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Sochaux/PSG (1-4), les performances individuelles

Publié le mercredi 7 février 2018 à 1:40 par Iaro
Le PSG s'est imposé 4-1 à Sochaux ce mardi sans trembler malgré une égalisation adverse. Retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens au cas par cas.

Trapp : forcément, le gros point noir de la soirée est son expulsion à 4-1, à une minute de la fin du temps règlementaire. Sorti loin de ses buts, il "casse" Robinet en cours de route et l'arbitre l'expulse, peut-être de façon un peu sévère mais le résultat est là. Avant ce fait de jeu malheureux, qui va le priver de quelques matches sur le banc en championnat, il avait été bon sur sa ligne sur plusieurs arrêts, et plus inégal dans son jeu au pied.

Meunier : une soirée assez anonyme pour le Belge, qui a participé à certaines combinaisons de qualité côté droit mais qui n'a pas su créer de décalage marquant par ses montées. Sur l'action de l'expulsion de Trapp, il semble qu'il y ait faute sur le Belge qui joue le ballon jusqu'au bout pour tenter de protéger son but.

T.Silva : comme samedi à Lille, le capitaine n'en a pas fait beaucoup plus que le minimum, avec une contribution appréciable de par ses placements et certains jaillissements, mais sans plus. Déjà la tête au Real ? Une bonne tête sur corner qui s'est écrasée sur la barre avant la mi-temps, sur un des rares moments de grâce du PSG sur coups de pied arrêtés en terre sochalienne.

Kimpembe : le "Titi" de la défense parisienne a quant à lui réellement tenté d'incarner une certaine idée du dépassement de fonction, avec des passes qui ont cassé des lignes et des remontées de balle bienvenues face à des Sochaliens qui laissaient des boulevards derrière leur première ligne de pressing. Forcément, ses prises de risque ont parfois comporté leur lot de déchet. Solide défensivement, globalement, comme son capitaine.

Kurzawa : les premières prises de balle de l'ancien Monégasque sont un vrai désastre et le doute s'installe dès le début du match pour le latéral. Cela ne va pas s'arranger à la 13ème minute quand celui qui a changé d'agent il y a peu, sur une action qui rappelle la génèse du but du 1-2 à Lyon, laisse à son adversaire le ballon pleine surface, alors qu'il aurait pu couper court par deux fois. L'égalisation suivra, heureusement sans conséquence au final. Un peu mieux par la suite, il n'a pour autant certainement pas convaincu définitivement Emery de lui laisser "son" couloir gauche à Madrid.

Diarra : première titularisation pour le globe-trotter à Sochaux, et il est difficile de se faire un avis 100% clair, notamment parce que le niveau de l'adversaire et l'intensité du match étaient sans commune mesure avec ce qui attend les Parisiens dans une semaine. Très autoritaire dès ses premières prises de balle, il s'est efforcé d'orienter le jeu avec parfois une certaine classe et de l'autorité pour conserver le cuir. Logiquement, il manquait de repères avec Draxler et Verratti et il n'a pas toujours semblé bien en place sur certaines transitions défensives. Plus effacé après le repos, signe qu'il n'a pas encore fini de monter en puissance physiquement, T.Motta l'a remplacé pour les 20 dernières minutes. L'Italo-Brésilien, lancé dans une course contre la montre avant la C1, était visiblement loin de son meilleur niveau, en témoignent les différents ballons qu'il a perdus.

Verratti : un peu à l'image de son capitaine, il a longtemps semblé s'économiser en vue de ce qui arrive. Très peu visible en première période, à l'exception de quelques décalages faciles face à des Sochaliens déséquilibrés à la perte du cuir, il est monté en puissance après le repos avec des percées spectaculaires, comme celle du troisième but sur laquelle il sollicite un bon une-deux avec Draxler avant de lancer Di Maria au but. Averti pour contestation, Pastore l'a remplacé à la 68ème. L'Argentin a manqué d'explosivité pour déstabiliser l'adversaire mais il s'est essayé à deux bonnes frappes, repoussées par le portier doubiste.

Draxler : l'Allemand a réalisé un gros premier quart d'heure, avec des interceptions bien senties et une belle capacité à orienter le jeu, comme sur le premier but où il initie l'action dès la 40ème seconde du match. Il a souvent bien su trouver Mbappé, dont les appels à droite ont fait mal, et il est encore présent à l'avant-dernière passe sur le troisième but parisien. Pour le reste, il s'est parfois agacé de certains choix ou réalisations de ses coéquipiers, et cela a nui à son activité globale : pas sûr qu'il ait marqué des points avec ce tour de Coupe.

Mbappé : un peu privé de rythme dernièrement entre sa blessure à Lyon et son expulsion pour son retour à Rennes, le "wonder kid" du PSG s'est montré saignant sur son couloir, mais il a été mis en échec à trois reprises par le portier adverse sur des frappes à bout portant. Capable d'être collectif, comme par deux fois pour Di Maria qu'il a su trouver d'un bon centre pour l'ouverture du score, il a aussi fait certains mauvais choix, peut-être obnubilé par le chemin des filets, qu'il n'a plus trouvé depuis le 17 janvier contre Dijon. 

Di Maria : l'Argentin est décidément en feu actuellement, en témoignent son triplé et son hyperactivité tout du long. De la tête puis du gauche par deux fois, toujours de près, il a fait des misères à Ati-Zigi, plutôt très bon par ailleurs. Insaisissable, toujours dans le sens du jeu dans son couloir gauche ou quand il a dézonné, la question de sa titularisation contre le Real Madrid est sur toutes les lèvres, vu sa forme du moment. Cela semble toutefois (hélas ?) bien improbable tant la MCN semble intouchable.

Cavani : force est de constater que l'Uruguayen est dans une forme crepusculaire actuellement, pas plus en réussite en terre sochalienne après des sorties récentes déjà compliquées, en dépit de son record de meilleur buteur de l'histoire du club obtenu très récemment. En difficulté techniquement pour combiner alors qu'il avait semblé progresser sur ce point pendant la première moitié de saison, il est visiblement perturbé actuellement. Il faut néanmoins rappeler son but, de très près pour le 2-1, qui a tout de suite remis les siens aux commandes du match. D.Alves l'a remplacé pour 25 minutes, entrant au poste d'ailier droit, en toute fin de match, Mbappé passant en pointe, et le Brésilien avait faim alors même que match était déjà plié. Il a terminé aux buts avec l'expulsion de Trapp, et l'image du Brésilien flottant dans le maillot de l'Allemand et plaçant son mur sur la dernière action adverse restera dans les mémoires.

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