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Echouafni avant PSG/OL : «On s'attaque à l'ascension de l'Everest»

Publié le jeudi 15 novembre 2018 à 10:43 par Homer
L'entraîneur de l'équipe féminine Olivier Echouafni répondait aux questions des médias avant la rencontre au sommet entre le PSG et l'OL qui se déroulera ce dimanche 18 novembre au Stade Jean Bouin et sera diffusée en prime-time sur Canal + à partir de 21h.

Plus de stress pour le groupe avant cette rencontre ?

«Pas plus que cela. Il faut savoir bien préparer la rencontre, bien l'appréhender. C'est surtout dans ces rencontres qu'il faut vraiment être bien physiquement, mentalement. Je ne me fais pas de soucis, au contraire. Quand vous savez que vous rencontrez de telles équipes, la motivation vient toute seule.»

Un match de niveau Ligue des Champions 

«Oui, c'en est un. Déjà parce que les deux équipes sont qualifiées en Ligue des Champions. Après, quand on regarde leur équipe, on peut dire que l'on s'attaque quand même à l'ascension de l'Everest. Il faut être clair. Quand on voit leur parcours, ce qu'elles ont réalisé, elles sont presque invaincues, cela va bientôt se monter à deux ans. Elles ont quand même perdu quelques rencontres, notamment en Coupe de France face à nous.» 

S'appuyer sur la victoire du PSG en Coupe de France 

«On peut s'en servir oui, mais il y a eu beaucoup de modifications dans notre groupe. Elles en face, elles ont moins évolué que nous. On a eu plus de mouvements au niveau de l'effectif. On a 6 joueuses de plus de 30 ans qui ont quitté le club, et le même nombre de joueuses arrivant au club qui ont moins de 25 ans. Donc, cela montre aussi qu'on a du potentiel chez les jeunes, mais il faut qu'elles s'aguerrissent.»

La trêve internationale, une mauvaise préparation avant le choc ?

«Ce n'est pas l'idéal, on va toutes les récupérer aujourd'hui. Notamment Christiane Endler qui était partie avec le Chili en Australie. S'il y avait bien une semaine où il fallait qu'elles ne partent pas loin, c'était celle-là. Après on doit aussi s'adaptrer, le calendrier est ainsi. On doit faire en sorte de bien se préparer.»

Un exploit de battre Lyon ? 

«Je vous ai annoncé les caractéristiques de notre adversaire. Pour en rajouter quelques-unes, c'est 4 buts par match, un seul encaissé contre Montpellier, une qualification 14-0 contre l'Ajax en Ligue des Champions... On n'est pas forcément prêts aujourd'hui, mais on va tout faire pour se préparer à cette rencontre.»

Un dispositif prudent ?

«Déjà, cela va être une première de jouer un tel match dans un environnement, un grand stade, avec un gros public. Comme je le disais, il faut déjà appréhender le contexte et le match en se préparant, cela commence à l'entraînement. Pour le schéma de jeu, face à une équipe comme Lyon, il faut aussi se donner les moyens de les mettre en difficulté. On en a les moyens. Maintenant, il faudra surement être prudent par moment et être capable de sortir pour les mettre en porte-à-faux.»

Le contexte du match avec un effectif jeune, une pression de plus ? 

«Je ne suis pas dans la tête des jeunes joueuses. Mais c'est une très belle première, historique (la diffusion de la rencontre en prime time sur Canal+, ndlr). Je pense qu'il faut être à la hauteur de l'événement et de l'affiche. Sur le plan individuel, il va falloir le travailler, sur le plan mental. Sur le plan collectif également, si on veut faire un résultat, il faudra forcément que cela passe par une grosse performance collective.»

Des victoires compliquées dernièrement, une inquiétude ?

«Ça me plaît ces matches-là. Je ne dis pas que c'est plaisant à tous les matches, on va finir par avoir les cheveux blancs après. Mais elles se mettent par moment dans la difficulté c'est vrai. Dans le même temps, elles savent réhausser leur niveau, elles s'adaptent paradoxalement beaucoup au niveau de l'adversaire. Quand elles se font presser, qu'on subit des occasions contre nous, c'est là qu'elles réagissent. C'est aussi l'irrégularité d'un jeune groupe, ce manque de maturité et d'expérience. Face à une équipe comme l'OL, il faudra être très concentré et très rigoureux.»

Les atouts du PSG 

«On est capable de marquer n'importe quand. On est capable de faire mal à l'adversaire. On a des demi-heures, voire des mi-temps référence depuis le début de la saison. On sait que cela ne sera pas suffisant. Il faudra être très vigilant pendant toute la durée du match parce que cette équipe est impressionnante physiquement, mature aussi. Son expérioence est grande, les joueuses jouent ensemble depuis 4 ou 5 ans, cela démontre que cette équipe reste en haut, en remportant plusieurs Ligues des Champions. On a des arguments, vous les verrez dimanche. On a de la vitesse, on sait produire du jeu, elles ont la capacité de ne pas s'affoler non plus. Contre Lyon, si c'était le cas, on souffrirait vite.»

S'appuyer sur la performance de Montpellier contre Lyon ? 

«Il n'y a pas que face à Montpellier où Lyon a été mis en danger, sur des petits quart-d'heure, on a vu aussi quelques choses intéressantes. On essaye de s'inspirer de ce qui se fait aussi chez les autres adversaires de Lyon, mais sincérement, il y a peu d'enseignements à tirer parce que Lyon sait plier rapidement les matches en marquant d'entrée et en déroulant. Il faut qu'on arrive à être très très rigoureux à tous les endroits du terrain.» 

Un groupe certes jeune mais qui a déjà battu Lyon 

«On doit s'en servir, c'est évident. Mais les Lyonnaises vont être aussi revanchardes. Perdre un titre, perdre un match, cela ne leur arrive pas souvent. Elles vont sûrement être remontées, cela va donner un bel enjeu à cette rencontre.»

Les anciens pros masculins qui entrent dans le foot féminin 

«En plus de mon staff (Bernard Mendy, Bruno Valencony notamment, ndlr), de Bruno Cheyrou, Reynald Pedros, Charles Devineau que vous avez cités, je rajouterais Frédéric Biancalani à Guingamp et d'autres... C'est de bon augure, cela veut dire aussi que le football féminin progresse et qu'il est intéressant pour nous, anciens pros, d'être à leurs côtés, de partager nos différentes expériences respectives, dans les clubs où nous avons évolué.»

4 anciens pros dans le staff du PSG, un plus ?

«Je m'amusais il n'y a pas longtemps à compter le nombre des matches que mon staff et moi-même avions joué en professionnel, cela représente plus de 1600 matchs disputés. Ce qui n'est pas rien. C'est toujours intéressant pour les filles de venir nous voir et d'en discuter. On a traversé les moments qu'elles vivent actuellement. Je leur répète très souvent qu'il ne faut pas qu'elles oublient qu'on a été joueur aussi. On connaît aussi toutes les astuces qu'il peut y avoir autour et toute l'exigence qu'il faut pour faire ce métier passionnant mais difficile. Il faut être régulier et on en attend toujours une performance.»



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