouveau statut, il est perçu différemment par les gens. Dans la hiérarchie, il est troisième voire deuxième défenseur central. Plus il jouera, plus on verra qu’il est fort.» 

«Areola était le plus précoce d’entre nous.»

Kimpembe brigue une place de titulaire ce soir vu la qualité de son début de saison et il pourrait se retrouver à protéger le but d'un autre joueur formé au centre, Alphonse Areola. Avec Coman, le gardien partage le fait d'avoir sauté de nombreuses étapes durant sa formation comme le raconte l'ailier : «C’était le plus précoce d’entre nous. Dans mon souvenir, il jouait déjà en CFA à quinze ans et quelques. C’était abusé (rires). Il était perçu comme un modèle pour nous.» 

Les deux hommes ont en effet pas moins de trois ans d'écart et ils se sont plus connus chez les pros qu'en jeunes comme l'explique Coman : «J’ai appris à mieux le connaître en équipe de France et c’est quelqu’un de sérieux, calme, gentil. Qui dégage de la sérénité. [...] C’est une bonne chose qu’il soit revenu au club. C'est vraiment bien que le PSG lui fasse confiance, comme en ce moment. Il a su s’accrocher, être patient. J’espère pour lui qu’il arrivera à s’imposer comme numéro 1 au club. Pour moi, il a les qualités pour.»

«Le plus marquant chez Adrien, c'est la vision du jeu.»

Le dernier larron décrit par Coman est Adrien Rabiot, un joueur avec lequel il n'a qu'un an d'écart et pas mal de matches en commun chez les jeunes, Coman étant souvent surclassé avec la génération 1995. Aujourd'hui titulaire à Paris, Rabiot ne surprend «pas du tout» Coman : «Avec son temps de jeu, il montre toutes ses qualités. J’ai le sentiment que plus il joue, plus il se libère, plus les gens voient ses qualités. Ces qualités, on les avait déjà vues chez les jeunes. Sa place dans la hiérarchie européenne ? Il y a encore des top joueurs à son poste, mais je pense qu’il deviendra l'un des tout meilleurs milieux d’Europe. Il a tout, Adrien. Il est technique, a du volume et, c'est le plus marquant chez lui, la vision du jeu. Il y a du monde, là, en Europe, mais il y arrivera. Donnez-lui encore un an ou deux.» Le nom de Rabiot revient d'ailleurs régulièrement du côté de la Bavière...

Outre ces trois joueurs, Coman a aussi commenté l'intégration des jeunes chez les pros, le moment où son histoire d'amour avec le PSG s'est arrêtée. Il donne son avis sur comment gérer cette étape clé : «Il y a deux choses : d’abord, c’est à eux (les jeunes) d’être patients, de progresser. Ensuite, c’est au club de créer des possibilités pour qu’ils progressent - pourquoi pas ailleurs dans un premier temps - et qu’ensuite le PSG puisse les garder et les intégrer dans l’équipe. C’est leur dossier, aux dirigeants parisiens, je ne m’inquiète pas pour ça. Ils vont arriver à trouver cet équilibre.» Vu la saignée de cet été au centre de formation, le PSG en est encore loin.

NB : Propos recueillis par L'Equipe.

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