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PSG/Guingamp (1-2), les performances individuelles

Publié le jeudi 10 janvier 2019 à 0:42 par Sébastien M.
Plombés par des errements défensifs, les Parisiens, également maladroits offensivement, ont été éliminés par Guingamp en quart de finale de la Coupe de la Ligue (1-2).

Areola : On ne sait même pas s’il a touché un ballon en première période face au très offensif 6-3-1 breton. Un centre-tir de Coco lui a chauffé un peu les gants (50e) avant de faire face à Thuram sur penalty. Ce qui a dû fortement impressionné le gamin de Lilian vu la frappe hors-cadre (60e). Bis repetita face à Ngbakoto, lequel transformait la sentence (merci Monsieur Bastien !) cette fois (1-1, 81e). Et jamais deux sans trois même avec un nouveau penalty sifflé par Bastien (pas illogique celui-là) et le portier international français n’avait pas la main assez ferme sur la seconde tentative de Thuram. Trois penaltys, deux buts encaissés avec zéro arrêt à effectuer par ailleurs, c’est ce qui s’appelle un match bien énervant pour Areola. 

Meunier : Son intervention de la 60e minute, lorsqu’il concède un penalty débile, est aussi intelligente que celles qu’il a l’habitude d’avoir sur les réseaux sociaux. Même Thiago Silva semblait en avoir marre de lui, c’est dire… Sans conséquence alors vu le loupé de Thuram et on se dit même que le grand Belge a vraiment de la veine lorsque, dans la foulée, son superbe centre est déposé sur la tête de Neymar pour l’ouverture du score. En somme, du Meunier tout craché : capable d’être aussi ridicule défensivement (Thuram va le balader à chaque confrontation ?) que de sortir une action offensive sauvant son match de l’autre côté.

Kehrer : L’international allemand passait un match sans histoire, ni en bien ni en mal, avant de concéder de manière stupide un penalty en manquant à la fois de patience et de jugeote face à Thuram. Tout ça pour rappeler que malgré sa première partie de saison réussie, voire agréablement surprenante, il reste un défenseur de 22 ans sans grande expérience. Et ça s’est vu en fin de match ce soir…

Thiago Silva : Vu qu’il n’y avait rien à faire vu la frilosité guingampaise, il s’est lancé le défi de faire plus de frappe, dans le jeu, dans ce match que depuis son arrivée au club. Finalement, il s’est arrêté à deux frappes et à un (bon) centre pour Mbappé mais combien de fois on l’a vu toucher le ballon aux 35m adverses ? Pour la partie défensive, son intervention devant Thuram, au duel face à Kehrer, rappelait qui était le patron (18e). Pour le reste, ce n’est pas de sa faute si ses coéquipiers de la défense ont décidé, tour à tour, de faire les débiles…

Bernat : Le petit Espagnol avait commencé son match en se prenant un petit pont par Blas (7e) puis en tentant de rivaliser, tant bien que mal, face à la vitesse de Coco. Défensivement, ce n’était pas trop ça donc, tandis que son apport offensif était nul. Il se montre naïf sur le penalty concédé, car mal placé et il doit deviner que Coco n’allait jouer que le penalty et que l’arbitre allait aussi en profiter pour se distinguer. 

Di Maria : Milieu droit, El Fideo a tenté d’exister parallèlement à un Neymar qui demandait tous les ballons avec une tendance naturelle à jouer à gauche. Son ouverture pour Mbappé aurait pu, d’emblée, être décisive mais le poteau en décidait autrement (2e). Le milieu argentin était même l’auteur d’un bon enchaînement mais sa frappe du droit manquait de précision (27e). Dans le jeu, deux « passes cachées » surprenaient quelque peu le bloc guingampais mais sans résultat concret derrière. Il était remplacé à la pause par Cavani, lequel mettait moins d’une minute pour se mettre en évidence avec une grosse opportunité de la tête, sur un service génial de Neymar, repoussée par le gardien adverse (46e). Mais ce n’était rien à côté de son loupé énorme, dans les 6m, sur un centre en retrait de Diaby, où il n’avait plus qu’à la mettre au fond (66e). Le Matador commence 2019 comme il avait fini 2018, espérons qu’il se reprenne vite. 

Marquinhos : Aligné au milieu, « Marquis » tentait simplement de faire le sale boulot, en coupant les maigres tentatives de contre guingampais, notamment du côté de Thuram. Face à une équipe acculée devant ses buts, il est sûr que son apport dans la construction du jeu apparaît moindre même si on a pu remarquer à deux reprises la qualité de son jeu long (9e, 17e). A noter aussi, preuve qu’il a tout de même assimilé son rôle de milieu, qu’il se trouvait dans la surface de réparation adverses pour tenter de reprendre un tir contré de Mbappé (36e). Sorti à la mi-temps, il était remplacé par Verratti, lequel a eu le temps de se rappeler au bon souvenir de tous, supporters, joueurs, arbitres : toujours aussi beau avec le ballon qu’énervant à ne pas prendre sa chance aux 20m ou à prendre son traditionnel avertissement. 

Draxler : Actif à la récupération dès le début du match, dans un rôle « à la Verratti » — l’influence sur le jeu en moins —, l’international allemand a encore dû en agacer plus d’un. Un talent évident mais qui n’apparaît au final que deux-trois fois par match, c’est forcément insuffisant. Allez, son une-deux avec Di Maria était bien pensé et a débouché sur une situation (27e) mais sinon ? Daniel Alves l’a remplacé pour le dernier quart d’heure, sans trop se mettre en évidence. 

Diaby : Le héros de la qualification à Orléans (2-1) était à nouveau titulaire et s’il a parfois du déchet dans ses centres en première intention, il faut aussi signaler qu’il est toujours à l’origine de deux-trois occasions pendant un match. Son décalage pour Mbappé, en pleine course (47e), était ainsi très bien vu — preuve qu’il peut aussi bien lire le jeu — et que dire de sa passe pour Cavani qui ne devait pas faire autre chose que but (66e) ? 

Neymar : Dès le début du match, le meneur de jeu parisien est apparu en jambes. Et, s’il en a parfois trop fait — agacé qu’il devait être face au bus breton — le nombre de différences faites encore ce soir par Ney est encore assez impressionnant. Entre son ouverture pour Diaby (21e), celle pour Meunier (25e) ou encore son centre génial (du gauche !, 46e), on ne peut pas dire qu’il ne voulait pas faire jouer les autres… Mais c’est finalement bien lui qui allait ouvrir le score, de la tête sur un centre parfait de Meunier (63e). Allez, on peut tout de même regretter ses coups de pied arrêtés, directs ou indirects, tous ratés. 

Mbappé : On va dire que ce n’était pas son soir. Ca aurait pu être pire : on a eu un peu peur pour lui quand le gardien guingampais est venu lui mettre un coup de genou dans le visage (pas d’assistance vidéo là ?) juste avant la pause. Sinon, sa tentative de lob, qui terminait sa course sur le poteau, avait été le signe d’un jour sans. Obligé de sortir de son rôle d’attaquant de pointe pour toucher des ballons, Mbappé n’en a pas fait bonne utilisation; forçant trop souvent son jeu de redoublement de passes avec Neymar. Et si, une fois à gauche sitôt Cavani entré, il se mettait davantage positivement en évidence, son centre en retrait n’était pas assez juste (47e) et sa frappe enveloppée loupait le cadre de peu (56e). Au final, une fois n’est pas coutume, c’est un match sans pour le champion du monde et l’impression qu’il n’a pas encore complètement lancé son année 2019.

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