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PSG/Nice (1-1), les performances individuelles

Publié le samedi 4 mai 2019 à 22:32 par Philippe Goguet
Le PSG n'a pu faire mieux que 1-1 face à Nice à l'issue d'un match encore bien décevant. Retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens au cas par cas.

Areola : Sa première période sera marquée par un duel gagné face à l'intenable Atal avant de voir le poteau lui venir en aide, une double action qui comptera finalement pour du beurre puisqu'invalidée ensuite par un hors-jeu tardivement signalé. Par ailleurs sollicité par des frappes cadrées sans réel danger, il doit finalement s'incliner dès le retour des vestiaires sur une frappe à la fois surpuissante et bien placée de Ganago. Il n'aura pas vraiment l'occasion de se rattraper, Nice ne cadrant plus la moindre frappe. 

Dani Alves : Arrière droit d'une défense à quatre, un rôle très rare pour lui cette saison, le Brésilien aura bien montré qu'il est désormais un joueur plus intéressant quand il s'éloigne de sa propre surface. Il avait déjà perdu un premier duel en vitesse avant la pause face à Ganago puis se fait déposer dès le retour des vestiaires quand l'ailier niçois part ouvrir le score dans son dos. Pour le reste, c'est offensivement qu'il va se montrer avec une grosse présence offensive. Ses centres ont parfois été dangereux, à l'image de celui qu'il dépose sur Neymar en début de partie, mais c'est devenu de moins en moins vrai au fur et à mesure du match. Un match très incomplet donc, mais où ses limites physiques et défensives apparaissent encore de façon bien visible.

Marquinhos : Le capitaine du jour n'aura pas vraiment fait oublier le vrai, blessé. Le Brésilien signe pourtant une bonne première mi-temps, attentif, intéressant et présent sur les contres niçois pour bien les contrer en plus d'apporter de bonnes choses à la relance, souvent via des passes longues. Reste que son début de seconde période est complètement raté. Bien loin de Ganago sur le but, il oublie surtout complètement Saint-Maximin dans son dos sur l'improbable raté du Niçois. Encore en difficulté sur quelques actions suivantes, il finit en revanche bien mieux la partie mais ce trou d'air aurait pu coûter encore plus cher.

Kimpembe : Sa passe complètement ratée d'entrée a laissé imaginer le pire mais le retour d'une défense à quatre a visiblement fait du bien au défenseur central parisien, bien meilleur ce samedi que lors de ses précentes sorties. Agressif et souvent dominant face à un Saint-Maximin bien plus vif que lui mais qu'il a pourtant bien géré durant la majeure partie du match, sa seule erreur aura finalement été son mauvais alignement défensif sur l'ouverture du score adverse, Kimpembe couvrant Ganago en étant un bon mètre derrière tout le monde. Bref, du mieux dans les duels et l'impression générale mais encore une erreur qui fait mal à l'heure du bilan.

Bernat : Arrière gauche d'une défense à quatre alors que cela ne lui était plus arrivé depuis un bail, le si précieux Espagnol va avoir bien du mal à s'adapter et apparaître en difficulté comme rarement depuis qu'il s'est intégré. Globalement assez peu en vue offensivement vu que le jeu penchait surtout de l'autre côté avec Alves, il a surtout montré des faiblesses défensives qu'il avait su cacher durant toute la saison. Littéralement massacré balle au pied par l'intenable Atal, Bernat va souffrir le martyr à de nombreuses reprises. Tuchel ira même jusqu'à abréger ses souffrances en le faisant jouer la dernière demi-heure comme milieu axial, sans qu'il ne brille particulièrement.

Paredes : Encore une fois titulaire malgré son match moyen à Montpellier, l'Argentin va finalement suivre le même schéma avec de bons débuts puis une disparition totale des débats. Son entame de match est pourtant prometteuse et réussie avec de bonnes orientations et des renversements de jeu bien vus. Alors qu'il semblait lancé, il va finalement perdre peu à peu toute influence au profit de Verratti mais il ne va pas vraiment compenser par une quelconque utilité défensive. Sorti peu après l'heure de jeu, il a donc une nouvelle fois déçu malgré quelques jolies passes. Kurzawa l'a remplacé pour gérer l'inarrêtable Atal qui faisait tant de mal à la défense parisienne. Avec un gros tampon d'entrée, il va marquer son territoire et s'en sortir plutôt bien durant le temps qu'il a passé sur le terrain. A moins que ce ne soit juste le Niçois qui manquait de jus en fin de partie.

