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Metz/PSG (1-5), les performances individuelles

Publié le samedi 9 septembre 2017 à 3:54 par Iaro
Le PSG s'est imposé 5-1 à Metz dans un match qui s'est débloqué dans sa dernière partie. Retour sur les performances des joueurs parisiens au cas par cas.

Aréola : après un bon match contre Saint-Etienne avant la trêve, l'international français est retombé dans ses malheureux travers. Facultatif sur l'égalisation messine, sur laquelle sa défense l'abandonne quelque peu, il inquiète sur l'occasion locale suivante en laissant passer un ballon sans intervenir... Qui tape son poteau avant de sortir en six mètres. Surtout il manque d'offrir, d'une passe manquée de la tête, le 2-1 à Rivière qui, plein axe face à son but ouvert, loupe le cadre. Qui sait si cette action n'a pas été le tournant du match, puisque Assou-Ekoto sera expulsé huit minutes plus tard, plaçant les Messins en infériorité numérique, avant d'être en infériorité au score deux minutes plus tard. Le gardien formé au club n'a eu aucun autre arrêt à faire, rien eu de particulier à se mettre sous la dent pour améliorer son bilan, et son match apparaît forcément comme raté. On se souvient qu'il avait pris la place de Trapp l'an dernier à cet exact moment de la saison avant le premier match de Ligue des Champions. L'histoire va-t-elle bégayer, mais dans l'autre sens ?

Meunier : le Belge a connu des débuts un peu lourds, alors qu'il a été titulaire deux fois avec sa sélection pendant la trêve, avec un étonnant bilan cumulé de 3 buts et 5 passes décisives à la clé. Il était de nouveau dans le onze de départ en terre lorraine et Berchiche a démarré de façon plus active de l'autre côté du terrain, avant que les choses ne se renversent quelque peu, aussi car le jeu parisien penchait d'abord à gauche. L'ancien de Bruges a construit sa performance très honorable dans la durée, et sa reprise hors cadre dans une position légèrement excentrée à droite à la 27ème minute a lancé son match. Plus actif et en vue par la suite, il a multiplié les efforts dans son couloir, et sa persévérance a été récompensée puisqu'il offre la passe décisive du dernier but parisien à Lucas en toute fin de match. 

Marquinhos : le Brésilien avait trois mi-temps, en plus des heures de vol, dans les jambes à l'issue des matchs avec sa sélection et cela s'est senti. Déjà pas souverain cette semaine contre la Colombie, on l'a retrouvé un peu discret ce vendredi soir. Si on le compare à Kimpembe, cela ne s'est pas tant vu par les touches de balle, au sein d'un PSG largement dominateur dans la possession (72% au total pour Paris), que dans le mordant défensif. Aucune interception contre trois au crédit de son cadet, cette statistique suffit à mesurer à quel point l'un avait du jeu et l'autre pas, et il ne serait pas étonnant qu'on retrouve encore le Français titulaire mardi aux côtés de Thiago Silva, tant celui-ci impressionne. Pour revenir au match de l'ancien de la Roma, il est légèrement fautif sur la toile (sans conséquence) d'Aréola puisque sa passe en retrait de départ était compliquée à gérer, et il est absent des débats au moment du but de Rivière, qui surgit au coeur de la zone d'influence défensive du petit Marquis pour égaliser. A noter qu'il a terminé la partie avec le brassard de capitaine.

Kimpembe : quelques éléments ont été donnés sur la performance du titi de la défense parisienne ci-dessus, et celui-ci a été l'auteur d'un match réussi, autoritaire et dominant sur l'homme. Il possède désormais une palette de défenseur moderne et complet assez exhaustive, et on l'a même vu ressortir un ballon avec dynamisme sur 50 mètres, en portant le cuir sur son côté gauche avant de provoquer un décalage, en fin de première mi-temps. L'axe de travail prioritaire concerne son côté saignant, qu'il doit apprend à canalyser. S'il passe pour le moment entre les gouttes, il a encore été l'auteur d'un tacle très limite sur un duel où son vis-à-vis était dos à lui, sur lequel il s'en est tiré sans carton. La pression autour du PSG, entre la performance de M.Desiage qui a fait parler à l'issue du match, et l'effectif galactique du PSG, va forcément s'amplifier dans les semaines à venir, et les Parisiens seront scrutés, avec peut-être plus de sévérité selon les hommes en noir du soir.

