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Celtic/PSG (0-5), les performances individuelles

Publié le mercredi 13 septembre 2017 à 4:23 par Iaro
Le PSG s'est aisément imposé 5-0 dans l'antre du Celtic, à l'issue d'une prestation aboutie. Retour sur les performances des joueurs parisiens au cas par cas.

Aréola : il avait été le plus gros point d'interrogation des discussions d'avant-match et comme il l'avait laissé entendre en conférence de presse, Emery a choisi de lui maintenir sa confiance pour cette rentrée européenne. Grand bien lui en a pris puisque le portier formé au club a réalisé une très belle prestation, qu'on pourrait presque qualifier de match-référence pour lui. Déterminant juste après l'ouverture du score d'une claquette sur un coup franc aux 20 mètres de Griffiths, il réalisera encore un gros arrêt par mi-temps, en plus d'avoir assuré au pied et dans les airs. Avec, en plus, une belle sortie au sol devant Sinclair au milieu de la deuxième période, il a complété sa panoplie et réalisé un sans-faute. A poursuivre.

Daniel Alves : depuis son côté droit, le Brésilien, de retour dans le onze de départ, a été le troisième meneur de jeu du PSG avec 131 ballons disputés. Il a aussi été l'un des détonateurs du début de match, avec plusieurs montées saignantes, ponctuées de centres réussis, dans le premier quart d'heure. Ajoutant le vice à la tonicité quand il réalise une légère faute qui change tout au départ de l'action sur le 1-0, il a en revanche connu quelques difficultés sur le plan défensif, comme sur l'occasion de Sinclair en fin de première période où l'Anglais passe entre l'ancien de la Juventus et Motta pour aller défier Aréola. Néanmoins, son activité et son impact, y compris physique dans un match rugueux après la pause, a fait du bien.

Marquinhos : après une prestation un peu en dedans contre Metz, l'ancien de l'AS Roma s'est en partie ressaisi. Sans doute regénéré par les quatre jours de battement entre les deux matchs, on l'a vu tranchant et alerte sur les duels au sol dès les débuts du match. Mais on le retrouvera encore un peu court sur plusieurs actions passée la première demi-heure, jusqu'à l'occasion du Celtic à la 65e sur laquelle Sinclair le déborde en accélérant, après l'avoir fixé sur le côté droit. Sur une note plus positive, son total d'interceptions (3, meilleur total du match côté parisien) valide qu'il est sur la bonne voie et qu'il a peut-être retrouvé un peu de son peps.

Thiago Silva : comme Alves, il n'avait plus démarré un match avec le PSG depuis l'opposition contre Toulouse mi-août, et il faisait son retour parmi les onze titulaires. Sans doute le meilleur défenseur parisien du soir en Ecosse, du moins celui qui a réalisé la performance la plus complète, il a donné le ton à la récupération en jaillissant régulièrement hors de sa ligne arrière et en permettant à son bloc défensif de se fixer le plus haut possible sur le terrain. Cette attitude est à saluer alors qu'on l'a parfois critiqué pour son habitude d'évoluer trop bas, et cela a eu un impact direct sur l'excellent rendement du milieu de terrain parisien dans le pressing. Jamais ennuyé avec le cuir, il a imprimé le rythme d'une relance rouge et bleu souvent brillante et pas avare de prises de risque payantes.

Kurzawa : même si sa prestation d'ensemble est finalement assez honorable, on a parfois l'impression que l'histoire bégaie avec le jeune latéral gauche du PSG, qui a peiné à se mettre au diapason de ses coéquipiers en première période. Pas toujours à l'aise dans ses prises de balle, en difficulté dans la compréhension du jeu, il a parfois eu du mal su se mettre à la hauteur de l'immense duo Rabiot-Neymar de la première période. Il va quand même progresser au fil du match, et notamment dans la partie offensive de sa partition, avec plusieurs bons centres tout du long, jusqu'à celui du cinquième but qui trouve la tête de Cavani. Il doit néanmoins monter en puissance pour s'imposer durablement dans ce onze galactique.

Thiago Motta : le vétéran du milieu parisien a réalisé un match extraordinaire dans son rôle de pointe basse du milieu parisien. Déjà bon dans le milieu à deux vu à Metz, la prestation majuscule du milieu parisien a forcément encore contribué à réduire l'adversaire du soir au néant, ou presque. Comme Silva, sa capacité à aller imprimer le pressing loin de ses bases habituelles et ses qualités dans les sorties de balle ont été autant de raisons de se réjouir. Forcément en déclin en deuxième période, on a vu la qualité de sa relance commencer à décliner légèrement après l'heure de jeu, jusqu'à une perte de balle finalement sans conséquence plein axe dans ses trente mètres en fin de match. On en redemande.

