Article 

PSG/Real Madrid (3-0), les performances individuelles

Publié le jeudi 19 septembre 2019 à 3:35 par Philippe Goguet
Le PSG s'est largement imposé 3-0 face au Real Madrid dans un match pratiquement à sens unique. Retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens au cas par cas.

Navas : En ne cadrant absolument aucun tir, ses anciens partenaires ne l'ont pas vraiment mis en danger et il aura donc été assez peu sollicité. Il faut toutefois noter une sortie assurée sur un centre de Bale en début de partie ou encore une grosse mésentente avec Thiago Silva sur une sortie à l'entrée de sa surface de réparation. Pour le reste, l'arbitre l'a aussi bien aidé en annulant le lob de Bale et, surtout, la frappe de Benzema qui lui était passée entre les jambes. Dur de le juger sur cette rencontre malgré tout.

Meunier : Un mois pile après son dernier match comme titulaire avec le PSG, le Belge va avoir un peu de mal à rentrer dans sa rencontre, à l'image de son jeu offensif manquant de repères vis-à-vis de ses coéquipiers, mais le Belge va monter en régime tout au long du match. D'abord déstabilisé par les crochets courts de son compatriote Hazard, il va peu à peu s'imposer dans ce domaine et signe notamment un deuxième acte très propre d'un point de vue défensif, malgré une alerte sur une tête de Benzema où il est un peu loin. C'est surtout offensivement qu'il va être de mieux en mieux. Loin des mésententes du début avec Sarabia, il va profiter jusqu'au bout du manque de repli madrilène pour s'infiltrer sans relâche. Il conclut finalement le match d'une demi-volée assurée, la cerise sur le gâteau comme il l'a lui-même expliqué.

Thiago Silva : Le capitaine parisien a tenu son rang, comme souvent, alors qu'il n'est pourtant apparu qu'après 10 minutes de jeu avec une tête défensive importante. Toute sa partie va être faite de petites interventions pour corriger les erreurs des autres, se montrant impeccable dans sa lecture des situations comme souvent. Sa seule erreur viendra finalement d'un manque de coordination avec Keylor Navas, le Brésilien dégageant quand le Costaricien venait récupérer le ballon. Pour le reste, le capitaine va livrer un match très fluide, se montrant même parfois tranchant balle au pied et dans ses relances, particulièrement en toute fin de match.

Kimpembe : Pour sa première titularisation depuis plus de quatre mois, le gaucher parisien a largement répondu au défi qui lui était présenté. Souvent dominant face à Benzema sur les longs ballons madrilènes, il a aussi plutôt bien su s'en sortir face aux incursions axiales de Bale et l'impression générale laissée est bonne. Elle est même très bonne en début de seconde période avec une relance longue magnifique pour Di Maria et un tacle superbe pour couper un contre dangereux. Kimpembe s'est aussi appliqué dans la relance en général, malgré un accroc par mi-temps. Tuchel avait garanti son état de forme avant le match, il n'avait pas menti.

Bernat : Comme Meunier sur l'autre aile, l'Espagnol est monté en puissance peu à peu et a fini très fort, même s'il a sacrément découpé son compatriote Carvajal dans les arrêts de jeu. Plutôt prudent en début de match face à un Gareth Bale qui pèse beaucoup, il monte assez peu mais il est tranchant quand il se décide de le faire, à l'image de sa première passe décisive de la soirée d'un centre court parfaitement senti et tout aussi bien réalisé. Logiquement en difficulté sur les duels aériens face à l'ailier gallois, il assure en revanche au sol et va peu à peu complètement gagner son duel. Les 20 dernières minutes lui sont totalement favorables et il finit très fort, ajoutant une présence offensive encore plus marquée alors qu'il aurait pu se contenter de défendre. Il finit donc par une nouvelle passe décisive délicieuse, cette fois pour Meunier, le point final d'un grand match de sa part.

Marquinhos : C'est bien comme milieu défensif axial et seul devant la défense que Thomas Tuchel avait positionné Marquinhos et il n'a pas regretté son choix durant les 70 minutes jouées par le Brésilien. Aligné pour colmater les brèches sur les centres et empêcher les incursions axiales, Marquinhos va parfaitement s'acquitter de sa mission, se montrant très présent pour défendre la zone qui lui avait été allouée tout en gênant énormément les attaques adverses, à l'image de son retour décisif sur Hazard qui provoque finalement sa sortie. Avec le ballon, il va jouer de façon simple et efficace dans le jeu court alors qu'il se montre inspiré et tranchant quand il s'agit d'allonger, donc sur des gestes plus compliqués et nécessitant une plus grande prise de risques ! Le défenseur central converti comme milieu n'en est plus à ça près et il a signé une nouvelle prestation majeure dans l'entrejeu, se montrant comme le parfait complément des deux autres. 

Herrera l'a remplacé pour les 20 dernières minutes et il est entré comme milieu relayeur droit. Très présent pour harceler l'adversaire, il a vite été dans le ton de l'équipe parisienne et a été tout proche à plusieurs reprises de faire encore plus mal au Real. Il a été un bon complément pour finir le match, entre passes vers l'avant intéressantes et bon appui à Verratti pour relancer.

