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Angers/PSG (0-2), les performances individuelles

Publié le samedi 15 avril 2017 à 1:46 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé dans la douleur à Angers ce vendredi soir grâce à un doublé d'Angel Di Maria. Retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens au cas par cas.

Trapp : Dans un match pauvre en occasions franches, son exceptionnelle parade à 20 minutes de la fin est clairement le tournant du match et valide totalement une prestation pour le moins solide. Régulièrement sollicité sur des frappes faciles, il a parfaitement assuré dans ce domaine et a toujours été propre. Au pied, il a régulièrement fait partie des circuits de relance parisiens et a été au niveau techniquement. C'est éventuellement dans les airs qu'on peut lui trouver quelques défauts, avec une ou deux sorties moins abouties. 

Aurier : Sa prestation est à découper en deux parties bien distinctes. Défensivement, il s'est montré plutôt solide, répondant parfaitement à l'impact physique des Angevins et le latéral droit parisien a d'ailleurs parfaitement su contenir Toko-Ekambi sur son côté. Il s'en sort également sans trop de casse sur l'action polémique du but refusé mais la faute le concernant semblait bien réelle sur certains angles. Offensivement, son match est en revanche bien moins bon. S'il a souvent tenté d'apporter, il n'a jamais réussi à être trouvé dans le sens du jeu et ses centres n'ont jamais fait mouche, ou presque. 

Marquinhos : Face aux colosses angevins, il ne s'est pas défilé et a plutôt bien résisté au duel, lui qui souffre parfois dans ce domaine d'un point de vue physique. Quand les puissants joueurs de Stéphane Moulin le lui permettaient, le Brésilien préférait alors la finesse et il a réussi plusieurs jaillissements bienvenus qui ont soulagé sa défense, notamment deux fois coup sur coup à la demi-heure de jeu. Il signe globalement une partie solide, à défaut d'être géniale, un constat aussi valable pour ses relances en général.

Kimpembe : Forcément moins dominant physiquement que ce que l'on peut habituellement constater, Kimpembe a donc moins brillé par sa puissance mais sa paire avec Marquinhos a globalement très bien tenu et les occasions franches concédées sont rares, le signe d'un duo axial qui a su fonctionner. Un peu moins en vue que le Brésilien dans certains aspects du jeu, il a malgré tout lui aussi lutté de façon bien réelle, que ce soit au sol ou dans les airs. A la relance, il a pris plus de risques et a logiquement connu plus de déchet.

Maxwell : Le PSG a souffert dans le Maine-Et-Loire et peu de joueurs ont aussi bien exprimé le match compliqué de ce vendredi soir que le latéral gauche brésilien. Dépassé physiquement par le jeune et virevoltant Pépé qui l'a fait souffrir durant une bonne partie de la partie, Maxwell aura également eu bien du mal à assurer offensivement. Si sa qualité technique n'a pas été remise en cause, notamment quand les Angevins pressaient fort à la relance, son apport dans la partie adverse a été très limité. 

Rabiot : Aligné comme sentinelle dans un match pour le moins fermé, il a confirmé les difficultés rencontrées contre Guingamp dans un schéma similaire et, dès l'entame, il perd un ballon suite à un gros pressing adverse qui allait vite donner le ton de la partie. Il se reprend par la suite, faisant relativement peu d'erreurs malgré des sorties de balle compliquées à l'exception d'un énorme loupé à l'heure de jeu, mais son apport dans la construction face à une équipe très défensive n'aura pas été exceptionnel. Défensivement, il est beaucoup allé au duel, avec plus ou moins de réussite. Lorsque les espaces se sont ouverts, notamment en fin de rencontre quand il est remonté d'un cran, il a été plus intéressant, mais ces moments ont été rares.

Matuidi : Le capitaine d'un soir n'a pas vraiment montré l'exemple, bien au contraire. Invisible en début de partie, il entre peu à peu dans la rencontre mais ses transmissions sont de mauvaise qualité en général et il n'aide en rien son équipe à perforer le bloc adverse. Défensivement, il fait guère mieux et peine à récupérer des ballons face à des joueurs qui le bougent physiquement, notamment l'immense Cheikh Ndoye dans sa zone. Après la pause, la situation ne s'améliore pas pour le gaucher et il cède logiquement sa place à Thiago Motta. Entré avec le brassard, il a pris place devant la défense pour organiser la manoeuvre et a plus ou moins réussi, en tout cas mieux que ce qu'on voyait précédemment. 

Verratti : Ses partenaires du milieu de terrain étant aux abonnés absents pour animer le jeu parisien, il a vite pris les choses en main et a énormément tenté. Tout n'a pas été réussi, notamment des transmissions mi-longues un peu moins précises qu'habituellement, mais on se demande ce à quoi aurait ressemblé l'animation parisienne sans lui. Défensivement, il a également abattu un boulot monstrueux avec un pressing constant et bien visible. Malheureusement, il faut également revenir sur ce carton jaune pour contestation écopé de façon très rapide et qui a pesé au dessus de sa tête durant toute la partie. Les supporters parisiens ont tremblé à chaque faute qu'il commettait, pas lui, et il faut au moins lui reconnaître ce talent pour gérer cet avertissement.

Di Maria : Gourmand dans ses dribbles en début de partie, il va comme les autres joueurs offensifs souffrir du manque de ballons atteignant le dernier tiers du terrain et ne va donc apparaître que par bribes. Sur l'une d'elles, il envoie une merveille de coup-franc au fond des filets depuis une distance pour le moins respectable. Pour le reste, il a souvent tenté de proposer des solutions mais il était globalement bien pris par l'étau adverse et a manqué de solutions, le milieu ou les latéraux tardant à apporter du soutien. En fin de partie, il ressort de sa boîte pour s'offrir un doublé qui a tué la partie et procuré un confort très apprécié à son équipe. Remplacé dans les derniers instants par Guedes, auteur d'un joli raid sur sa seule action.

Pastore : De retour dans le onze de départ, il n'a clairement pas marqué des points ce vendredi soir. Discret en début de rencontre, il se met à décrocher pour tenter d'exister et va alors tenter la passe qui tue pratiquement à chaque touche de balle. Si quelques opportunités vont apparaître de son pied droit magique, le déchet est globalement très important, particulièrement après la pause, et il va traverser la deuxième période comme une ombre. Globalement, son indolence dans un match de contacts a marqué et l'Argentin n'a jamais semblé prêt pour ce combat de chiffoniers. Un artiste perdu au milieu des déménageurs. Remplacé par Lucas, le Brésilien a beaucoup tenté balle au pied, parfois de façon abuvise, mais il est à la base du second but d'une jolie percée où il va très bien exploiter ses deux partenaires d'attaque.

Cavani : Comme toujours l'Uruguayen a fait preuve d'une générosité tout bonnement énorme, tout particulièrement d'un point de vue défensif où on a parfois eu l'impression qu'il se dépensait pour toute la ligne d'attaque. Offensivement, il va en revanche être moins performant et, coincé dans la tenaille adverse, ses partenaires vont globalement avoir beaucoup de mal à le trouver. Pastore sera un des rares à y parvenir mais le très bon contrôle du Matador, fait rare, est gâché par un tir raté sur sa seule vraie opportunité. Pas un match pour un attaquant, mais on ne serait pas surpris qu'il ait malgré tout aimé ce combat de tous les instants face à une équipe qui a lutté autant que lui.

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