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PSG/OL (2-1), les performances individuelles

Publié le lundi 20 mars 2017 à 2:19 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 2-1 à Lyon ce dimanche dans une rencontre en deux temps. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Trapp : Les Lyonnais ne l'ont pas beaucoup sollicité mais l'ont cueilli à froid avec un but sur lequel il ne peut rien faire. Dans la foulée, il est heureusement présent sur une action similaire et dévie avant que Maxwell ne repousse. Pour le reste, son match se résume surtout à une sortie incroyablement propre devant Depay à un moment clé de la partie, puisque juste avant le deuxième but parisien. Après la pause, il a géré les affaires courantes, à savoir des centres et des corners. Inégal dans son jeu au pied.

Aurier : Très attendu après l'épisode lorientais, le latéral ivoirien a signé des débuts délicats avec un déchet technique inquiétant qui laissait craindre le pire. Et alors qu'on le pense blessé suite à un tacle mal maîtrisé et une sortie pour des soins, Aurier va finalement se relever et signer un très bon match. Peu à peu, il entre dans la partie par le biais de son gros duel avec Depay qui le sollicite pour du un contre un et l'éteint complètement. Il se montre aussi offensivement, avec notamment deux bons centres coup sur coup à la demi-heure de jeu. Après la pause, il sera moins dominant dans son couloir, parfois par manque de justesse technique, mais il signe une belle réponse après ses déboires bretons.

Marquinhos : Comme ses partenaires de la défense, il a subi en début de rencontre mais est toujours resté debout alors que les vagues lyonnaises se multipliaient aux abords de la surface. Il se montre alors bien présent et va confirmer ce bon début quand l'étreinte va se desserrer. Il se signale en effet par un nombre important d'interceptions judicieuses, parfois loin d'être évidentes, et une belle présence dans le jeu vers l'avant avec quelques montées intéressantes, qu'il ait le ballon ou pas, pour créer des décalages et amener le danger. 

Thiago Silva : Un peu abandonné par son milieu, il subit comme les autres en début de rencontre et fait ce qu'il peut pour maintenir sa défense à flot. Cela va mieux par la suite et il signe alors bon nombre d'interventions très saignantes et pleines d'autorité. Sa seconde période sera globalement du même acabit et il livre donc un match de très bonne qualité. Dans la relance, il a su être juste et inspiré sans prendre de risques inutiles. Offensivement, il a encore pesé mais n'a pas su cadrer.

Maxwell : Sa partie commence de façon catastrophique avec Lacazette qui s'enfuit dans son dos et ouvre le score. Heureusement pour lui, il réussit dans la foulée un sauvetage un brin miraculeux mais terriblement décisif sur un corner similaire. Son match sera par la suite plutôt discret, avec un important travail pour protéger l'accès à son but et quelques bonnes mais rares montées. Après un premier centre dangereux, il se signale avec un décalage parfait pour Pastore sur le 2-1. En seconde période, il a surtout géré son manque de jambes, sans jamais être pris à défaut, et il offre encore un superbe ballon dans la surface, pour Di Maria, sur l'une des rares balles de 3-1.

Rabiot : Il faut globalement découper son match en deux parties bien distinctes : la défensive et l'offensive. Dans la récupération, il a signé un match tout bonnement colossal avec pas moins de 23 ballons chipés aux Lyonnais, sous toutes les formes du duel : accroché, aérien, en puissance comme par malice. Offensivement, il se signale par un but qui vaut cher et concrétise une partie du match où il a beaucoup poussé ses actions pour faire mal. Après la pause, il a eu plus de mal à avoir un apport offensif pertinent pour son équipe, à l'image d'un collectif moins tranchant.

Verratti : De retour dans le onze de départ après sa suspension à Lorient, il s'est montré particulièrement accrocheur défensivement et a assuré un gros travail de harcèlement. C'est peut-être pour cette raison qu'il a parfois semblé moins impliqué que d'habitude à la construction, à moins que ce ne soit la présence de Pastore devant lui. On l'a malgré tout vu distiller un certain nombre de passes mi-longues très intéressantes afin d'aérer le jeu de son équipe et placer ses partenaires en bonne situation. En fin de match, quand le PSG ne parvenait plus vraiment à tenir le match, il a montré son importance balle au pied en orchestrant les sorties de balle. Remplacé par Motta pour les dernières secondes.

Pastore : Très libre dans le 4-2-3-1 du PSG qui semblait mis en place pour lui, il a commencé sa partie avec des pertes de balle en pagaille qui laissaient craindre le pire. Puis la magie a opéré, l'Argentin a complètement pris le jeu à son compte et la partie a basculé. Ses déplacements ont chamboulé l'arrière-garde lyonnaise, ses partenaires ont cherché à le trouver et Pastore a sorti deux passes décisives sublimes qui ont littéralement tué l'OL. Après un bon début de deuxième période, il va lui aussi subir un contrecoup (physique ?) et un peu moins briller, notamment quand il est replacé côté gauche. Il sort malgré tout une prestation majuscule et sa dernière demi-heure de la première période est un concentré de tout ce qu'il peut apporter. Remplacé par Lucas pour les dix dernières minutes, le Brésilien a tout simplement tout raté et signé une entrée catastrophique.

Di Maria : Positionné côté droit, il a souvent tenté d'accélérer le jeu mais n'est pas forcément toujours servi dans le bon tempo ni de bonnes conditions en début de rencontre. Peut-être gêné par cette situation collective ambigue, il va alors se signaler par des tentatives infructeuses (on note toutefois une bonne frappe) mais surtout une belle complémentarité avec Pastore, à l'image du premier but. Après la pause, on retrouve le même joueur, pas totalement libéré ni tranchant pour faire mal, et finalement totalement à l'image de son équipe. Concernant son replacement défensif, il a été pour le moins laxiste en première période mais bien meilleur ensuite. A noter qu'il finit côté gauche pour les dix dernières minutes, sans grand impact.

Draxler : Dans une partie très ouverte en première période, il se met en valeur par un grand nombre de percussions individuelles dont les conclusions ne sont pas forcément très bonnes. Au contraire, c'est même plutôt quand il touchera moins la balle qu'il se montrera surtout dangereux. Régulièrement présent aux abords de la surface, il marque d'une reprise compliquée en une touche le but du 2-1. Après un petit quart d'heure en seconde période, il est remplacé par Matuidi qui va apporter son impact athlétique et sa fougue à la récupération mais symbolisera aussi très bien les limites du jeu offensif parisien après la pause, entre manque de justesse et prise de risque trop limitée.

Cavani : Complètement absent des débats alors que Lyon pousse, son début de partie est si frustrant qu'il en est même averti pour contestation après 20 minutes. Il sera à peine plus trouvé par la suite malgré le temps fort parisien, en tout cas loin de la surface de réparation où son talent s'exprime. On le voit ainsi décrocher et servir de relais dans son style si caractéristique. Après la pause, on retrouve cette situation avec un joueur qui existe dans le jeu, souvent de façon plutôt utile, mais n'est que trop rarement mis en position de frappe. Et quand Pastore va (enfin) le trouver, il va louper son lob face à Lopes. Dans l'attitude, il a comme toujours été irréprochable mais signe un match particulier : utile dans le jeu, invisible dans la surface.

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