Y. Berchiche : la première titularisation de l'ancien de la Real Sociedad était l'une des curiosité du soir et après une préparation compliquée, l'Espagnol a donné quelques gages. Semble-t-il débarrassé de ses pépins physiques qui l'avaient sans doute amoindri lors des matchs amicaux d'été, il a été le meilleur Parisien du premier quart d'heure. Hyper disponible dans son couloir, toujours en mouvement et tranchant dans ses appels en profondeur, il a souvent créé le décalage par son activité, les situations de centre se multipliant sur son côté. L'ouverture du score aurait même pu venir d'un de ses déboulés dès la 11ème, sans la maladresse de Draxler au bout de son centre. Plus intermittent par la suite mais jamais inintéressant, on l'a encore retrouvé assez haut sur plusieurs situations de centres, généralement de bonne facture. On a pu mieux apprécier la dimension physique de son jeu, qui avait séduit le staff au moment d'en faire la doublure de Kurzawa, mais il a logiquement fini avec des crampes. Très encourageant, et rassurant dans l'optique d'en faire un candidat au turnover.

T. Motta : le capitaine parisien a été, comme souvent, omniprésent. Avec 114 ballons en 78 minutes, il faut encore en partie résumer son match à son statut de plaque tournante indéboulonnable du jeu du PSG. A la clé très peu, voire pas de perte de balle, et quelques décalages très bien sentis sur des appels de ses latéraux. On a apprécié sa capacité à presser haut dès la perte de balle, alors que son double-pivot avec Rabiot était autant une curiosité qu'une nouveauté dans le PSG version 2017-18, et à se trouver dans les bonnes zones pour orienter le jeu rapidement sur les transitions offensives. Très bon, il sera probablement du combat en Ecosse mardi, et Emery l'a logiquement économisé pour le dernier quart d'heure. Un Lo Celso impliqué mais pas décisif l'a remplacé pour la fin de match, dans un PSG déjà tranquille sur son sort. L'Argentin a tenté quelques décalages compliqués, dans la lignée de son entrée très intéressante contre l'ASSE, mais sans réussite cette fois.

Rabiot : le milieu à deux choisi par Emery en terre messine comportait le risque de sa moindre densité, en comparaison de la ligne de trois habituellement alignée, mais l'avantage de la fraîcheur physique, puisque ni lui ni Motta n'avaient été impliqués par les récentes joutes internationales. Cela s'est vu à la qualité de la récupération parisienne qui a été saignante, et le relayeur formé au club a largement participé à ce dynamisme. Dans son binôme avec l'Italo-Brésilien, il a été les muscles, et cela s'est vu à son nombre de duels aériens disputés et de tacles tentés, plus important que son capitaine. Il a aussi pris plus de risque, avec davantage de dribbles, et de ballon perdus, revers logique de la médaille. Très bon pour trouver le décalage au coeur du jeu en milieu de seconde mi-temps -il sera d'ailleurs passeur décisif, de façon un peu anecdotique tant c'est le Brésilien qui a brillé, sur le but du 3-1-, il est en revanche devancé par Rivière sur le but du 1-1, passé dans son dos pour battre Aréola. Malgré cela, il a été globalement très en vue, et il a été remplacé pour les dernières minutes par Nkunku.

Draxler : ceux qui connaissent bien l'international allemand avaient prévenu que l'ancien de Wolfsburg n'a rien d'un joueur de couloir droit, et la réalité leur a donné raison. Totalement perdu et en retrait sur son aile pendant près d'une heure, il a traîné son spleen, qu'il n'a rien fait pour chasser quand il a placé sa frappe sur Kawashima dès la septième minute, alors qu'il avait beaucoup mieux à faire. Il a énormément joué arrêté et il n'a jamais su animer son half-space, au grand dam d'Emery qui l'a malgré tout maintenu pendant les 90 minutes. Un peu mieux sur la dernière demi-heure, profitant peut-être de la montée en puissance de Meunier dans son couloir qui a forcément ouvert des brèches puis de l'entrée de Lucas qui lui a permis de retrouver l'axe, son bilan reste très maigre puisqu'il n'a toujours pas ouvert sa ligne de statistiques, au sein d'un PSG pourtant auteur de cinq buts. Pour ne rien arranger, il a été averti à la 41ème pour un tacle trop engagé sur Balliu.

