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Le match, la suite, la tactique, Navas, Icardi, la conf' de Tuchel après PSG/Bruges (1-0)

Publié le jeudi 7 novembre 2019 à 1:40 par Philippe Goguet
Après la victoire 1-0 contre Bruges et la qualification de son équipe pour les 8es de finale de la Champions League, Thomas Tuchel s'est arrêté en conférence de presse pour refaire le match, notamment la partie tactique ou encore les performances individuelles de Navas et Icardi.

Ce qu'il retient : la qualification ou les difficultés rencontrées ?

« Les deux. C'était clair avant le match qu'on allait souffrir, c'est possible à chaque match en Ligue des Champions et donc contre une équipe comme Bruges qui a fait 25 matches cette saison et n'en a perdu que deux, les deux fois contre nous. Qui pense qu'on peut gagner contre une équipe comme ça sans souffrir ? Ce n'est pas la réalité. C'était clair que cela pouvait arriver et c'est ce qui s'est passé. En première période, au départ, on très bien commencé avec le ballon mais on a perdu trop de ballons dans leur camp lors des quinze premières minutes. Après, on a été plus équilibrés, très haut, on a contrôlé davantage le match et on a eu 70% de possession, on a contrôlé leurs contres pendant 30 minutes et c'était excellent. En deuxième mi-temps, on a contrôlé aussi le début puis on a fait quelques erreurs faciles. Peut-être parce que quelques joueurs sont fatigués, parce que certains ont joué après des blessures et sont un peu trop utilisés. Donc on a perdu des ballons. Après le penalty, j'ai eu le sentiment qu'on a joué avec la peur de perdre cette victoire alors que l'autre équipe jouait avec la mentalité de n'avoir rien à perdre. C'était dur et le moment pour souffrir mais c'est notre quatrième victoire sans encaisser de but. Je suis très heureux que cela ait été possible car c'est toujours un gros effort physique en Ligue des Champions. »

L'objectif jusqu'à la trêve maintenant que vous êtes qualifiés pour les huitièmes de finale ?

« C'est peut-être ennuyant mais le prochain objectif, c'est de bien récupérer demain (jeudi) et après-demain (vendredi) car on doit encore jouer un match à Brest samedi (17h30). Ce sera ensuite la trêve qui est toujours exigeante pour nous. Ça ne sera pas facile à Brest de rejouer, ni mentalement ni physiquement. C'est le défi de trouver une équipe qui est prête pour continuer comme ça. On doit jouer six matches entre les deux trêves et on en a gagné quatre, avec un seul perdu, mais on n'a pas peur de perdre. On a faim de gagner. On est qualifiés, c'est superbe mais nous reste deux matches à jouer, un grand test contre le Real (le 26 novembre) puis après Galatasaray au Parc (le 11 décembre). On fait toutes les choses pas à pas, comme d'habitude. »

Pourquoi ce passage en 5-3-2 en fin de rencontre ?

« C'était seulement afin de donner un peu de contrôle et être plus courageux concernant les espaces à défendre en avançant. C'était un peu difficile en cette fin de match avec une défense à quatre car les attaquants de Bruges jouaient à la fois très au large et très haut dans les demi-espaces. Ce n'était jamais clair et on voulait toujours presser et fermer et les espaces très haut. C'était la possibilité de nous donner un peu de contrôle et des distances plus courtes pour défendre en avançant et être plus agressifs. On voulait être en bloc avec les cinq ensemble pour enfermer les six (joueurs de Bruges sur les phases offensives). Ils ont contrôlé le match et joué de façon très fluide, avec beaucoup de confiance. Il fallait beaucoup courir. Ainsi, les distances étaient plus courtes et c'était plus facile avec Marquinhos, Thiago et Kimpembe de protéger les demi-espaces et faire le pressing sur les côtés avec Colin et Juan sans ouvrir d'espaces. C'était l'idée et je dois regarder encore si c'était une bonne idée ou non. »

Un PSG qui est apparu assez pauvre offensivement...

« Vous êtes un peu gâté... On en a marqué 4 contre l'OM, 4 contre Nice, 5 à Bruges et voilà... Maintenant, nous sommes pauvres en attaque ? Je ne peux pas répondre car je n'ai pas le même avis que ça. Si on ne peut pas accepter qu'il y a des matches qui se finissent à 1-0 ou 2-1, on doit s'arrêter. Si on attend de nous qu'on gagne toujours de 3 ou 4 buts, on va être très déçus à la fin de la saison... »

Le grand match de Navas :

« S'il apporte de la sérénité ? Oui, il est tranquille, super tranquille. Il nous donne un bon sentiment car il est très calme, confiant et toujours attentif. Aujourd'hui, il a été exceptionnel mais il était impliqué avant le penalty. Nous ne voulions pas qu'il allonge le jeu quand Thiago et Kimp' sont là pour jouer court (NDLR au départ de l'action, c'est une mauvaise relance de sa part sur un Belge qui aboutit au penalty) mais c'est comme ça. Il a aussi la confiance pour rester calme et il ne la perd pas, c'est la meilleure chose. Pour moi, le gardien, ce sont des postes très spéciaux, c'est un peu comme des joueurs de tennis, on doit accepter que l'on fait des erreurs. La différence entre deux gardiens, c'est la manière dont ils s'adaptent aux erreurs vu que tout le monde en fait. Dans le but, c'est très important qu'il ne perde pas confiance et reste calme. Keylor est super tranquille et a beaucoup de qualités, c'est bien. »

Un Icardi vite et bien intégré :

« Je suis un peu surpris parce qu'il ne parle pas beaucoup français alors qu'on parle toujours cette langue mais il s'est vraiment vite intégré. Il s'est très vite adapté à notre style et il est vraiment très intelligent sans le ballon, toujours prêt à souffrir pour l'équipe, à offrir des espaces. Il est très intelligent tactiquement et je suis surpris car je ne sais pas avant combien de jours et de semaines vont être nécessaires pour chaque joueur mais il est allé très vite. Il a été décisif à de nombreuses reprises pour nous et cela donne beaucoup de confiance à tout le monde. Nous sommes heureux. »

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