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PSG/Saint-Etienne (6-1), les performances individuelles

Publié le jeudi 9 janvier 2020 à 2:21 par Philippe Goguet
Le PSG s'est très largement imposé face à l'AS Saint-Etienne (6-1) dans un match à sens unique pendant près d'une heure. Retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens au cas par cas.

Rico : L'Espagnol enchaînait, une première pour lui, et il a réussi un match finalement très similaire au précédent contre Linas-Montlhéry. Il a certes eu une belle frappe à repousser en première période quand Trauco l'a sollicité de loin, repoussant proprement la puissante tentative du Péruvien, mais c'est surtout en seconde période qu'il s'est signalé en stoppant son second pénalty consécutif. Manque de chance, Cabaye sera plus prompt que lui pour reprendre et marquer, seul point noir de sa soirée.

Meunier : Le Belge a idéalement lancé sa partie en étant celui qui sert Icardi pour l'ouverture du score d'une passe vers l'avant bien sentie. Ce sera pratiquement l'exception qui confirme la règle puisqu'on va globalement peu le voir offensivement, le jeu se déroulant sur l'autre aile. Il s'est donc concentré sur ses missions défensives et va très bien le faire durant près d'une heure, se montrant régulièrement présent pour dégager ou couper des actions. C'est le jeune Correia, entré en jeu pour la fin de match, qui va en revanche le faire souffrir de par ses accélérations. Il est ainsi légèrement fautif au début de l'action du penalty mais semblait pourtant avoir retrouvé ses jambes pour intervenir proprement.

Marquinhos : Aligné en défense centrale pour lancer 2020, le capitaine du soir ne va pas vraiment commencer son année de la meilleure des façons puisque sa première période est assez inaboutie. Pas franchement saignant dans ses interventions ni relances et assez spectateur face aux attaques adverses, il va réellement entrer dans son match après la pause. Il gère alors à peu près tout ce qui se présente autour de lui, aussi bien dans les airs qu'au sol.

Kehrer : Seul joueur de champ à enchaîner, le défenseur central allemand va vite se mettre dedans et a été à la fois le plus sollicité et le meilleur des défenseurs parisiens en première période, et ce malgré une relance ratée au quart d'heure de jeu qui a amené une occasion. Pour le reste, et malgré le pressing stéphanois sur le début de match, il s'en est bien sorti. Défensivement, il a largement dominé le jeune Rivera, notamment dans le jeu aérien. Sa seconde période fut bien plus tranquille, Marquinhos s'occupant de tout.

Bernat : Le latéral espagnol a malheureusement commencé l'année comme il avait trop souvent fini la précédente, donc en laissant des grands espaces dans son dos dont Honorat va généreusement profiter. Le milieu droit stéphanois va d'ailleurs lui causer des soucis durant la première demi-heure avant que l'expulsion ne soulage définitivement l'Espagnol. Le latéral parisien pouvait alors faire parler son goût de l'offensive, Neymar l'utilisant très bien de façon régulière. Bernat aurait pu finir avec un but et une passe décisive au compteur mais sa frappe fut trop croisée et son centre en retrait parfait incroyablement vendangé par Icardi. 

Gueye : Aligné en double pivot avec Verratti pour la première fois depuis des mois, le Sénégalais avait un rôle plus défensif que celui qu'il a majoritairement eu durant son premier semestre à Paris et il s'en est formidablement acquitté. Très présent sur les contres adverses, il va faire parler son art du duel et récupérer plusieurs ballons de façon judicieuse dans les pieds adverses. Son volume de courses aura fait du bien tandis qu'il va rester à sa place dans le jeu offensif, laissant briller les autres pendant qu'il assure des transmissions simples et efficaces.

Verratti : Moins important au coeur du jeu qu'il a pu l'être par le passé quand tout passait par lui, le milieu italien n'en reste pas moins un rouage important du jeu parisien et c'est lui qui tentait de remettre l'équipe parisienne dans le bon sens quand elle pataugeait à la demi-heure de jeu. C'est aussi lui qui lance Di Maria sur l'action aboutissant au carton rouge d'une passe vers l'avant bien vue et réalisée. Son jeu mi-long aura d'ailleurs régulièrement fait mal aux Verts et sa pugnacité défensive les aura également bien gênés. Une bonne reprise donc.

