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Blanc, son passage complet sur BeIN Sports

Publié le dimanche 31 mai 2015 à 22:25 par Philippe Goguet
Laurent Blanc était l’invité du Club du Dimanche sur BeIN Sports. Compte-rendu complet de son passage, comme si vous y étiez.

Laurent Blanc était l’invité du Club du Dimanche sur BeIN Sports, présenté par Alexandre Ruiz. Le coach parisien a défendu son bilan, abordé le mercato, le jeu ou encore le rôle de Pastore.

Le quadruplé :

C’est un Laurent Blanc visiblement fatigué qui a fait son apparition sur le « Club du Dimanche » mais il retrouve vite la forme en demandant des nouvelles d’un des habitués de l’émission : « Qu’avez-vous fait de Luis ? Vous l’avez envoyé en Guinée ? » Alors qu’Alexandre Ruiz suggère que l’ancien coach du PSG est remplaçant, Blanc taquine : « Il n’est pas habitué à être remplaçant. »

Les trophées de la saison sont présents sur le plateau et le coach du PSG commente sur celui qui a la saveur la plus particulière : « C’est très personnel mais j’adore la Coupe de France. D’abord, je la trouve très jolie et c’est le premier trophée que je m’étais promis de gagner quand je suis devenu professionnel. Elle a un parfum particulier, cela mélange les amateurs et les professionnels, tout le monde y participe, cela débute dès le mois d’août. »

« Le trophée qui a le plus de valeur, à mon sens, c’est le championnat. »

Et il complète sur ces trophées : « Celui qui a le plus de valeur, à mon sens, c’est le championnat. C’est 10 à 11 mois de compétition et cela veut dire que votre équipe a fait le maximum pendant 10 à 11 mois et a terminé devant toutes les autres. » Il est ensuite interrogé sur ce qu’il garde de la Coupe de France : « La victoire, tout simplement. Ici, les experts peuvent en parler plus ou autant que moi mais quand on est en finale, la seule chose qui compte, c’est de gagner le match. Si on peut le gagner en offrant des buts et du jeu, c’est encore mieux mais on ne peut pas toujours le faire et on retient le vainqueur. Hier, cela a été notre équipe. »

« On s’est réunis avec le staff technique et la joie est différente de celle des joueurs mais la satisfaction a été la même. »

Après la saveur des trophées, Blanc est interrogé sur les sentiments qui l’ont traversé après le match. Ruiz évoque la joie, l’aboutissement ou encore le soulagement et Blanc : « Pas le soulagement mais ce sont un peu tous ces sentiments qui vous traversent l’esprit parce que vous savez que vous avez gagné ce match-là. Vous l’avez préparé pour le gagner et vous l’avez fait. Vous savez que c’est le dernier match de la saison donc on se remémore tout ce qu’on a fait dans la saison, les moments difficiles notamment parce qu’il y en a eu, et vous avez le sentiment d’avoir fait les choses d’une manière pas trop mal dans la mesure où vous gagnez quatre trophées dans une saison. C’est assez rare. Il y a le sentiment d’avoir fait un bon travail, comme les joueurs si j’ose dire mais ils ont le match pour le démontrer, alors le staff technique, on est dans l’attente. Une fois que le match a été terminé, on s’est réunis avec le staff technique et la joie est différente de celle des joueurs bien sûr mais la satisfaction a été la même. Les joueurs savaient que ce dernier match pouvait faire en sorte qu’ils rentrent dans l’histoire et c’est ce qu’ils ont fait. »

Le jeu durant la saison :

Les consultants de BeIN font un bilan de la saison du PSG et le tableau suivant est présenté à Laurent Blanc :

Blanc est alors interrogé sur ce tableau et l’éventuel reflet du jeu de l’équipe dans ses chiffres. Ruiz le lance notamment sur sa philosophie de jeu : « Avoir le ballon. Bien sûr qu’on ressent [cette philosophie dans les chiffres], il n’y a qu’à les voir. Mais je voudrais revenir sur les commentaires faits [par les consultants] »

« Quand notre jeu s’est mis en place, les adversaires n’ont pas pu nous suivre »

