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PSG/Monaco (3-1), les performances individuelles

Publié le lundi 22 avril 2019 à 0:45 par Iaro
Le PSG a disposé de l'AS Monaco (3-1) et fête ainsi son huitième titre de champion de France de la meilleure des manières. Retour sur les performance des Parisiens, au cas par cas.

Areola : de retour en tant que titulaire après avoir laissé sa place à Buffon à Nantes, le titi parisien était concentré d'entrée, et heureusement. Il réalise une très belle parade dès la septième minute devant Rony Lopes, préservant ainsi le 0-0. Propre et appliqué par la suite, il a été moins sollicité en seconde période, jusqu'au but de Golovin sur lequel sa défense le lâche, et sa responsabilité n'est pas engagée. Pour le reste, il a été un peu inégal dans son jeu au pied.

Kehrer : dans une mauvaise passe en ce moment, il avait sombré à Nantes mercredi et son match contre Monaco a été à peine meilleur. Pris dans son dos sur l'énorme occasion de Rony Lopes en début de match, il enchaîne ensuite les approximations sans conséquence en première période, dont une glissade assez piteuse. Mieux pendant une vingtaine de minutes après la pause, il va retomber dans ses travers et enchaîner les bévues, jusqu'à sa mésentente avec Marquinhos sur le but du 1-3. A bout de forces, il ne terminera même pas le match, sortant dès la 87ème en se tentant la cuisse. Pour l'Allemand, il est temps que la saison se termine.

Marquinhos : de retour dans le onze de départ, brassard autour du bras, le Brésilien a réalisé un match de qualité. Excellent en première période, lisant bien les trajectoires et écartant tous les dangers, notamment de la tête -en témoigne son total de dégagements réalisés (8, record du match avec Kimpembe)- son premier acte a été sans nuage. Sans doute un peu plus fatigué, il a parfois eu plus de retard en seconde période sur ses différents vis-à-vis, mais il a toujours réussi à contrer, même in extremis. Seul bémol, son loupé sur le but de Golovin, sur lequel lui et Kehrer cafouillent. Qu'importe, ce but n'a pas eu de conséquence au final et son retour a fait du bien.

Kimpembe : plus sûr que Kehrer, moins dominant que Marquinhos, Kimpembe a peut-être été le plus neutre des trois défenseurs centraux face à Monaco, mais son match n'est pas négatif pour autant, bien au contraire. Jamais pris à défaut et présent dans les bonnes zones pour défendre, il a été sérieux. On a craint une sortie prématurée sur blessure à la demi-heure de jeu, mais c'était, heureusement, une fausse alerte.

Dagba :  bien rentré à Nantes mercredi pour trente minutes, le jeune latéral a gagné la confiance de son coach, et sa place dans le onze de départ avec. Bien présent dans son couloir droit dans le 3-4-2-1 parisien, il a été appliqué en se montrant toujours proche de la ligne de touche pour donner de la largeur à son camp, et à l'aise pour combiner avec Daniel Alves, notamment. Même si le jeu parisien a davantage penché à gauche, du côté de Diaby -renforcé par Neymar ensuite-, Dagba se sera montré constant dans son apport., en témoignent ses 101 ballons touchés, record du match. Il manque peut-être une action marquante pour le récompenser de ses efforts mais à six jours de la finale de la Coupe de France, il postule nettement à une place de titulaire.

Kurzawa : de l'autre côté du terrain, on a revu la catastrophe ambulante des dernières semaines. Complètement dépassé par les évènements, l'ancien Monégasque a tout raté, ou presque. Passés loupées, mauvais choix, perte de balles, retards au duel : Tuchel a arrêté le massacre et l'a remplacé à la mi-temps par le grand revenant, Neymar, Diaby basculant alors latéral offensif gauche. Le Brésilien avait faim de ballons et son premier quart a été tout bonnement étincelant : aimentant tous les ballons, il a très vite retrouvé sa complicité avec Mbappé et on l'a vu dans tous les bons coups. Par la suite, la volonté de ses partenaires de tenter de le servir coûte que coûte a parfois porté préjudice à la fluidité du jeu, et le collectif de Paris s'est un peu délité au fil que le bloc équipe s'étirait, mais l'important est d'avoir revu un Neymar en jambes, enthousiaste et ne fuyant pas le duel pendant quarante-cinq minutes. 