Mbappé : le transfuge de Monaco était la grande attraction du soir, et il n'a pas déçu. Très facile dans son rôle axial dès les débuts, il a été l'auteur de plusieurs geste déroutants avec le cuir, comme cet exceptionnel centre de l'extérieur du pied, pour Cavani qui se trouvait au second poteau (!) au coeur de la première période. Le collectif parisien est encore largement perfectible, et pour autant on l'a trouvé très à l'aise pour combiner avec Cavani et surtout Neymar, confirmant l'adage qui veut que "les grands joueurs parlent le même langage". Collectif sur le premier but quand il s'efface au profit de Cavani, mieux placé, il va se rattraper par la suite en inscrivant le but du 2-1, donnant un avantage aux siens que Paris ne perdra jamais plus, d'une demi-volée puissante, à l'instinct, des 20 mètres. Décisif aussi sur l'expulsion d'Assou-Ekoto, qui l'a découpé sur une situation de contre qu'il avait enclenché avec vivacité, ou encore sur le quatrième but sur lequel il se bat bien pour reprendre le centre venu de la gauche, il a signé ses débuts. Et il peut encore tellement plus. On n'a pas fini de se régaler.

Neymar : avec tout le battage médiatique autour de l'arrivée de Mbappé, on en aurait presque oublié le joueur merveilleux qu'est le Brésilien. Il va le rappeler à tout le monde en terre messine : si on n'était pas dans les standards de son récital face à Toulouse, il a quand même livré un grand match, alors qu'il est connu pour avoir parfois du mal à son retour de sélection brésilienne. Il a justement eu besoin d'un peu de temps pour se mettre en route mais c'est lui le premier qui a illuminé le jeu parisien, de plusieurs ouvertures de grande qualité en position basse et axiale, comme celle pour Cavani sur l'ouverture du score, bien trouvé d'un extérieur du pied en profondeur. Dans tous les bons coups pendant la grosse période de domination parisienne, il prend son destin en main à la 62ème quand il s'enfonce autoritairement dans l'axe et trompe le Japonais de Metz d'une frappe croisée, à nouveau des 20 mètres. Il terminera le match de la même façon en étant encore présent à l'avant-dernière passe sur les deux derniers buts. 4 buts et 4 passes décisives en autant de matchs, et surtout une emprise exceptionnelle, autant que son activité, sur le jeu parisien. Le site WhoScored, qui évalue les joueurs par le biais des statistiques, ne s'y est pas trompé et lui a attribué son troisième 10/10 en quatre prestations. 

Cavani : on ne s'attendait pas à retrouver l'Uruguayen en Lorraine, alors qu'il a disputé 180 minutes âpres sur les terrains d'Amérique latine ces derniers jours. Cette force de la nature était pourtant encore sur le terrain et il a rappelé à tout le monde son importance dans le PSG d'Unaï Emery. On a aperçu quelques bribes de la qualité du trio qu'il va former avec Mbappé et Neymar, même s'il est arrivé que les deux recrues offensives du PSG se débrouillent sans lui pour combiner. Double buteur sur les buts du 1-0, où il crochète bien le gardien avant de redresser du gauche, puis du 4-1 plus facilement, il a aussi, comme d'autres, un peu gâché et contribué à la relative stérilité parisienne de la première heure de jeu. L'impression finale est quoiqu'il en soit bonne, fort de son doublé et de certains efforts défensifs intermittents mais bien réels, en dépit de sa grande sollicitation dernièrement. Lucas l'a remplacé pour les premières minutes de jeu de la saison du Brésilien et celui-ci, entré à droite, a eu le temps d'ouvrir son compteur buts, de près face à Kawashima.

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