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L’horizon du PSG en Champions League jugé par le monde du football

Publié le mardi 12 septembre 2017 à 11:46 par Julien Peschaux
Forcément, cette année plus qu’une autre, le PSG interpelle. Avec l’une des campagnes de recrutement les plus dépensières et ambitieuses de l’histoire de ce sport, le PSG s’est mis en ordre de marche pour enfin remporter ce titre auquel les Qataris aspirent depuis leur arrivée aux commandes du club : la Ligue Des Champions. Et que ce soit dans le monde journalistique, dont les propos sont relatés dans L’Equipe du jour, ou celui des techniciens du football exposé dans Le Parisien, tous ont évidemment un avis sur les perspectives du club parisien à l’aube de cette saison excitante pour ses supporters.

Alors que le PSG s’apprête à démarrer sa campagne européenne ce soir (20h45) face au Celtic FC, Le Parisien et L’Equipe ont fait le tour de quelques anciennes gloires du football européen et de journalistes sportifs importants en Europe pour leur demander leurs avis sur les chances du PSG de remporter la coupe aux grandes oreilles. En ce qui concerne les anciens joueurs, si certains sont plutôt optimistes pour le destin du club parisien dès cette année, la majorité des techniciens interrogés reste réservée quant à un destin glorieux cette saison sur le plan européen, notamment vis-à-vis d’un manque d’expérience par rapport aux clubs «historiques ».

Les anciens joueurs entre dernier carré et victoire finale

Förster : «La gagner du jour au lendemain me semble impossible, il faut d'abord passer par le dernier carré.»

C’est ce que pointe notamment Karl-Heinz Förster, vainqueur de l’Euro 1980 avec l’Allemagne: «Depuis que le projet QSI existe (2011, NDLR.), les Parisiens n'ont pas atteint une seule fois les demi-finales de la compétition. Or, pour remporter la Ligue des champions, il faut d'abord acquérir une expérience des matchs couperets. La gagner du jour au lendemain me semble impossible, il faut d'abord passer par le dernier carré. C'est pourquoi Paris ne fait pas partie de mes favoris, tout comme Manchester City. » De plus, l’ancien technicien allemand pointe les lacunes du groupe parisien à certains postes, cumulé à un manque de stabilité : «Pour gagner la Ligue des champions, il faut posséder un effectif riche et équilibré. Si le PSG a su élargir son groupe, je le trouve quelque peu instable. Son potentiel offensif est extraordinaire, mais il lui manque un gardien de but de classe mondiale et un successeur à Blaise Matuidi pour garder le lien entre la défense et l'attaque. »

Même son de cloche chez Rui Barros, Vainqueur de la Coupe de l'UEFA avec la Juventus Turin en 1990 : «Mes trois principaux favoris ont l'expérience de la Ligue des champions, l'habitude de disputer des grands matchs et d'aller jusqu'au bout. Ces équipes gardent un avantage. Je placerais le PSG au 5 e rang, juste devant la Juventus Turin. Il manque un titre européen à Paris. Ce n'est pas impossible qu'il le décroche cette année, mais avant cela, il faut déjà passer les quarts de finale pour prendre conscience qu'on peut la gagner.»

Wright : «Un candidat plus que crédible à la victoire finale en Ligue des champions.

Du côté de l’Angleterre, par la parole de Ian Wright, ancienne gloire d’Arsenal et champion d’Angleterre en 1998, l’optimisme est un peu plus de mise, notamment par l’apport conséquent des nouvelles recrues : «Le recrutement de Neymar et Mbappé a propulsé le PSG dans une autre dimension, celle des très grands clubs européens. Paris a toujours eu un collectif solide et quelques très bonnes individualités. Aujourd'hui, ils ont l'expérience de Dani Alves en plus de celle de la saison dernière qui va être très précieuse. Et ils ont surtout un génie avec Neymar qui peut gagner des grands matchs à lui seul. Si vous rajoutez Mbappé, qui est exceptionnel, Cavani, Di Maria, Rabiot, Verratti, Marquinhos et Thiago Silva qui sont tous performants, alors vous avez un candidat plus que crédible à la victoire finale en Ligue des champions.» 

Cabrini : «Je ne crois pas que la traumatisante élimination de l'an passé bloquera les joueurs mentalement.»

L’Italien Antonio Cabrini, champion du monde avec l’Italie en 1982, quant à lui, voit Paris au pied du podium, même s’il ne sera pas affecté par le drame footballistique du Camp Nou l’année dernière : «Je le mettrais en 4e position, au même rang que Chelsea et le Barça. Cavani, Neymar, Mbappé en trio d'attaque, c'est imposant et ça ne signifie pas forcément que l'équipe sera déséquilibrée. Il suffit de trouver le bon schéma tactique et je pense que n'importe quel entraîneur serait content de les aligner au coup d'envoi. Je ne crois pas non plus que la traumatisante élimination de l'an passé bloquera les joueurs mentalement : l'équipe type a pas mal changé cet été, et le style de jeu sera différent. Sans cet incroyable black-out, le PSG aurait probablement atteint le dernier carré dès l'an passé.» Aucun de ces anciens grands joueurs ne voit donc Paris remporter le plus beau trophée européen dès cette année, même si pour eux, il devrait tout de même y faire bonne figure.

Il apparaît donc clairement à travers ces différents propos qu’il reste donc au club de la capitale française beaucoup de travail à faire et des résultats à obtenir au plus haut niveau, malgré un recrutement haut de gamme, pour convaincre les spécialistes du football européen d’une possible victoire dans le dernier carré de la coupe aux grandes oreilles.



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