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PSG/Liverpool (2-1), les performances individuelles

Publié le jeudi 29 novembre 2018 à 3:56 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 2-1 face à Liverpool dans un match aux deux visages : très séduisant avant la pause, en résistance ensuite. Retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens au cas par cas.

Buffon : Face à ce qu'il avait lui même qualifié de meilleur trio d'attaque en Europe, le gardien italien n'a eu strictement aucun arrêt à faire et le seul tir cadré qu'il aura eu à affronter sera allé au fond de ses filets, à savoir le penalty de Milner. Pour le reste, c'est surtout par sa présence que le quadragénaire a fait du bien et sa sérénité a souvent rejailli, même lorsque Salah est tout proche de le tromper avant la pause sur un long ballon qu'il ne semble pas forcément bien juger. Concernant son jeu au pied, il aura été inégal, souvent utilisé à bon escient mais pas toujours précis.

Kehrer : Finalement bien présent comme arrière droit de la défense à quatre parisienne, le jeune Allemand avait un client face à lui en la personne de Sadio Mané et il s'en est remarquablement bien sorti puisque le virevoltant Sénégalais ne l'a réellement déposé qu'à une reprise, à savoir sur l'action du penalty. Pour le reste, l'ancien de Schalke va s'arracher dans tous les duels pour ne pas être passé et il va réussir sa mission la plupart du temps. Assez peu en vue offensivement malgré un bon centre en début de partie, il va surtout s'imposer défensivement et se montrer aussi dominant dans le jeu aérien. Un vrai bon match qui confirme l'incroyable polyvalence du joueur.

Thiago Silva : Le capitaine parisien a livré un match qui est allé crescendo et son émotion après la partie en dit beaucoup sur sa motivation du soir. Durant la première mi-temps dominée par le PSG, il se signale surtout par ses interventions en couverture comme il sait si bien les faire, faisant parler sa lecture du jeu et sa présence physique quand cela devient nécessaire. Mais c'est en surtout après la pause qu'il va briller, signant une prestation majuscule. Alors que l'édifice parisien est mis sous pression par les Reds, le défenseur central assure en toutes circonstances et face à tous les adversaires. Très attentif face à un Firmino qu'il va étouffer, il se montre tout aussi dominateur avec les autres adversaires, que ce soit au sol ou dans les airs. Un très gros match de sa part.

Kimpembe : Le retour à une défense à quatre lui a visiblement fait du bien même si tout n'a pas été parfait non plus. Bien que solide défensivement, il va en revanche souffrir avec le ballon avant la pause, les joueurs de Liverpool réussissant parfaitement à le faire déjouer dans la relance et il offre notamment une grosse occasion à Salah en ratant une passe. Il joue de façon plus simple et plus efficace après la mi-temps, se montrant logiquement plus rassurant puisqu'il réduit aussi les risques balle au pied. Il se montre notamment bien présent quand Liverpool va pousser, malgré quelques petites fautes concédées.

Bernat : Tant pointé du doigt après le match aller et le penalty qu'il avait si bêtement concédé, l'Espagnol s'est bien rattrapé durant ce match retour, et pas seulement parce qu'il marque un (nouveau) but du droit après s'être parfaitement infiltré dans la surface adverse. Sa finesse technique a également bien servi et il a su l'utiliser à bon escient, donc souvent de façon efficace et pour aider un collectif qu'il aura souvent soulagé. Mais c'est possiblement défensivement qu'il a le plus convaincu, son duel permanent face à Salah tournant globalement largement en sa faveur puisque l'Egyptien ne va que rarement le prendre en défaut. Son meilleur match à Paris, car pour une fois complet des deux côtés du terrain.

Marquinhos : Son rôle était tactiquement l'un des plus durs à interpréter du soir mais le Brésilien s'en est plutôt bien sorti et c'est tout à son honneur. Très bas sur les phases de possession puisqu'entre les deux défenseurs centraux, de même sur les contres adverses, il va souvent bien accompagner les autres joueurs défensifs et assurer de précieuses couvertures. Sans le ballon, c'est comme milieu qu'il devait évoluer et il va alors proposer un travail de l'ombre très important en comblant de nombreux trous avec une volonté à souligner et jamais démentie. Dans ce double rôle, le seul point noir restera finalement son utilisation du ballon et les quelques ballons perdus à la relance qui ont coûté cher. C'est par exemple lui qui se fait chiper le ballon au départ de l'action amenant le penalty et ce ne fut pas la seule erreur. Mais sa générosité défensive a largement comblé ses manques.

