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Le match, Neymar, la tactique, le VAR, le mental, la conf' de Tuchel après Real Madrid/PSG (2-2)

Publié le mercredi 27 novembre 2019 à 2:22 par Philippe Goguet
C'est un Thomas Tuchel conscient d'avoir été dominé mais pas mécontent du résultat qui s'est présenté devant la presse après Real Madrid/PSG (2-2) ce mardi soir. Il est aussi revenu sur le match de Neymar, entré à la pause comme envisagé, sur le 4-2-3-1 de la seconde période, sur le VAR et sur le mental de son équipe.

Un Real Madrid supérieur au PSG ?

« Oui, vous avez raison, le Real était la meilleure équipe aujourd'hui (mardi) pendant beaucoup de minutes. C'était difficile pour nous de trouver des espaces et de prendre des décisions. On a joué trop compliqué, on a joué pas assez vite, pas assez simple, pas avec la confiance qu'il est nécessaire d'avoir pour jouer ici. Le Real a joué très fort, avec beaucoup de confiance. Ils ont montré que c'est une équipe qui a gagné trois fois la C1. Quand on a joué de façon plus fluide, on a eu des occasions, on a trouvé des espaces mais ce n'était jamais assez décisif. On a eu un gardien extraordinaire avec Keylor Navas, ce n'est pas interdit, on a eu de la chance, ce n'est pas interdit. On doit aussi admettre qu'on a montré de la mentalité, on a n'a jamais laissé le match au Real. Il y avait 2-0 et c'était nécessaire pour nous de marquer un but car, après le but, c'était plus libre et plus facile. Il y a aussi des choses positives à retenir : la performance de Keylor, la mentalité à la fin, la qualité des gars qui sont rentrés avec Ney, Pablo Sarabia et Draxler qui ont fait la différence. C'est bien pour nous afin de grandir, c'est absolument nécessaire de nous améliorer après un match comme ça mais ce n'est pas interdit de rester calme et d'admettre qu'on a 13 points avec cinq matches et qu'on a gagné cette poule.»

 

Son choix de ne pas titulariser Neymar, l'entrée du Brésilien et la peur de le perdre :

« Non, je n'ai pas peur car on a une connexion entre nous et j'ai été honnête avec lui. Je lui ai dit que je préfère qu'il finisse le match avec nous. On avait fait la même chose avec Kylian (Mbappé) à Bruges, pareil à Galatasaray. Mais Neymar a manqué six semaines et il n'a joué qu'une fois et ce n'était pas nécessaire de prendre le risque qu'il commence aujourd'hui. Je ne voulais pas qu'il sorte d'un match comme ça. C'était une possibilité d'avoir un match difficile et de beaucoup défendre. Donc je préférais qu'il termine la rencontre de façon certaine. J'ai parlé avec lui honnêtement. Il a été blessé à chaque mois cette saison et j'ai fait ça pour lui aussi, pour sa santé. Ce n'était pas le moment pour moi de changer notre structure, on a gagné 4 matches avec celle-là. Dans notre analyse du Real Madrid, il fallait courir beaucoup au milieu. Et je ne sais pas si c'était possible de faire comme on l'a fait en seconde mi-temps avec seulement 2 joueurs au milieu, Marquinhos et Verratti. Ils sont morts maintenant. On peut le faire pendant 45 minutes, pas plus. Je n'ai pas peur de perdre Neymar car on a une bonne relation et ce n'était pas grand-chose. »

Ce qu'il a pensé de son 4-2-3-1 en seconde période avec les quatre attaquants :

« Je ne sais pas si on peut trop analyser aujourd'hui car je pense vraiment que ce n'est pas une question de structure mais de mentalité, de courage, de comment et quelles décisions on prend. Ce n'est pas un match pour analyser la structure, on a pris beaucoup de risques en seconde période. L'idée, c'était de montrer à l'équipe qu'on prend des risques maintenant, on ne peut pas seulement défendre bas car ce n'était pas possible de pousser le match dans le camp adverse. On n'a pas été assez discipliné en attaque. On n'a pas trouvé les espaces nécessaires et on a donc pris beaucoup de risques. Ce n'était pas notre meilleur match, en deuxième mi-temps non plus mais ce n'est peut-être pas le moment pour analyser la structure. C'est plus une mentalité qu'on a montré, on n'a jamais renoncé. C'était nécessaire de prendre un but, peut-être, c'est parfois comme ça. Mais nous ne sommes pas la première équipe qui a la chance de prendre un point ici. »

L'épisode de la VAR avec le vrai-faux carton rouge de Courtois :

« On a eu beaucoup de sujets de discussion dans le vestiaire mais pas la VAR ! On avait beaucoup de choses dont on devait parler. Pour moi, il s'agissait de savoir si c'était dans ou en dehors de la surface, penalty ou non.  Je n'ai pas vu après le match s'il y avait faute de Gueye mais je suis convaincu que l'arbitre ne peut faire ça que si c'est évident qu'il a pris une mauvaise décision. Si c'est comme ci comme ça, qu'il y a faute ou pas, ce n'est pas possible que le VAR appelle l'arbitre pour regarder encore. C'est ça la règle pour moi. Sur le terrain, ce n'était pas une grande erreur, c'était une décision où il était possible de siffler faute ou pas. Mais il était très proche et a décidé de laisser jouer donc ce n'était pas une faute clairement. Donc pour moi, ce n'est pas possible que le VAR l'appelle à ce moment-là. Mais je ne suis pas sûr d'avoir raison ou non sur ces choses-là mais c'était un peu bizarre. »

Un PSG qui progresser mentalement grâce à ce scénario ?

« Oui, peut-être qu'on peut utiliser ce match pour les huitièmes ou avant le match. Cela peut être un match qui, à la fin, va nous donner confiance, qui va nous montrer que c'est nécessaire de combattre, de rester dans le match, de toujours croire que c'est possible, que l'on mérite peut-être d'avoir de la chance. C'est peut-être mieux pour ça et mieux qu'on fasse un match nul plutôt que de perdre. Peut-être qu'on s'en servira avant le 8e de finale, car c'est une tâche très compliquée pour nous évidemment. Il y a de grands défis à venir et c'est peut-être une bonne expérience à vivre maintenant. »

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