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PSG/Nantes (4-1), les performances individuelles

Publié le samedi 18 novembre 2017 à 21:32 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 4-1 face à Nantes grâce à des buts de Cavani, Pastore et Di Maria. Les Parisiens ont dans l'ensemble réalisé un bon match, retour sur leurs performances individuelles au cas par cas.

Areola : Match très frustrant pour le gardien parisien puisqu'il prend un but sur lequel il ne peut pratiquement rien faire mais n'a pratiquement rien eu d'autre à gérer durant la partie. Nantes n'a pratiquement jamais cadré, voire même frappé, et son match est bien dur à juger. Il a certes raté une relance au pied en début de match mais s'est montré impeccable sur les ballons aériens qu'il a eus à gérer. 

Berchiche : Préféré à Kurzawa, il a mis un certain temps à rentrer dans la partie et son début de match a laissé dubitatif, le Basque montrant un gros volume mais aussi des maladresses récurrentes balle au pied. Il monte peu à peu en régime à partir de la demi-heure de jeu, ses partenaires parvenant mieux à le trouver, et il se retrouve notamment à la base du premier but avec un duel gagné qui lance l'action. Plus à l'aise par la suite, il va toujours multiplier les courses afin d'offrir des espaces à ses partenaires. Plus sollicité défensivement après la pause avec l'entrée d'Iloki dans son couloir, il est en partie impliqué dans le but nantais avec une relance sur laquelle il se complique un peu la vie mais va continuer à provoquer sur son aile avec un sacré coffre. Un match solide, à l'image du joueur.

Thiago Silva : Le capitaine parisien va commencer sa partie de façon étrange en concédant deux corners consécutifs mais il va vite se reprendre et gérer les affaires courantes avec son efficacité habituelle. S'il n'aura eu que peu de travail avant la pause, il en a un peu plus ensuite quand Nantes se montre plus offensif mais règne toujours avec autant de facilité au sein de sa défense. Il signe notamment quelques belles interventions. Dans la relance, il est resté simple, voire discret.

Marquinhos : Avec Thiago Silva, le jeune défenseur central s'est globalement réparti la tâche concernant le malheureux Sala, isolé en pointe, et les deux hommes n'ont pas eu spécialement de mal à gérer l'attaquant nantais. Marquinhos s'est souvent montré solide dans les duels mais ce n'est pas forcément la partie défensive où il a été le plus en vue, même s'il est dur de passer sous silence sa relative passivité sur le but parisien. Il a en revanche fait preuve d'une belle volonté à aller de l'avant dans la relance, n'hésitant pas à jouer long pour créer des décalages. Cela n'a certes pas été visible en permanence mais il faut saluer l'effort, pas si courant chez les défenseurs parisiens.

Dani Alves : A 34 ans, l'arrière droit brésilien a encore affiché un volume de jeu irréel, tant pour un joueur de son âge que de son poste. Très visible, il a pratiquement assuré à lui seul la relance courte du PSG, faisant logiquement pencher le jeu de son côté. De façon assez paradoxale vu son énorme participation collective, on l'a en revanche assez peu vu en position de centre ou très haut sur le terrain, même s'il a notamment réussi une belle talonnade dans la surface pour Di Maria peu avant la pause. Défensivement, il faut noter sa hargne et sa volonté dans les duels, incroyable de bout en bout, mais aussi parfois quelques soucis pour gérer Léo Dubois dans son dos, comme sur les deux plus grosses occasions nantaises. Mais quel joueur...

Rabiot : De nouveau sentinelle, il se montre assez rapidement actif à la récupération mais son début de match est marqué par une certaine irrégularité dans son utilisation du ballon et ses orientations. Il enchaîne ainsi pertes de balle évitables et des passes perforantes vers l'avant qui font la différence. Parfois plus sentinelle que d'habitude dans un milieu qui tourne moins avec Pastore qu'avec Draxler, il va peu à peu trouver ses marques et monter en régime, même s'il va encore faire preuve d'un poil de nonchalance. Après la réduction du score nantaise, il fait toutefois partie de ceux qui montent vraiment en régime, retrouvant alors ses repères de milieu défensif capable de devenir relayeur et on le retrouve à plusieurs reprises en train de casser des lignes balle au pied ou haut sur le terrain. Un bon match, malgré un peu de déchet. Remplacé par Nkunku qui a à peine eu le temps de toucher quelques ballons.