Gueye : La claque du soir, avec une prestation qui le fait changer de monde aux yeux du grand public. Déjà très convaincant en L1 depuis son arrivée, le Sénégalais a sorti une prestation d'élite en Ligue des Champions, digne des meilleurs milieux du monde. Aligné comme milieu relayeur droit au coup d'envoi, il se montre vite présent aussi bien pour harceler très haut que défendre très bas, avec un impact énorme dans les duels, secouant les Madrilènes à chaque contact. Toni Kroos aura été dévoré par Gueye durant toute la soirée, l'ancien d'Everton ne lui laissant pas la moindre seconde de liberté. Sa première période est immense dans tous les sens et il se calme légèrement après la pause, se concentrant encore plus sur l'utile. Il finit devant la défense comme sentinelle, se montrant toujours excellent pour récupérer encore et toujours des ballons compliqués. Mais la vraie nouveauté était venue avant, avec cette incroyable présence offensive du joueur durant la première période. Juste dans ses passes (à quelques rares exceptions), insaisissable dans ses dribbles et inspiré dans ses déplacements, il avait littéralement illuminé tout le flanc droit parisien et sa passe décisive pour Di Maria à l'issue d'un délicieux une-deux avec Marquinhos est une des plus belles actions du match. Une immense performance.

Verratti : Le début de rencontre a pu inquiéter vu les difficultés initiales de Verratti, isolé sur l'aile gauche et plusieurs fois même dépossédé du ballon, ce qui n'est pas rien. Mais les premières impressions ne sont pas toujours les bonnes et l'Italien, comme d'autres, est peu à peu entré dans le match Il a alors fait parler sa magie puisque aucun joueur du Real n'a pu l'attraper au cours du second acte où il a été redoutable et si précieux dans toutes les sorties de balle. Avec le ballon, il aura encore été si juste, créant du déséquilibre à lui seul. Et si rien n'est impossible pour lui quand le ballon est dans ses pieds, son apport défensif a été pour le moins important, le petit milieu faisant un gros travail de harcèlement durant toute la rencontre. 

Di Maria : L'ancien du Real Madrid a joué un bien mauvais tour à son ancien club et livré une performance de tout premier ordre. Les trois stars de l'attaque n'étaient pas là, il restait la quatrième si souvent oubliée et Di Maria l'a bien rappelé. Aligné sur un côté gauche où il n'est pas toujours à l'aise, il semblait d'ailleurs avoir du mal à être trouvé vers le but avant qu'il ne décide d'ouvrir le score, se plaçant parfaitement pour être servi en bonne position. Facile techniquement, parfois même un peu trop vu certaines pertes de balle, il s'offre un doublé d'une frappe précise venue de son diabolique pied gauche et frôle même le triplé d'un ballon piqué ambitieux à l'heure de jeu. Après avoir signé une passe qui aurait pu être décisive pour Sarabia, il finit la partie avant-centre et semble perdre en lucidité sur la fin de match... avant de décaler Meunier sur le 3-0. S'il a fini aussi fatigué et moins lucide, c'est peut-être aussi en raison de l'énorme travail défensif qu'il avait auparavant accompli sur le flanc gauche, formant une belle paire avec Bernat pour répondre au duo Carvajal/Bale.

Sarabia : Pendant de Di Maria sur l'aile droite, il va partager avec l'Argentin le même sens du sacrifice pour l'équipe, se repliant sans relâche pour aider ses partenaires du même côté et initier le contre-pressing. Avec le ballon, ses déplacements furent souvent intéressants mais il a en revanche connu un déchet un peu trop important dans ses choix, et pas seulement dans sa relation avec un Meunier qu'il découvre encore. Il va globalement être un acteur régulier du match et apporter par séquences mais l'impression d'un joueur qui cherche encore sa place et ses repères est ressortie sur la durée. A quelques détails près, Sarabia aurait pu faire passer son match dans une autre dimension. Il se contentera d'une performance très honorable mais, à l'heure où l'effectif parisien est monstrueux en attaque, cela pourrait bien vite être insuffisant. Diallo l'a remplacé pour les dernières secondes.

Icardi : Titulaire pour la première fois depuis le mois de mai comme Kimpembe, l'Argentin aura livré, avec ses moyens physiques limités du moment, un combat de titan face à la défense centrale mardrilène, parvenant même à mettre en difficulté un monstre physique comme Varane. C'est notamment son travail en pivot face au Français qui permet à Bernat de se retrouver un bonne situation pour centrer sur le premier but. Il va globalement, et malgré des partenaires parfois loin de lui, faire tout son possible pour apporter au collectif par son jeu dos au but et assez souvent réussi, se montrant d'ailleurs régulièrement intéressant dans ses passes et remises. Il disparaît en revanche assez vite dans le second acte et est logiquement remplacé dès l'heure de jeu. 

Choupo-Moting l'a remplacé et le Camerounais a finalement joué ailier gauche, Di Maria prenant l'axe à sa place. Assez juste techniquement à son entrée, notamment dans ses transmissions avec Bernat, il va se perdre un peu par la suite et se montre assez maladroit à l'approche de la surface avec plusieurs mauvais choix. Défensivement, il va en revanche être impeccable et tenir son aile avec rigueur, aidant bien son compère espagnol, et même tout sa défense, à plusieurs reprises.

Match lié 


News 

Aujourd'hui

lundi 14 octobre

dimanche 13 octobre

samedi 12 octobre

vendredi 11 octobre

jeudi 10 octobre

mercredi 09 octobre

 

Soutenez-nous 
Réseaux sociaux