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PSG/Bruges (1-0), les performances individuelles

Publié le jeudi 7 novembre 2019 à 3:27 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 1-0 face à Bruges mais a encore beaucoup souffert face à des Belges accrocheurs et bien organisés. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Navas : Après un début de partie où il n'est pas malheureux quand une frappe belge passe juste à côté, il est ensuite régulièrement sollicité sur des actions assez peu compliquées qu'il gère très bien. C'est en seconde mi-temps que sa prestation prend une envergure bien plus importante. D'entrée, il réalise un gros double arrêt, avec notamment un formidable réflexe pour repousser une frappe contrée sur laquelle il était pris à contrepied. Arrive ensuite l'épisode du penalty qu'il va tout bonnement capter après avoir parfaitement lu le tireur. Trois arrêts qui rapportent trois points plutôt qu'un à son équipe.

Dagba : Pour sa première titularisation en Ligue des Champions, il est vite sollicité mais cela ne dure pas et il a le temps de s'installer dans son match. Il va d'ailleurs mettre près de 20 minutes à commencer à monter mais la première est pratiquement la bonne avec son centre au premier poteau qu'Icardi va convertir en but. Il se libère alors peu à peu dans son couloir et va apporter de façon régulière. S'il refuse toujours de centrer quand il ne voit personne, il va en revanche toucher le poteau extérieur sur une reprise en angle fermé et se montrer dangereux sur un centre tir. Sa partie avec le ballon est donc plutôt chargée, même s'il s'est montré parfois un peu sage dans ses relances. Défensivement, il a au final assez peu été mis à contribution et s'en est très convenablement sorti.

Thiago Silva : Le match du capitaine parisien a longtemps été l'un de ceux que l'on voit en de très nombreuses occasions, particulièrement cette saison quand il est associé à Kimpembe. Alors que Bruges attaque surtout par son aile droite, Silva se retrouve à effectuer des corrections de façon régulière et il est propre quand il est sollicité. Problème, il va assez peu l'être quand il concède un penalty évitable (et un peu dur) à quelques minutes de la fin mais cela ne le déconcentre pas pour autant, bien au contraire, puisqu'il termine très fort avec plusieurs grosses interventions en fin de partie. Dans la relance, il a souvent laissé Kimpembe tenter des choses difficiles et a assuré de son côté.

Kimpembe : Encore un match avec beaucoup de choses à dire pour le défenseur français, notamment des hauts et des bas. Solide en début de match, il se montre même dans l'ensemble dominant durant toute la rencontre dans les duels alors que Bruges avait pourtant ciblé ce côté gauche avec lui et Bernat pour attaquer. Il faut malgré tout noter qu'il va parfois être surpris par la vivacité adverse et les Belges se jetant dans les brèches qui s'ouvraient, notamment de façon bien visible une fois par mi-temps. C'est avec le ballon qu'il va se montrer le plus intéressant car il sera le seul défenseur qui va réussir à casser le pressing haut de Bruges avec des passes verticales appuyés et tranchantes, le tout avec une belle régularité. Un effort à noter vu la difficulté des Parisiens à avancer sur le terrain avec le ballon.

Bernat : L'Espagnol était d'humeur offensive ce mercredi et il l'a beaucoup montré, sans pour autant se montrer particulièrement précis devant les buts adverses malgré une offrande parfaite pour Mbappé en début de seconde période. Pour le reste, Bernat va bien représenter ce PSG qui a beaucoup le ballon mais n'en fait pas forcément grand-chose et se loupe régulièrement dans le dernier geste. Sa première période aura aussi été délicate d'un point de vue défensif avec des Belges qui l'avaient ciblé et plongeaient dans son dos dès qu'il montait. Ce fut mieux après la pause mais son ciblage par les équipes adverses devient récurrent.

Marquinhos : Dans cette partie où le PSG n'aura que rarement été à l'aise pour attaquer comme pour défendre, Marquinhos symbolise bien les difficultés parisiennes. Bruges attaque par les ailes et le Brésilien a donc longtemps été inutile dans son rôle de tampon devant la défense, à l'exception du début de la seconde période, puisqu'il n'a pu intervenir qu'à la retombée des centres et pas plus haut sur le terrain. Quand le PSG avait le ballon, il a bien réussi quelques passes longues intéressantes mais cela a été bien plus laborieux dans le jeu court, avec peu de décalages créés. Il finit en défense centrale, comme à l'aller, pour contenir l'ultime sursaut belge.

