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Areola, Kurzawa, Draxler, trois titulaires au banc d'essai

Publié le mardi 5 décembre 2017 à 19:21 par Philippe Goguet
Si le PSG joue sa première place de la poule tout en étant assuré d'être déjà qualifiés, trois joueurs parisiens ont beaucoup à perdre, ou à gagner, du côté de la Bavière. Et le qualificatif de «test» donné à ce Bayern/PSG par Unai Emery correspond tout particulièrement à ce qui attend Areola, Kurzawa et Draxler.

Areola, le rebond ou la chute ?

C'était il y a un an à peine, Alphonse Areola perdait peu à peu pied dans la foulée d'un PSG qui lâchait inexorablement son titre de champion de France sans vraiment le savoir. Bien installé comme titulaire après des bons débuts dans son club de coeur, le portier allait se liquéfier au fur et à mesure des matches après son retour de blessure mi-novembre. D'abord auteur de quelques petites erreurs, il était petit à petit devenu un gardien qui n'arrêtait plus rien, le moindre tir cadré se transformant en but de façon à peine croyable. Unai Emery allait finalement arrêter les frais lors du dernier match de décembre, Trapp reprenant sa place dans les buts.

Un an après, dur ne pas faire le parallèle entre les deux situations... Après un début de saison bon sans être spécialement exceptionnel, c'est en Ligue des Champions qu'Areola avait commencé à prendre du galon, se montrant particulièrement performant contre le Celtic, le Bayern ou Anderlecht. Problème, c'est aussi en Europe que sont apparues les premières failles, contre le Celtic, avec un premier but qui a semblé évitable. Et les buts où Areola n'est pas totalement responsable mais pas spécialement brillant non plus ont tendance à se multiplier. Il est demandé au gardien du PSG d'être décisif sur pratiquement chaque ballon et c'est parfois compliqué, à l'image du week-end dernier à Strasbourg où il n'a eu que deux occasions pour se montrer, à chaque fois pas à son avantage.

Face au Bayern, Areola se retrouve à un tournant et il a tout pour clore, ou relancer, le débat concernant son poste. Contre un adversaire de ce standing, il n'aura probablement pas l'excuse du peu de ballons à négocier. Au contraire, il devrait même être sollicité par Lewandowski et ses partenaires, la crème du football européen. Il a donc l'occasion de montrer qu'il a l'étoffe pour être le gardien titulaire du PSG. En se loupant, il ne ferait qu'alimenter les doutes le concernant. Et l'an passé, ces doutes avaient conduit Areola sur le banc...

Kurzawa, le titulaire à la recherche de crédit

Du onze de départ du PSG, il est probablement le titulaire qui a fait le moins de bons matches cette saison et est le plus remis en question. Même ses grands matches, notamment lorsqu'il claque un triplé devant Anderlecht, ne font pas vraiment l'unanimité et il reste sous le feu permanent des critiques. Lui s'en moque la plupart du temps, à l'image de ses réactions devant la presse ou sur les réseaux sociaux, un endroit où ses oreilles sifflent très régulièrement.

Si Kurzawa reste serein malgré les circonstances, c'est aussi parce que sa place de titulaire n'a toujours pas été remise en question. Son remplaçant a bien fait quelques matches mais Yuri Berchiche ne convainc pas vraiment. Lors de la défaite à Strasbourg, il a même été l'un des pires sur le terrain alors que sa chance lui était donnée. Pour Kurzawa, c'est aussi cette absence de concurrence compétitive qui lui permet de rester comme le n°1. Mais la patience du coach parisien a aussi ses limites et les largesses défensives du latéral pourraient coûter cher, aussi bien à son équipe qu'au joueur. Car si Berchiche ne semble pas représenter une solution viable à cet instant, Kimpembe reste un défenseur qui connaît le poste et, lui, défend très bien...

Draxler, le grand test du relayeur

Depuis la blessure de Thiago Motta et son installation comme milieu relayeur gauche, Julian Draxler a peu à peu su convaincre. Intelligent, constant, régulièrement décisif et déjà très bien intégré aux côtés de Rabiot et Verratti, il a vite trouvé sa place et la place qu'occupera Motta à son retour est aujourd'hui devenue une inconnue. Depuis l'installation du milieu Verratti/Rabiot/Draxler, les bonnes performances s'enchaînent et deux tests avaient été cochés afin de valider cette formule.

Le premier a eu lieu à Monaco et les trois Parisiens ont régné sur l'entrejeu monégasque, signant une performance majuscule malgré le score de 2-1. Le PSG avait étouffé Monaco, s'était créé beaucoup d'occasions, dont certaines par Draxler, et n'en avait que très peu concédé. Mais l'ASM est actuellement au fond du trou et sa puissance offensive n'a finalement pas vraiment été un test pour ce milieu dont l'efficacité défensive reste une inconnue au plus haut niveau. Comme pour Areola ou Kurzawa, Draxler sera cette fois-ci sollicité défensivement, à n'en pas douter.

Il sera donc temps d'évaluer l'impact défensif de Draxler lors de phases de jeu où il ne pourra pas se contenter de sa spécialité défensive, l'interception, mais devra notamment gérer les inversions de position entre James Rodriguez et Thomas Müller, les insertions jusque dans la surface de Vidal ou Tolisso ou encore les dédoublements du latéral adverse, le pauvre Kurzawa ne pouvant pas vraiment compter sur Neymar dans ce cas-là. C'est toute la culture défensive de Draxler qui va donc être mise à contribution. En cas de succès, l'Allemand aura totalement validé sa capacité à être le troisième homme du milieu avec Verratti et Rabiot et il se positionnera alors comme un titulaire en puissance pour la seconde partie de saison.



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