Paredes : complètement endormi pendant trente minutes, l'Argentin a encore déçu avant de sortir de sa torpeur d'une merveille de passe en une touche vers Mbappé, à la 33ème minute, qui n'a pas pu convertir l'offrande. Cette fulgurence a réveillé l'ancien du Zénith, qui a fait mieux pendant les quelques quarante minutes suivantes avant sa sortie, en dépit de quelques pertes de balle gênantes, et de coups de pied arrêtés plutôt moyennement exécutés. Cavani l'a remplacé pour les vingt dernières minutes, effectuant lui aussi son retour, et comme souvent, il a touché très peu de ballons. Il a inscrit un but de la tête en toute fin de match, hélas annulé pour un hors-jeu bien réel.

Verratti : à nouveau positionné en tant que double pivot dans la moitié gauche du terrain, il a affiché son activité habituelle. Il a comme à son habitude pris tous les risques, parfois trop, en témoignent une ou deux pertes de balle inhabituelles pour lui. Toutefois, il a été, comme souvent, omniprésent et c'est aussi grâce à son activité constante que le jeu parisien a penché à gauche. Sans ballon, il a fait des efforts, récompensés par plusieurs récupérations bien senties, comme sur le but du 2-0. Hélas, l'Italien va mal retomber sur un duel aérien, se tordant la cheville et quittant les siens à la 74ème. Draxler l'a remplacé pour les vingt dernières minutes et il a été dans le ton de ses derniers matchs, très peu en vue.

Daniel Alves : le Brésilien était plutôt mal entré dans le match, visiblement peu concentré et auteur de plusieurs mauvais choix pendant le premier quart d'heure. Par la suite, il a haussé son niveau et c'est par exemple lui qui sert sert bien Mbappé sur le second but. Encore passeur décisif sur le but du 3-1, il a été très présent après le repos, se montrant lui aussi très complice avec Neymar. Impliqué, rugueux dans les duels, il a finalement livré une prestation aboutie, terminée dans l'entre-jeu à la sortie de Paredes.

Diaby : positionné comme milieu offensif gauche, derrière Mbappé, c'est depuis cette zone du terrain qu'il a magnifiquement lancé Mbappé pour le 1-0, d'une belle passe légèrement sautée, au cours d'une action ultra-rapide. Souvent bien trouvé dans la largeur côté gauche, notamment en seconde période après qu'il ait repris le poste de Kurzawa, il va néanmoins se montrer maladroit, à plusieurs reprises, au moment de chercher ses coéquipiers sur ses différentes situations de centre. Il signe donc un match un peu contrasté, au cours duquel il a néanmoins été bien en vue pendant 90 minutes, se voyant même refuser un but pour un hors-jeu pas évident à 2-0. Dans les duels, il doit encore gagner en épaisseur, car ses différents vis-à-vis monégasques l'ont souvent bougé.

Mbappé : on manque de superlatifs pour décrire la progression du génie français. Supersonique, tranchant dans les espaces, ultra-dominant devant le but, il a facilité la tâche des siens en inscrivant un but magnifique, au bout d'un contre qu'il a initié à 70 mètres du but de Subasic, à la 15ème minute. Danger permanent pour la défense monégasque, il a fait souffrir Glik et les autres à chacune de ses prises de balle, et son triplé récompense un match très complet, avec trois buts différents les uns des autres. Propre du plat du pied pour régler Benaglio sur le 2-0, il a facilement conclu de près sur l'offrande d'Alves pour le troisième but. Il a superbement remis les siens dans le sens de la marche après une série de trois matchs sans victoire et il a sera plus que jamais l'atout numéro du PSG samedi prochain face à Rennes.

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