Article 

Quel PSG face au Barça ?

Publié le mardi 14 février 2017 à 12:32 par Philippe Goguet
Le PSG reçoit le FC Barcelone ce mardi soir à l'occasion des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Si le PSG est privé de nombreux éléments clés (les deux Thiago notamment), Unai Emery a également quelques interrogations concernant son onze de départ.

Choix réduits pour remplacer les Thiago

A l'heure d'affronter l'une des références européennes, c'est une équipe du PSG encore une fois privée de plusieurs joueurs clés que va devoir aligner Unai Emery au coup d'envoi. La suspension de Thiago Motta était connue depuis décembre, le forfait de Thiago Silva est tombé hier soir et les Parisiens vont donc se présenter au coup d'envoi sans leur capitaine et son adjoint, perdant au passage autant en talent qu'en expérience. A l'heure d'affronter l'une des meilleures attaques de l'histoire, avoir deux absences pareilles dans le secteur défensif est d'ailleurs probablement ce qui pouvait arriver de pire mais le mal est fait.

De plus, les possibilités pour les remplacer ne sont pas forcément idéales, notamment car leurs deux remplaçants ont chacun au minimum onze ans de moins, soit l'équivalent d'une carrière complète. Dans l'axe de la défense, c'est le jeune Presnel Kimpembe qui va faire la paire avec Marquinhos. Les autres options se nomment Serge Aurier et Grzegorz Krychowiak mais le premier n'a jamais joué dans l'axe avec Marquinhos tandis que le second n'est même pas dans le groupe. Autant dire que le choix est vite vu pour Unai Emery et la méritocratie que le Basque tente de mettre en place doit aujourd'hui profiter au gaucher de 21 ans.

Indirectement, cette absence du Polonais donne aussi le nom du remplaçant de Thiago Motta et il s'agira donc d'Adrien Rabiot. Depuis quelques semaines, le coach parisien teste cette solution lors des entraînements et sur des bouts de match, convaincu que le gaucher élancé est la meilleure solution en l'absence de Motta. Jusque-là, tous les tests n'ont pas été probants mais Paris paye là son incapacité à trouver un remplaçant à Motta depuis des années. A défaut d'avoir un Motta-bis, ce sera donc un profil polyvalent comme Rabiot.

Les latéraux, le grand chantier

Si les deux grands absents sont à la fois durs à remplacer, vu leur niveau, mais finalement plutôt simples, vu le peu de solutions, particulièrement concernant Motta, la reste de la base défensive est bien moins certaine. Si Trapp ou Marquinhos n'ont aucun doute quant à leur statut de titulaire, les deux ailes sont en revanche des plus incertaines, comme à chaque rencontre. Il n'est plus question de turnover, seulement d'aligner le meilleur de chaque côté et aucun des candidats n'a réellement pris le dessus sur l'autre et chacun peut envier l'autre : Kurzawa a des jambes quand Maxwell a de la justesse tandis qu'Aurier a de la puissance quand Meunier s'appuie plus sa technique. 

Chaque solution présente à la fois bon nombre d'atouts et de points négatifs, selon l'endroit du terrain qu'on regarde. Pour attaquer le point faible barcelonais qu'est Sergi Roberto, Kurzawa est bien évidemment mieux doté mais Maxwell défend mieux et encadrera également avec plus de sûreté le jeune Kimpembe. Sur l'autre aile, la même problématique se pose avec un Aurier capable d'oppresser physiquement Neymar mais dont les lacunes techniques particulièrement visibles en ce moment pourraient faire très mal quand le Barça va se mettre à presser. 

Di Maria, Lucas, Draxler, trois joueurs pour deux postes

A l'heure de choisir ses arrières latéraux, Unai Emery n'a aucune solution évidente qui se dégage et c'est finalement par paire qu'il pourrait faire son choix. Car devant les deux défenseurs se retrouveront forcément deux ailiers avec lesquels l'entente devra être la plus fluide possible. Testée à de nombreuses reprises, l'entente entre Draxler et Kurzawa n'est pas vraiment apparue comme évidente et l'Allemand, attendu côté gauche, pourrait indirectement offrir son soutien à Maxwell de cette façon. Face à Sergi Roberto, reconverti arrière latéral, le fin dribbleur qu'il est aura forcément un rôle à jouer dans cette partie et sa complémentarité avec un joueur qui monte moins devient forcément moins cruciale. Il est évidemment possible qu'il manque régulièrement de soutien mais il pourra aussi jouer sa carte individuelle à fond face à un joueur peu habitué à cet exercice.

Sur l'autre aile, la paire Aurier/Di Maria se connaît bien et s'entend mieux que celle avec l'Ivoirien et Lucas. Autre souci, aussi bien Lucas qu'Aurier souffrent aussi de leurs performances sportives moindres du moment et leurs titularisations n'ont rien d'évidentes d'un point de vue individuel. Au contraire, la concurrence donne des ailes à Di Maria qui enchaîne les gros matches. Dans une partie où le PSG risque de devoir jouer en contre, l'Argentin est même un des meilleurs joueurs de l'effectif quand il s'agit de jouer en transition. Avec Draxler sur l'autre aile, il offre aussi la possibilité d'échanger d'aile sans souci, là où Lucas peine sur le côté gauche. A l'heure de faire le bilan entre les deux ailiers, seuls les coups de pieds arrêtés semblent plaider en faveur de Lucas, plus régulier que Di Maria dans le domaine. Quant à la complémentarité avec l'arrière, c'est même un trio avec Verratti et Aurier qui se dessine très régulièrement. Mais derrière ses histoires de complémentarité d'ailes, il ne faut pas oublier que c'est Meunier qui a le plus joué dernièrement...

Concernant, les trois ailiers, il reste une dernière solution, celle consistant à les aligner ensemble avec l'un des trois qui glisserait dans l'axe. Cela enlèverait un milieu de terrain entre Rabiot, Matuidi et Verrati, très probablement le premier cité, et offrirait plus de solutions offensives. La solution paraît toutefois osée pour plusieurs raisons : aucun des trois n'a jamais joué dans l'axe cette saison, les n°10 identifiés par Emery sont Pastore et Ben Arfa, tous deux un peu justes physiquement pour un match pareil, et Paris n'a aucun intérêt à prendre des risques dès le premier match, encaisser des buts à domicile dans un match de coupe d'Europe étant particulièrement pénalisant. Et comme il l'a expliqué hier, Unai Emery ne compte «pas faire de changements drastiques.» En conséquence, le 4-3-3 parisien devrait donc défier celui du Barça, au moins au coup d'envoi. Le scénario de la rencontre écrira ensuite l'histoire, et les entrants pourraient même en être les héros.

Une équipe possible : Trapp - Meunier (ou Aurier), Marquinhos, Kimpembe, Maxwell - Verratti, Rabiot, Matuidi © - Di Maria, Cavani, Draxler.

Match lié 


News 

Aujourd'hui

lundi 27 mars

dimanche 26 mars

samedi 25 mars

vendredi 24 mars

jeudi 23 mars

mercredi 22 mars

 

Soutenez-nous 
Réseaux sociaux