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Infantino : «Mon rôle était d'aider les clubs, pas de les détruire»

Publié le jeudi 8 novembre 2018 à 9:43 par Jean Chemarin
Mis en cause dans les Football Leaks pour avoir «maquillé» les irrégularités du PSG et de Manchester City vis-à-vis du fair-play financier, tout en court-circuitant les organes d'enquête de l'UEFA, Gianni Infantino s'est défendu depuis la Suisse, mercredi.

Gianni Infantino se défend. Mis à mal à titre personnel dans les dernières révélations des Football Leaks, que ce soit en tant que président actuel de la FIFA ou ancien dirigeant de l'UEFA, l'ancien monsieur tirage au sort de la C1 s'est défendu mercredi devant le siège de la FIFA à Zurich où l'attendaient plusieurs journalistes, notamment ceux de l'AFP et de La Gazzetta dello Sport.

Accusé notamment avec Michel Platini d'avoir court-circuité les organes d'enquête de l'UEFA pour maquiller les irrégularités du PSG et de Manchester City vis-à-vis du fair-play financier, Infantino a répondu qu'il n'y avait «rien d'illégal ni de contraire» au code d'éthique de l'UEFA dans ce qui lui était reproché. Infantino a ainsi rappelé que «les règlements du fair-play financier prévoient la possibilité de négociations et d'accords», et qu'il n'y avait donc rien de choquant en soi que le PSG et Manchester City aient négocié leurs sanctions avec l'UEFA.

Dans des propos rapportés sur le site de la Gazzetta dello Sport, Infantino développe et se défend d'avoir pris les décisions à la place des chambres indépendantes de l'UEFA : «Je suis président de la FIFA, j'étais secrétaire général de l'UEFA. Mon rôle était d'aider les clubs, pas de les détruire. J'ai rencontré le PSG et City, comme d'autres, pour trouver un accord, mais la décision finale a toujours été entre les mains du panel juridique, pas les miennes. Je n'avais même pas les pouvoirs pour changer quoi que ce soit à ce sujet.»

Infantino a aussi rappelé que «City et le PSG ont dû payer des amendes de plusieurs millions d'euros» et que «sur 30 clubs soupçonnés (d'avoir manqué aux règles du FPF, ndlr), seuls deux ont été exclus. L'AC Milan, qui a été réintégré par le TAS, et une équipe russe.» Et quand les journalistes lui ont rappelé que des clubs plus modestes avaient eux aussi été exclus des compétitions européennes (Malaga, Etoile Rouge de Belgrade, Partizan Belgrade, Galatasaray), Infantino s'est là aussi défendu : «Quand on parle de favoritisme, c'est une erreur. Les "petits" clubs qui ont été exclus des coupes européennes l'ont été car ils ne payaient plus leurs joueurs et leurs fournisseurs, ce qui est bien plus grave que de ne pas respecter les règles du fair-play financier.»



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