Verratti : Après un premier quart d’heure poussif, marqué par une ou deux pertes de balle devant Rongier, l’international italien a progressivement trouvé le rythme du match, et cela s’est ressenti sur la montée en puissance de son équipe au cours de la première mi-temps. Une action pour symboliser le meilleur de sa performance, sur les plans technique et athlétique : son déboulé côté gauche au milieu de la 2ème période, la classe du changement de direction de l’extérieur du pied intervenant après un long effort poursuivi dans le couloir qui nous rappelle que le rôle de milieu à tout faire dédié au Guffetto est particulièrement exigeant. A noter une présence toujours importante pour couper les contres adverses, par des moyens licites (deux superbes tacles glissés dans le camp adverse), et d’autres qui le sont un peu moins (nouvelle faute tactique entraînant un carton jaune). Remplacé par Lo Celso qui, en dix minutes à peine, a failli marquer le cinquième but parisien d'une jolie frappe enveloppée.

Pastore : Malgré deux dernières titularisations décevantes, El Flaco se voyait accorder une nouvelle chance de convaincre au sein d’un entrejeu parisien orphelin de Motta jusqu’à la trêve et alors que se profile d’ici deux mois un mercato hivernal décisif pour son avenir en rouge et bleu. Et cette fois, le natif de Cordoba a bel et bien saisi sa chance, dans un rôle hybride, légèrement désaxé côté gauche et parfois plus haut que Neymar. C’est précisément cette relation technique entre les deux hommes qui fut à l’origine de plusieurs actions parisiennes, dont le 1er but, l’argentin servant de relais technique au brésilien suite à ses démarrages vers l’intérieur. Un troisième but important pour sceller l’issue d’un match qui préfigure ce qui sera l’enjeu des prochaines semaines pour l’ex de Palerme : devenir un concurrent crédible à Draxler au poste de relayeur gauche. C'est d'ailleurs lui qui l'a remplacé pour la fin de match, comme relayeur droit.

Di Maria : Voilà un match qui ne risque pas de réconcilier les adeptes et les détracteurs du rosarino, qui aura livré une prestation Di Maria-esque du début jusqu’à la fin. Une activité folle, qui l’amène à être présent sur chaque offensive de son équipe et à souvent se révéler décisif comme cet après-midi, un placement d’une grande justesse, tantôt à l’intérieur pour offrir des solutions au milieu, tantôt collant la ligne de touche pour compenser le positionnement très axial d’Alves en phase de construction, et des choix finaux pas toujours bien sentis : personne ne découvre l’Argentin qui prouve toutefois et comme après Nice qu’il demeure une alternative de grande qualité à la MCN.

Cavani : Un avant-centre face à quatre défenseurs centraux et trois milieux axiaux : telle était la périlleuse situation dans laquelle se trouvait un Matador coupé de munitions et de profondeur en début de match. Deux exceptions toutefois en première mi-temps, menant d’abord à une frappe trop enlevée suite à une excellente ouverture de Neymar, et ensuite au but de l’ouverture du score. Après la pause, les Nantais sont davantage sortis, la fatigue physique et mentale a fait son œuvre et les espaces sont apparus, permettant au goleador uruguayen d’alourdir la marque, de se procurer d’autres occasions et même d’un créer, à l’image d’une subtile déviation envoyant Neymar en un contre un avec le gardien.

Neymar : 90 minutes sans doute frustrantes pour le Brésilien, qui fit passer la possible gloire individuelle derrière le respect de ce qu’on imagine être des consignes. L’international auriverde démarrait ainsi ses actions très bas, collé à la ligne de touche et souvent dos au jeu, avec pour mission de changer le rythme de la possession parisienne et d’éliminer des joueurs par la passe (celle en première intention pour la première occasion de Cavani, les multiples échanges avec Pastore) ou par la différence individuelle (ce petit-pont en première mi-temps…). Une mission dans l’ensemble réussie – il est difficile de dire autre chose d’un joueur à l’origine d’autant d’occasions, peu importe le déchet résiduel – mais qui, en l’éloignant autant de la zone de danger, n’a pas dû lui procurer un plaisir infini.

NB : Co-écrit avec Matthieu Martinelli.

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