Quelques instants plus tôt, les « experts BeIN Sports » avaient légèrement critiqué le jeu du PSG et Blanc répond : « Je pense que vous comparez le PSG de cette année, et pour tenir ses propos, il faut avoir une comparaison, au PSG de l’année dernière. L’année dernière, si on avait mis ces chiffres-là, ils seraient encore plus impressionnants que ceux-là. Il faut être conscient qu’on a fait l’an passé une excellente saison dans le jeu ou dans les points pris puisqu’on en avait six de plus que cette saison. Malgré cela, je pense qu’en première partie de saison, on s’est beaucoup beaucoup beaucoup focalisés sur le jeu parce qu’on était habitués à voir un PSG dominateur, chose que l’on n’a pas été en première partie de championnat. Mais il aurait été malin d’analyser que le jeu du PSG n’était effectivement pas au rendez-vous mais que, malgré cela, on prenait des points. Et on a vu que quand notre jeu s’est mis en place, parce que les joueurs se sont un peu remis la tête à l’endroit, si j’ose dire, notamment en 2015, on a pu remettre notre jeu efficace en place et, à ce moment-là, les adversaires n’ont pas pu nous suivre. »

« Quand la qualité de jeu n’est pas au rendez-vous, il est normal qu’on le signale. »

Il finit sa réflexion : « Et c’est parce qu’on a pris des points en première partie de saison. On peut dire sur le jeu que la première partie de saison a été décevante mais elle a été nécessaire en terme de points et c’est logique qu’on termine avec 83 points. On n’a pas pris 83 points durant la seconde partie de championnat. » Après un léger intermède, Blanc complète : « Je peux comprendre. Le Paris Saint-Germain a fait une saison d’une très bonne qualité en terme de points et de jeu l’an dernier et, quand la qualité de jeu n’est pas au rendez-vous, il est normal qu’on le signale. »

Ruiz insiste alors sur le spectacle nécessaire dans le football et Blanc tient à préciser : « Pour en revenir à la philosophie des entraîneurs, il y a certains entraîneurs, le spectacle, ils n’en ont rien à … [il est coupé puis reprend] Si vous parlez du spectacle à un certain entraîneur, il va vous dire ‘’Moi, ce qui compte, c’est de prendre les trois points’’ »

« Il y a aussi des adversaires qui nous ont mieux cernés, mieux joués, mieux décortiqués. »

Ruiz appuie alors sur le fait que le PSG a énormément marqué cette saison et Blanc commente : « Quand on m’a dit que le jeu n’a pas été au rendez-vous, oui, dans la fluidité, au niveau de la possession de balle, de la domination par rapport à l’adversaire. Il y a aussi des adversaires qui nous ont mieux cernés, mieux joués, j’en veux pour preuve Marseille, mieux décortiqués. Il y a des entraîneurs qui ont fait un travail spécifique mais cela n’a pas empêché Paris d’avoir à la fin un ratio [buts/match] qui est quand même très important. Pour avoir ce ratio-là, il faut marquer durant toute la saison et c’est ce qu’on a fait, à mon avis. »

Le mercato et Pastore :

A ce moment-là, la partie mercato de l’émission est abordée et nous l’avons traitée à part. Après ce long intermède, Jérôme Rothen, un des « experts BeIN Sports » lance un dernier sujet avec le positionnement de Pastore depuis peu.

Sur une tablette qui affiche la fameuse compo de Marseille, Alexandre Ruiz passe du 4-3-3 au 4-4-2 avec Pastore en n°10 :

Blanc décrit ce changement de système : « On met Pastore et on oublie qu’il n’était pas titulaire en début de saison. C’était Lucas, Ibrahimovic et Cavani. Je pense que Javier a fait une excellente saison, il peut jouer dans les trois du milieu et il a, surtout, la possibilité de jouer au départ sur un côté pour venir se recentrer et jouer pratiquement comme un vrai n°10, ce que peut faire Ibra quand on joue avec les trois pointes. Effectivement, quand j’entends les gens qui disent que le PSG a un entraîneur qui joue toujours en 4-3-3, je suis désolé mais quand on joue avec Ibra, on joue souvent en 4-4-2 et c’est notre n°10. Quand on joue avec Javier, il doit être notre n°10 parce que, dans cette position-là, c’est à mon avis sa position, celle qu’il préfère, et celle où il nous a donné entièrement satisfaction. Javier Pastore sera au PSG l’année prochaine et c’est un système qu’il faudra à mon avis perfectionner mais aussi travailler parce que je pense qu’on peut être encore plus efficaces avec Javier sous les attaquants. »

 

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