Verratti : Comme toujours, Verratti aura été au coeur du jeu parisien et il est l'un des rares qui peut dire en sortant du terrain qu'il a tout donné, des mots qui lui sont déjà reprochés. Après un début de rencontre où il laisse surtout Paredes orienter le jeu, il reprend vite les choses en main quand les espaces se referment et c'est lui qui trouve par exemple Cavani d'une superbe ouverture dans le dos de la défense. La plupart du temps, c'est de sa relation technique avec Neymar que sera venue la lumière et il s'agit d'un des rares points positifs du jour. Légèrement moins bon après la pause avec des partenaires qui bougent moins, il s'est époumonné à la récupération et a tenté jusqu'au bout d'arracher la victoire. Averti, comme toujours, mais surtout bien dur à critiquer.

Draxler : Placé côté droit dans un rôle de milieu offensif excentré, l'Allemand va bien évidemment régulièrement revenir dans l'axe, notamment pour y trouver Neymar, mais c'est surtout la façon dont il va recevoir le ballon qui va dicter son match. Dur à trouver quand il est haut sur le terrain, il ne va pratiquement jamais trouver de solutions dans ce cas, semblant gêné d'être dans cette position vu sa façon d'utiliser le ballon. Au contraire, il redevient intéressant un cran plus bas quand il se retrouve avec le jeu devant lui. Cela donne au final un match vraiment pauvre où ses belles actions sont rares et ce n'est pas sa combativité générale qui va aller à son crédit. Diaby l'a remplacé pour la dernière demi-heure et les Parisiens ont tenté d'utiliser sa vitesse et son punch sur son aile gauche. Problème, il va bien souvent mal utiliser le ballon et n'a donc pas apporté grand-chose, à l'exception d'une bonne reprise contrée par la défense adverse.

Di Maria : Finalement aligné sur le côté gauche alors qu'il était attendu dans l'axe, il va surtout être cherché en profondeur par ses partenaires et souvent trouvé. Son aspect fuyant a considérablement gêné l'arrière droit adverse, le très limité Burner, mais Di Maria ne va pas totalement utiliser sa capacité à être trouvé dans le sens du but et vers la cage. S'il provoque un penalty qui vaut forcément cher, il va avoir un déchet non négligeable en bonne position. Auteur de la moitié des dix premières frappes parisiennes, aucune n'aura par exemple vraiment été dangereuse et son manque de précision dans le dernier geste n'aura vraiment pas aidé son équipe. Il finit côté droit sans vraiment apporter, peut-être aussi bien fatigué après avoir beaucoup joué en peu de temps vu que ce n'est pas son activité défensive du jour qui l'aura usé.

Neymar : Placé très haut sur le terrain et plus attaquant que meneur de jeu, un choix que Thomas Tuchel aura expliqué pour des raisons tactiques plus que physiques, le Brésilien aura probablement été le meilleur Parisien du jour avec Verratti, sans être brillant pour autant. Après un début de match où il se concentre vraiment sur le dernier tiers du terrain et frôle l'ouverture du score d'une jolie reprise, il va peu à peu prendre de plus en place et tenter de créer avec peu de cartouches. A la base de la plupart des actions parisiennes, il ne va pas tout réussir puisqu'il va être meilleur dans ses dribbles que dans ses passes, mais sera jusqu'au bout le plus gros danger parisien. Auteur d'un penalty impeccable, il frôle le doublé après un enchaînement mal conclu.

Cavani : Sa première titularisation depuis près de trois mois n'aura pas été une réussite, loin de là, et son penalty raté en fin de match est finalement la fin logique d'une partie qu'il aura traversée de travers. Dur à trouver en début de rencontre, si ce n'est sur des ballons de transition qu'il exploite plus ou moins bien, il n'en fait pas spécialement bon usage quand il est trouvé en bonne posture, à l'image de son contrôle trop long après une passe superbe de Verratti. Véritablement invisible après la pause à l'exception de quelques courses défensives, il conclut donc sa triste partie par ce penalty raté et par ailleurs même pas spécialement bien tiré. Seule consolation du jour, il ne s'est pas blessé en le tirant cette fois-ci.

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