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Villefranche/PSG (0-3 a.p.), les performances individuelles

Publié le jeudi 7 février 2019 à 0:43 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 3-0 face à Villefranche en Coupe de France grâce à des buts de Draxler, Diaby et Cavani en prolongation mais les Parisiens ont longtemps souffert. Retour sur leurs performances individuelles au cas par cas.

Areola : De retour au Groupama Stadium, il a été bien moins sollicité que dimanche dernier face à l'OL. Outre quelques sorties loin de son but qu'il a bien gérées, Villefranche qui arrose tout autour du cadre va lui offrir un match très paisible.

Meunier : De retour dans le onze de départ plus de trois semaines après sa dernière titularisation, le Belge a vite montré qu'il avait du jus sur son aile et s'est rapidement montré disponible mais les mésententes avec ses coéquipiers et les mauvais choix sont plus nombreux que les bonnes actions. De moins en moins en vue offensivement au fur et à mesure que le temps passait, Meunier va aussi connaître un match moyen défensivement. Car s'il réalise un très bon retour à l'heure de jeu, il est aussi l'auteur d'une bien vilaine relance plein axe qui a offert une bonne occasion à l'adversaire et a fait plusieurs fautes évitables. Pour un joueur qui a sa place à regagner, cela fait trop peu.

Marquinhos : Défenseur central durant la majeure partie du match, il va globalement avoir des situations assez simples à gérer, la plupart du temps des couvertures à assurer sans trembler. Il est en revanche un peu lent et dépassé face à Lemb sur la plus belle occasion adverse au retour des vestiaires. Durant la prolongation, c'est comme milieu défensif que le Brésilien va évoluer et il va beaucoup apporter à son équipe, sa mobilité et son jeu de passes aérant le jeu parisien. C'est d'ailleurs lui qui trouve Cavani sur l'ouverture du score après une belle ouverture.

Kehrer : Placé en défense centrale après plusieurs matches à droite, l'Allemand s'est concentré sur ses tâches défensives et il s'en est globalement bien sorti avec une présence continue, notamment sur un bon centre en début de partie. Rarement pris en défaut malgré un duel très physique, il va tout de même légèrement baisser de régime sur la durée. La conséquence du gros coup de coude reçu sur la tempe peu avant la mi-temps ?

Bernat : Placé très haut sur le terrain la plupart du temps, l'Espagnol s'est régulièrement proposé, a bien tenté de combiner avec Di Maria durant l'heure en commun qu'ils ont jouée mais il n'y a pas grand chose de positif à tirer de son match pour autant. La précision n'a pas du tout été au rendez-vous, à l'image des nombreux centres ratés par le latéral espagnol, tandis qu'il a régulièrement été en souffrance défensivement face aux gros gabarits adverses. N'Soki l'a remplacé pour les derniers instants et il a failli concéder un penalty sur un tacle douteux.

Paredes : L'Argentin fêtait sa première titularisation avec le maillot parisien et elle aura été plutôt positive dans ce rôle de sentinelle devant la défense, apparaissant même comme le meilleur Parisien de la (très faible) première période. Après quelques passes faciles pour prendre ses marques, il va en réussir de bien plus dures dès le quart d'heure de jeu et va notamment donner quelques ballons de tout premier ordre à ses coéquipiers. Un peu moins en vue après la pause, il prend alors moins de risques et est donc moins tranchant mais il montre alors un peu plus son bagage défensif. Déjà parfois apparu comme peu mobile avant, il va finir la rencontre comme il peut, deux mois après son dernier match complet. A noter qu'il a encore une fois été salement visé par les tacles adverses.

Draxler : Dans un rôle un peu étrange voire bâtard de milieu relayeur poussé vers la gauche, l'Allemand va avoir bien du mal à lancer sa partie, très discret voire introuvable entre Bernat et Di Maria. S'il monte bien en régime dans le dernier quart d'heure avant la pause, il va en revanche être terriblement fade après la mi-temps, personnifiant le jeu sans rythme et sans risque de son équipe même s'il faut saluer sa bonne activité défensive. C'est un autre homme en prolongation et il fait soudainement de vraies différences, marquant d'ailleurs un but qui vaut cher pour ouvrir le score.

Nkunku : Placé dans un rôle hybride entre le relayeur très avancé et l'attaquant de soutien, l'un des revenants du jour va réussir un bon début de match au cours duquel il se montre intéressant dans ses prises de balle et souvent percutant, à l'image de son action sur l'occasion de Diaby dès la 12e minute. S'il va signer plusieurs décalages, il va peu à peu se perdre complètement et multiplier les mauvais choix. Passé plus clairement côté droit après la pause, il ne réussit pratiquement plus rien et perd surtout des ballons. Dur de faire un bilan positif de ses 90 minutes, même s'il aura provoqué un nombre non négligeable de coup-francs intéressants. Dagba l'a remplacé pour la prolongation dans un rôle de piston droit et, après un bon début, il va se montrer moins juste sur la durée. 

Diaby : Positionné sur le côté droit en début de match, le jeune attaquant voit son match basculer dès son énorme occasion loupée de la 12e minute et toute la mi-temps qui suit est fort pénible avec des prises de balle peu convaincantes et un gros déchet. Passé dans l'axe après la pause, il se montre d'entrée sur un bon centre mais cela ne dure pas et il rejoint finalement le côté gauche assez vite. Dans cette position, il fera mieux qu'à droite, ce qui n'est pas dur, mais il ne brillera pas outre-mesure non plus. Il faut toutefois lui reconnaître son abnégation quand il est présent en toute fin de rencontre pour marquer le but du break.

Di Maria : Encore une fois placé côté gauche, il se signale en début de partie par une belle activité mais des risques pris importants balle au pied. Peu à peu, l'Argentin en prend même trop et il se retrouve à avoir un énorme déchet, ne faisant que très peu de différences. Régulièrement visé par les joueurs adverses, il traverse ce match de façon pénible et sort finalement dès l'heure de jeu de façon logique. Mbappé l'a remplacé et il est entré plein axe, comme attaquant. D'abord assez dur à trouver et pas vraiment heureux sur un coup-franc qu'il gâche complètement, il entre peu à peu dans la partie et assure le large succès du PSG en fin de partie quand les espaces s'ouvrent. Il devient alors une arme fatale face à un adversaire fatigué et signe deux passes décisives qui auraient pu être deux buts s'il avait fait preuve de plus d'égoïsme. Une rentrée réussie donc.

Choupo-Moting : Titulaire en pointe, le Camerounais aura eu bien du mal à exister dans la nasse adverse. S'il signe une jolie talonnade pour Di Maria au quart d'heure de jeu, les actions positives à sortir de son match sont pour le moins rares et le constat global plutôt négatif. Sa présence dans la surface est nulle et il ne fut d'ailleurs pratiquement jamais trouvé par ses partenaires, notamment sur des centres. Cavani l'a remplacé à 10 minutes de la fin et, après un petit temps d'adaptation pour entrer dans le match, il va faire bascsuler la partie d'une action individuelle inspirée en début de prolongation avec une jolie feinte suivie d'un centre parfait pour Draxler. Ses courses ont fait exploser les défenseurs adverses, déjà bien fatigués et incapables de suivre l'infatigable Uruguayen. 

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