Verratti : Le petit génie était dans un grand soir et il n'a pas fallu longtemps aux Liverpuldiens pour constater qu'il y a un PSG avec et un PSG sans Verratti. Etincelant dès ses premiers ballons touchés, Verratti va réussir à assurer à lui seul une relance que trois joueurs n'avaient pas réussi à gérer à Anfield durant toute la première mi-temps. Même Neymar ne vient pas lui chercher le ballon dans les pieds et laisse le récital se dérouler, lui proposant du soutien. L'Italien déroule donc et crée, pratiquement à chaque ballon touché. Moins en vue après la pause quand Paris perd la possession, c'est encore lui qui lance la plupart des meilleures offensives parisiennes avec ses passes précises et bien vues. Sans le ballon, il s'est montré généreux comme toujours et s'est donné à fond pour défendre, au point d'être parfois emporté par son envie et d'avoir frôlé le carton rouge. 

Di Maria : Attendu comme relayeur gauche, c'est finalement dans un rôle de mileu offensif côté droit que Tuchel va l'aligner. En début de rencontre, c'est pourtant un joueur très libre qui se balade un peu partout sur le terrain, se retrouvant même côté gauche pour solliciter Alisson sur la première occasion du match d'une belle frappe. Assez vite salement tamponné par Milner, il va sembler avoir du mal à s'en remettre et souffre surtout du fait que l'essentiel du jeu se dirige sur l'aile opposée à la sienne. Sans influence offensive, il tente de défendre mais le fait bien mal avec ce penalty bêtement concédé. Pas meilleur après la pause et toujours aussi isolé sur son côté, il sort logiquement après l'heure de jeu au profil d'un Alves très remonté. Agressif à souhait, techniquement très vite au niveau, l'ancien va montrer tout l'apport qu'il peut avoir dans une partie pareille. Ballons chauds bien gérés, gain de temps, conservation de la balle, il va montrer toute sa roublardise pour faire souffler ses partenaires et énerver ses adversaires. Un régal.

Neymar : De son match restera forcément ce but qui va beaucoup compter à l'heure des comptes mais c'est bien réducteur par rapport à la qualité de la partie qu'il a fournie. Dans un rôle de milieu offensif de côté, sorte de meneur de jeu excentré, il va attirer pratiquement tous les ballons et multiplier les combinaisons avec Verratti et Mbappé pour créer du danger dans la meilleure période parisienne, y parvenant souvent si ce n'est tout le temps. Quand ce n'est pas collectivement, c'est individuellement que le Brésilien fait des ravages avec des accélérations qui font mal et provoquent des cartons adverses. S'il y a parfois des gourmandises, le jeu offensif repose tout de même beaucoup sur lui et il va assumer cette tâche sans problèmes, et ce jusqu'au bout de la partie puisqu'il est encore à provoquer dans les arrêts de jeu. Comme espéré, il signe donc un vrai grand match de leader offensif.

Cavani : Ce contrôle raté dès les premières secondes alors que le chemin du but lui était grand ouvert aura bel et bien défini la tendance de sa soirée, une nouvelle fois sacrément compliquée. Pas très utile dans le jeu, il ne va pas non plus être simple à trouver sur des centres alors qu'il était souvent recherché. L'une des rares fois où il est trouvé, il se loupe un peu mais Neymar est là pour conclure quand même. Il devient complètement inutile après la pause quand le PSG ne tient plus le ballon et allonge le jeu. Tuchel le sort logiquement au profit d'un Choupo-Moting qui va en revanche apporter beaucoup. Positionné comme ailier gauche, le Camerounais offre immédiatement à son équipe un point d'appui aérien fiable et recherché. Au point techniquement, il ne se montre pas que dans les airs et va signer une bonne entrée. Bernat aurait même pu lui offrir un ballon de but qui ne lui sera finalement jamais arrivé.

Mbappé : Avec une épaule endolorie et dont on peut se demander à quel point elle l'a gêné, Mbappé a aussi découvert un autre rôle, à savoir celui d'attaquant axial avec Cavani à ses côtés et Neymar en soutien, une association pas vue au PSG depuis plus d'un an. Dans ce registre différent, Mbappé va surtout briller avant la pause en combinant avec Neymar, proposant à la fois des courses en profondeur et un bon appui dos au but. C'est par exemple dans ce rôle qu'il décale Di Maria sur la première vraie occasion du match. S'il est intéressant dans le jeu avant la pause, et notamment bien impliqué sur le second but, il le sera en revanche beaucoup moins après et se perd dans son jeu avec des mauvais choix, notamment sur quelques contres. Il sort finalement au profit d'un Rabiot qui va apporter son jeu de tête et sa présence défensive dans les derniers instants du match.

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