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Quelles sont les certitudes du PSG après deux mois de compétition ?

Publié le lundi 9 octobre 2017 à 21:32 par Philippe Goguet
La trêve internationale en cours intervient après un peu plus de deux mois de compétition et 11 matches joués pour les joueurs du PSG. Le bilan comptable est excellent avec 10 victoires et 1 nul, des résultats qui ont déjà offert un titre, le Trophée des Champions, et placent le PSG en tête du championnat de France et de sa poule de Ligue des Champions. Pour autant, quelles sont les certitudes du PSG après ces premiers mois de compétition ? Petit tour d'horizon des forces constatées du club parisien.

Un recrutement réussi qui a vite porté ses fruits :

Bien évidemment, vu les noms recrutés, la marge d'erreur était pour le moins réduite. Il n'empêche que la rapidité avec laquelle Dani Alves, Neymar et Mbappé se sont fondus dans le groupe, le collectif et même le onze parisien reste à souligner. Le premier a montré dès le Trophée des Champions quel champion il était en faisant basculer la rencontre, la star venue du Barça a répondu d'entrée à toutes les attentes et fait du PSG son équipe. Concernant Mbappé, le jeune prodige a vite trouvé sa place et sa prestation contre le FC Bayern a marqué les esprits, David Alaba rejoignant Jérôme Boateng dans la liste des défenseurs bavarois ridiculisés en Ligue des Champions.

Pour l'heure, la seule inconnue de l'été, à savoir le latéral gauche Yuri Berchiche, en est toujours une mais les soucis de santé du Basque durant la préparation d'avant-saison ont retardé son incorporation dans le onze de départ malgré quelques matches disputés courant septembre. La blessure de Kurzawa devrait toutefois lui offrir un temps de jeu plus important au cours des prochaines semaines, l'occasion pour lui de montrer qu'il a l'étoffe d'un titulaire. Et s'il y parvient, Paris aura alors dans son onze de départ quatre titulaires débarqués l'été dernier.

Une charnière centrale qui tourne mais roule :

Parmi les priorités du PSG figurait l'arrivée d'un défenseur central, objectif finalement jamais atteint. Pepe a préféré rejoindre Besiktas tandis que Juan Foyth a préféré le banc de touche de Tottenham à celui du club parisien. Du côté du staff parisien, on a donc choisi de miser sur une rotation intense et permanente en défense centrale, la paire titulaire Thiago Silva/Marquinhos ne disputant d'ailleurs deux matches consécutifs qu'à deux reprises : en tout début de saison puis pour le récent enchaînement contre Montpellier et le Bayern.

Pour le reste, la défense centrale change pratiquement à chaque match et les trois associations possibles, Marquinhos/Silva, Marquinhos/Kimpembe et Silva/Kimpembe assurent un niveau de compétitivité très satisfaisant. Le jeune Français bénéficie d'un temps de jeu non néligeable avec 6 matches disputés, contre 8 à Silva et 9 à Marquinhos, et le turnover se passe de façon pratiquement naturelle à un poste pourtant clé de l'équipe. Un peu plus d'un an après le départ de David Luiz, Paris semble avoir retrouvé une triplette avec trois joueurs de très bon niveau, un luxe à un poste où les suspensions sont régulières.

Une équipe type pour la Coupe d'Europe :

En une mi-temps à Glasgow, Unai Emery savait déjà qu'il ne s'était pas trompé dans son onze de départ. Son équipe-type pour la Coupe d'Europe avait montré qu'elle était capable d'être une machine de tout premier ordre avec le ballon, les malheureux Ecossais du Celtic explosant littéralement face aux assauts parisiens : récupération, construction, conclusion, tout était pratiquement trop parfait pour l'équipe parisienne, décidée à sortir les habits de gala sur la scène européenne.

Quelques jours plus tard, face au Bayern, la même équipe a encore frappé fort, cette fois-ci dans un tout autre contexte puisque Paris n'a pas spécialement eu le ballon et a beaucoup défendu. C'est en contre que Paris a donc frappé et le résultat a été tout aussi saisissant. De ces deux matches européens aux contextes très différents en ressort la confirmation qu'un onze de départ semble clairement s'être dégagé : la ligne de trois devant est déjà intouchable, les trois du milieu n'ont pas vraiment de concurrent et la défense est bien en place. Après seulement deux matches, l'équipe pour la Ligue des Champions est déjà connue et seule les suspensions et blessures semble pouvoir la faire évoluer. 

Une attaque qui carbure :

En faisant signer des attaquants du niveau de Neymar et Mbappé, le PSG avait concentré l'essentiel de ses efforts du mercato estival sur l'attaque et le résumé a été immédiat. Le Brésilien est parti sur des bases hors-normes avec pas moins de 8 et 7 passes décisives en 8 matches tandis que le jeune Français se montre lui aussi performant avec 3 buts et 2 passes décisives en 6 matches à peine, le tout en ayant passé plusieurs semaines sans jouer courant août. Sachant que Cavani tourne toujours sur son rythme de l'an dernier, soit autour d'un but par match, l'attaque parisienne est inarrêtable.

A ce trio en or baptisé MCN il faut également ajouter les autres membres du secteur offensif. Car si Paris a déjà marqué 37 buts en seulement 11 matches, il ne le doit pas seulement aux trois cités précédemment malgré leurs exceptionnelles statistiques. Pastore et Rabiot ont apporté leur écot début août, trois des quatre latéraux ont déjà marqué cette année, Draxler commence à se réveiller et Paris a encore Lucas et Di Maria en réserve pour apporter des buts. Les orgies offensives sont donc loin d'être finies et le PSG devrait profiter sur la durée de la qualité de ses remplaçants sur les postes offensifs pour poursuivre dans cette voie. 

Un trio d'attaque où chacun a déjà trouvé sa place :

Sur le papier, l'association entre Cavani, Neymar et Mbappé était royale. Restait à voir sur le terrain, le duo Ibrahimovic/Cavani ayant montré par le passé que les promesses du papier ne se retrouvent pas forcément sur le terrain. Cavani étant indécrottable en pointe, il restait donc à placer les deux autres. Sur le côté gauche, Neymar a vite montré qu'il s'agissait de sa place naturelle et les divers essais tactiques ont confirmé que ce rôle d'ailier gauche très libre dans une ligne de trois était celui qui lui convenait le mieux.

Restait le cas de Kylian Mbappé, débarqué de Monaco où il jouait dans un duo d'attaque, un système qui n'aura existé que le temps de Metz/PSG. Après quelques tatônnements et des essais plus ou moins réussis, Unai Emery avait annoncé dès la fin de PSG/OL qu'il fallait rapprocher de la surface adverse l'attaquant de 18 ans pour obtenir sa pleine mesure. Le positionnement a été légèrement corrigé et c'est dans ce rôle de faux ailier droit du 4-3-3 parisien que le jeune prodige a offert ses meilleures prestations, notamment contre le Bayern et Bordeaux.

Et dès la fin du mois de septembre, le trio magique Neymar/Cavani/Mbappé est déjà bien en place. Reste désormais à trouver les éventuelles alternatives incluant d'autres joueurs autour d'eux. Le onze parisien étant trouvé et performant, c'est vers cet objectif que devrait tendre Emery au cours des prochaines semaines.



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