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Avant Madrid, cadence infernale pour un PSG souvent loin de ses bases

Publié le mardi 16 janvier 2018 à 13:25 par Julien Peschaux
Après le match à Nantes remporté par les Parisiens (0-1) et jusqu'au match aller de Ligue des Champions contre le Real Madrid à Bernabeu, c’est un planning extrêmement chargé, ponctué de nombreux matches à l’extérieur, auquel devront faire face les Parisiens lors des mois de janvier et février.

Rythme infernal en vue

Le PSG a droit à un rythme particulièrement dense pour ce début d’année 2018 et ce n'est pas près de s'arrêter. Ainsi, d’ici à la première grande échéance en Ligue des Champions contre le Real Madrid le 14 février prochain, ce sont au moins sept matches en France en trois semaines qui attendent les joueurs d’Unai Emery, dont quatre déplacements :

  • PSG - Dijon : mercredi 17 janvier (L1)
  • Lyon – PSG : dimanche 21 janvier (L1)
  • PSG – Guingamp : mercredi 24 janvier (16ème de finale de Coupe de France)
  • PSG - Montpellier : samedi 27 janvier (L1)
  • Rennes – PSG : mardi 30 janvier (demi-finale de Coupe de la Ligue)
  • Lille – PSG : samedi 3 février (L1)
  • Toulouse – PSG : samedi 10 février (L1)
  • Real Madrid – PSG : mercredi 14 février (8ème de finale aller de Ligue des Champions)

Ainsi, le PSG jouera un match tous les trois jours au moins jusqu’au 3 février. S’il se qualifie pour les huitièmes de finale de Coupe de France, un match supplémentaire s’ajoutera donc le mercredi 7 février, continuant le rythme infernal, pour un total de huit matches en moins d’un mois avant le déplacement à Bernabeu ! En rajoutant les trois matches déjà joués en 2018, cela fait pas moins de onze rencontres en un mois et une semaine, un enchaînement hallucinant qui fait craindre le pire au niveau physique.

Après la difficile victoire à Amiens (0-2), Adrien Rabiot évoquait le rythme endiablé de ce début d’année et la nécessité de gérer les efforts du mieux possible : « Je pense qu'il va surtout falloir gérer le mois de janvier et le mois de février parce qu'on a pas mal de matches qui arrivent. Il y a peut-être des matches où on devra laisser plus d'énergie.» Peut-on même s’attendre à ce que les joueurs lèvent le pied sur certains matches, par exemple en championnat où le PSG possède désormais onze points d’avance ? «Si on peut s'économiser un peu, on le fait mais on est toujours sérieux » continue Rabiot. «Quand on affronte les équipes, c'est dans le but de faire le meilleur score possible.» 

Des matches loin du Parc en forte quantité

Dans cet enchaînement de matches, passés ou à venir, il faut surtout noter le nombre importants de déplacements, des matches qui génèrent forcément plus de fatigue avec le trajet. Paris a débuté l'année par trois déplacements et en aura encore au moins quatre avant d'aller à Madrid. Avec le possible huitième de finale de Coupe de France, cela pourrait donc monter à 8 déplacements en 11 rencontres avant d'aller jouer sur une des pelouses les plus redoutées du vieux continent.

Un programme très lourd qui explique en partie pourquoi la seule exigence des Parisiens dans les coupes nationales était de jouer à la maison. Unai Emery, après le tirage au sort de la Coupe de la Ligue désignant un déplacement à Rennes pour la demi-finale, l'expliquait tout en admettant qu'il ne pouvait rien y faire : «Toutes les équipe sont difficiles et nous voulions jouer à la maison mais ce sera à l'extérieur. […] Mais le tirage au sort est comme ça et nous acceptons l'équipe qui nous a été donnée

Rabiot : «C’est sûr qu’on accumule de la fatigue et qu'on préférerait jouer à la maison»

Les joueurs et l’entraîneur sont bien conscients de ce défi physique qui s’annonce et ils devront y répondre de la meilleure des manières, notamment par un turnover efficace. Adrien Rabiot, après Rennes-PSG (1-6) évoquait déjà le sujet de ces nombreux déplacements : « Il faut faire avec. C’est sûr qu’on accumule de la fatigue et qu'on préférerait jouer à la maison. Mais on a aussi l’effectif nécessaire pour se déplacer, pour faire tourner et pour enchaîner les matchs. Donc ce n’est pas forcément un problème. » 

Un effectif problement sollicité en profondeur

Unai Emery a déjà entamé les grandes manœuvres, faisant jouer notamment Meunier titulaire à Amiens avant de le faire rentrer à Nantes, titularisant Lo Celso à Nantes ou utilisant Nkunku à chaque fin de match. Pastore et Draxler devraient également rentrer dans la rotation pour les prochains matches, en attaque ou au milieu, eux qui n’ont pas ou à peine foulé les terrains ces derniers temps pour des raisons diverses. On devrait également revoir Berchiche sur le côté gauche de la défense, alors que Kurzawa était aligné à Nantes pour son retour après plus d’un mois d’absence.

Di Maria profite, lui, déjà pleinement de ce turnover, puisqu’il était titulaire à Rennes, Amiens et Nantes. Côté gardiens, Trapp devrait à nouveau être titularisé en coupes, Areola jouant le championnat et la Ligue des Champions. En défense, peu de choix s’offrent en revanche à Emery : Kimpembe, Thiago Silva et Marquinhos tournent régulièrement sur les deux postes centraux et seul le jeune Stanley Nsoki (18 ans) peut éventuellement aussi postuler pour la rotation à ces postes, récemment entré en fin de match le 20 décembre au Parc contre Caen. En attaque, le retour de Cavani devrait également faire du bien.

Nul doute qu'Unai Emery sera attendu au tournant dans la gestion de ce turnover et il devra faire face à un risque accru de blessures, fatigue et suspensions d'ici le grand rendez-vous contre le Real où le PSG devra être dans la meilleure forme possible. Seul réconfort pour le coach parisien, le programme madrilène est pratiquement aussi chargé...



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