Paredes l'a remplacé dans une fin de match qui ne ressemblait plus à grand-chose, le temps pour lui de récupérer quelques ballons et de tenter de construire le septième but parisien.

Di Maria : L'Argentin va être pratiquement un fantôme durant la première demi-heure, touchant peu de ballons et n'en faisant pas grand-chose non plus, mais c'est lui qui fait basculer le match en provoquant l'expulsion adverse. D'abord bien en vue sur les transitions, il va peu à peu peser de plus en plus sur le jeu placé en se rapprochant de Neymar dans l'axe. C'est d'ailleurs ce duo qui s'illustre sur le 2-0 et son association avec le Brésilien va faire des ravages peu avant la pause. C'est encore lui qui est à la base du 4-0 avec un pressing haut où il récupère la balle puis sur le 6-0 quand Icardi récupère son ouverture avant de transmettre à Mbappé. En pleine forme, Di Maria va même défendre jusqu'au bout, se montrant même bien maladroit dans la surface en concédant un penalty largement évitable. Mais c'est bien dur de lui reprocher sa générosité...

Draxler l'a remplacé pour la fin de match, se montrant actif mais pas forcément très inspiré balle au pied sur ce flanc droit qu'il n'aime guère.

Neymar : La première sortie du Brésilien était forcément attendue après ses folles vacances et, comme souvent, il a été au coeur de la plupart des offensives parisiennes tel l'aimant à ballons qu'il est. Son début de match n'est pourtant pas forcément très heureux, entre ballons perdus sur des gestes compliqués et tacles rugueux de Verts qui ne le ménagent pas. Mais la magie de Neymar va se mettre à parler, forcément, et il double la mise d'une finition clinique avant de finir fort la mi-temps. Plus fluide après la pause face à un adversaire moins agressif, il donne des passes en or à tout le monde à la manière d'un meneur de jeu reculé, n'hésitant pas à allonger le jeu quand c'était nécessaire. Défensivement, on l'a encore vu faire de beaux efforts, bien que plus dans le contre-pressing que dans le replacement.

Mbappé : Dès son premier ballon touché, le génie français a montré qu'il était en jambes avec une grosse accélération et chacune de ses prises de balle va mettre le jeu mais il est globalement assez peu servi avant la pause, Paris ne parvenant pas vraiment à attaquer proprement. Il est en revanche inarrêtable après la mi-temps et va se montrer délicieusement collectif à plusieurs reprises. Bien que redoutable quand il est lancé vers le but, il n'hésite pas à servir Icardi pour offrir des buts faciles au goleador argentin qui lui rendra d'ailleurs la pareille dans la foulée. Mbappé va aussi frôler le but de l'année, ce coup du foulard incroyable de l'extérieur de la surface de réparation qui va terminer juste à côté du poteau. Dès le 8 janvier, son année 2020 semble lancée.

Icardi : Dans une rencontre qu'il fallait impérativement gagner, son but d'entrée a enlevé une belle épine du pied à son équipe, l'Argentin faisant une fois de plus parler sa finition clinique. Il va globalement peu être en vue par la suite de la première période, subissant comme Mbappé une animation parisienne qui se cherche, mais il signe une seconde période d'anthologie. Buteur présent au bon endroit et précis quand il le faut, il réussit un triplé dans son style bien particulier et frôle le quadruplé en ratant, possiblement, la plus simple de ses occasions du soir. Il se rattrape bien avec cette belle passe décisive pour Mbappé, avec notamment un contrôle aérien somptueux et une passe enchaînée dans la foulée assez rapide pour que le gardien ne puisse pas intervenir. Du grand Icardi, avec pour la première fois une relation vraiment décisive avec Mbappé.

Cavani l'a remplacé sous l'ovation méritée du Parc des Princes et l'Uruguayen est apparu plutôt bien en jambes. S'il n'a pu marquer, il a été dans le ton et c'est lui qui trouve Mbappé, via un Neymar qui s'efface bien, sur l'action du coup du foulard. 

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