Verratti : l'axe Inter-Pescara a tourné à plein régime dans l'entrejeu parisien, avec plus de 160 ballons disputés pour chacun des deux italiens du milieu, une rareté dans un match de ce niveau. La complicité des deux Italiens a été l'une des clés de l'excellente première mi-temps de la ligne médiane du onze du PSG, dans une période qui a suffi à plier le match. Un peu critiqué, parfois à l'excès, pour son début de saison perfectible, il a sorti, comme Aréola, son match référence 2017/18 qui devra lui permettre de dérouler par la suite. Brillant dans le jeu court, mi-long ou pour renverser, comme sur le second but sur lequel il sollicite Mbappé à l'opposée, il a même tenté un tir de vingt-cinq mètres en toute fin de match, une rareté chez lui. 

Rabiot : pour rendre un hommage complet au milieu à trois parisien du soir, il faut parler de l'heure de jeu majuscule du jeune relayeur parisien. Exceptionnel dans l'orientation du jeu (son extérieur du pied pour Kurzawa à la 15e, sur l'action du but hors-jeu de Cavani, est un petit bijou), hyperactif et très complice avec Neymar, avec qui il a beaucoup combiné, il a tout fait aux locaux, avec et sans ballon. Agressif, il peut encore progresser dans la capacité à rester en tension tout du long, dans l'attaque de balle et la précision de certains passes faciles. Mais c'est bien tout le positif de son match qu'il faut retenir ce soir. Hélas, touché à l'adducteur, il a cédé sa place à Draxler pour 30 minutes, occasionnant le retour au 4-2-3-1 du PSG. En difficulté à Metz, l'Allemand a cette fois brillé dans une position plus naturelle. Présent dans beaucoup de bons contres parisiens en fin de match, c'est lui qui pousse Lustig à la faute d'un centre sur le 4-0.

Mbappé : dans un rôle théorique d'attaquant droit dans le 4-3-3 parisien, c'est bien dans ce couloir qu'on a retrouvé l'ancien de l'AS Monaco, au moins au début des actions, lors de la première demi-heure. C'est justement esseulé au second poteau de ce côté du terrain qu'on le retrouve pour aller reprendre une remise de Neymar sur le 2-0. Un peu plus en difficulté pour exister dans ce rôle par la suite, signe que la question du meilleur profil pour occuper ce couloir va encore agiter les débats un moment, il a néanmoins été très propre, et même souvent impressionnant de facilité, techniquement. Cherchant souvent Neymar pour combiner avant le passage au 4-2-3-1 qui lui a offert une solution de plus avec Draxler, il a profité de la fin de match et des nombreuses permutations entre les trois milieux offensifs parisiens pour terminer fort. Remplacé par Lo Celso pour dix minutes.

Neymar : le Brésilien avait à coeur de signer ses débuts en Ligue des Champions avec son nouveau club, et il n'a pas attendu longtemps pour le faire. Buteur de près à l'issue d'un excellent appel dans le dos de son latéral sur un contre, puis passeur intelligent pour Mbappé (même si son offrande visait plutôt Cavani) pour le 2-0, la méga-star parisienne a démarré fort. Par la suite, même s'il aura un nouveau temps fort dans la dernière demi-heure parisienne, on l'a vu un peu moins en réussite, et surtout pertinent, dans son jeu. Face à un adversaire rugueux et chambreur, l'ancien de Barcelone a parfois semblé sortir, un peu, de son match. D'où une baisse de régime dans l'efficacité, y compris aux abord de la surface adverse, en deuxième mi-temps. Dans la lignée de son match dans le match, notamment avec Ralston, il a terminé averti pour protestation.

Cavani : évacuons vite les invariants concernant l'Uruguayen, à savoir qu'il a, comme souvent, disputé moins de 40% de ballons en moins que l'avant-dernier joueur parisien dans ce domaine, et qu'il n'a pas ménagé sa peine défensivement, avec plusieurs retours jusqu'à sa défense (on l'a même vu prendre la place d'Alves sur un contre adverse) quand la situation l'exigeait. Pour le reste, si on exclut le pénalty du 3-0, qu'il a obtenu et bien exécuté, il a donné l'impression de globalement rater son match pendant le plus clair du match, avec une implication très faible dans le jeu de la part des autres offensifs parisiens. Son ballon loupé sur le 2-0 (finalement avec bonheur) et sa remise totalement ratée pour Mbappé peu après l'ont mis en difficulté à un moment où le niveau technique parisien était à son meilleur. Jamais à un paradoxe près, il clôture son match avec un but de la tête hallucinant pour le 5-0, qui lui permet de finir avec un nouveau doublé, et de chasser les doutes.

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