Gueye : Après avoir marché sur l'eau en début de saison, le Sénégalais a malheureusement été dans la suite de son match assez moyen de Dijon. S'il est intéressant quand il joue vite vers l'avant et notamment lorsqu'il trouve Di Maria devant lui, il ne va que bien trop peu y parvenir et son match va être globalement pénible d'un point de vue offensif, Gueye peinant à être réellement le relayeur qu'il est censé être. Défensivement, il va aussi être très loin de l'impact qu'il peut avoir en temps normal, signe de sa forme très moyenne du moment qu'on retrouve aussi sur certains ballons qu'il ne perdait pas auparavant.

Verratti : Le petit Hibou a fêté ses 27 ans avec un match où il se sera dépensé sans compter, au point de sortir épuisé. Très libre sur le terrain, il va se déplacer dans de nombreuses zones pour organiser la relance parisienne et tenter de casser le pressing adverse, ses coéquipiers le sollicitant en permanence car ne trouvant pas de solutions. L'Italien va faire ce qu'il peut, et c'est déjà beaucoup vu à quel point il va être pressé, et il va faire avancer le ballon de façon très régulière même s'il n'est jamais vraiment parvenu à délivrer la passe géniale qui ferait la différence. D'un point de vue défensif, il s'est beaucoup dépensé, sans pour autant peser forcément beaucoup, et a été averti de façon logique. S'il n'a pas tout réussi, dur de lui en vouloir tant les autres se déchargent sur lui dès que cela devient compliqué et on peut d'ailleurs se demander où irait le PSG sans lui pour assumer la relance.

Sarabia l'a remplacé pour les dernières minutes et il a tenté d'apporter immédiatement son jus.

Di Maria : Ailier très libre comme toujours, à droite en théorie mais aussi rapidement apparu à gauche ou même plein axe, l'Argentin va beaucoup tenter et créer de nombreuses situations, notamment quand il prend l'axe et se transforme en meneur de jeu parisien du dernier tiers du terrain. Ce fut d'ailleurs le seul joueur vraiment inspiré dans les 30 derniers mètres adverses avec un coup-franc bien repoussé, le décalage vers Dagba sur l'ouverture du score, une belle passe vers Mbappé qui partait vers le but et quelques autres transmissions superbes pour ses partenaires. Le déchet va aussi être au rendez-vous, à l'image de ses corners dans l'ensemble bien mal tirés, mais il aura dans l'ensemble apporté ce qui était attendu de lui.

Mbappé : Pendant de Di Maria à gauche, l'attaquant français est en réalité tout aussi libre sur le terrain et il va donc se promener dans de nombreuses zones avant de se fixer sur le côté gauche au sens large. Mal rentré dans son match peu importe le positionnement, il va notamment multiplier les beaux gestes mais se loupe quand il faut faire dans l'utile à l'image de cette conduite de balle ratée alors qu'il pouvait partir au but. Dans ce rôle de faux ailier, il ne va jamais parvenir à exploiter ses qualités malgré la présence de Verratti et Bernat souvent proches de lui et il se rate complètement sur un centre de l'Espagnol qui ne demandait qu'à être converti en but. Même s'il va comme d'habitude très peu défendre, tout ne va pas être négatif pour autant puisqu'il a parfois su combiner avec ses partenaires. Cela restera malgré tout comme un match bien pauvre dans les standards du joueur.

Draxler l'a remplacé pour la fin et l'Allemand entré comme milieu relayeur droit a fait du bien avec un peu de justesse technique pour tenir le ballon dans l'entrejeu.

Icardi : Avec 25 ballons touchés, on pourrait presque croire que l'Argentin a particulièrement pesé dans le match mais c'est en réalité surtout son nouveau but de renard des surfaces qui a rappelé sa présence et la raison pour laquelle il est aujourd'hui l'avant-centre n°1 du PSG. Ce fut d'ailleurs pratiquement sa seule apparition dans la surface et il a touché le reste de ses ballons bien loin du but, souvent en pivot. Il n'a pas toujours été inspiré dans ses choix ni propre techniquement mais il s'est au moins proposé, particulièrement après la pause.

Cavani l'a remplacé pour les 20 dernières minutes. Entré dans une période où le PSG souffrait et ne jouait plus qu'en contre, il s'est bien offert quelques jolis contrôles mais n'a pas vraiment pu se montrer ni peser.

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