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L'Italie et Verratti, sur le bon chemin, viennent à bout de la Pologne

Publié le dimanche 14 octobre 2018 à 22:54 par Matthieu Martinelli
Au bout d’un match qu’elle a longtemps dominé sans trouver la faille, l’Italie s’est imposée à la dernière minute du temps additionnel face à la Pologne grâce à un but de Biraghi sur corner, permettant par là même d’assurer son maintien en Ligue A de la Ligue des Nations. Milieu relayeur gauche du soir, Verratti a été à l'image de son équipe.

Quatre jours après un test amical face à l’Ukraine qui avait permis de jeter les bases d’un changement de style pour la Squadra Azzurra, Roberto Mancini avait choisi pour un match déjà décisif de Ligue des Nations de répéter le même onze que mercredi, avec trois nuances, une par ligne. En phase de relance, l’arrière droit Florenzi se positionnait comme troisième défenseur central (Bonucci se décalant en tant que libéro) afin de faciliter la relance et notamment la prise d’espaces de Chiellini à gauche. Au milieu, Verratti et Barella intervertissaient leur position par rapport à mercredi, le milieu parisien occupant une place de relayeur gauche peu habituelle. En attaque, Bernardeschi glissait en faux numéro 9 et Insigne retrouvait son côté gauche. L’objectif paraissait clair : devant le manque de temps pour travailler en profondeur en sélection, il s’agissait de retrouver quelques automatismes du Napoli, Verratti reprenant le rôle d’Hamsik, avec cependant une participation accrue à la base du jeu. Une initiative que Luigi Di Biagio avait déjà prise lors de son intérim en mars dernier.

Le résultat fut sans appel au cours d’une première mi-temps dominée de la tête et des épaules par une Italie construite autour du duo Jorginho-Verratti. Leurs innombrables redoublements de passes (près d’une soixantaine sur l’ensemble du match), conjugués à la mobilité de Bernardeschi entre les lignes et d’Insigne à gauche, ont permis d’installer l’Italie dans le camp adverse, pour ne rarement en sortir. C’est en effet l’avantage d’une possession de balle de qualité, l’équipe est alors mieux positionnée à la perte et le pressing peut s'enclencher, forçant l’adversaire à allonger. A ce jeu, Verratti a pu faire apprécier sa ténacité et sa qualité sur les tacles glissés. La Pologne n’a ainsi eu qu’un semblant d’opportunité en quarante-cinq minutes, pendant que l’Italie se procurait une demi-douzaine d’occasions nettes, sans réussir à les concrétiser.

Au coeur de cette domination, c’est un Verratti dans la lignée de sa prestation face à l’Ukraine et enfin à l’aise dans un contexte favorable en sélection que l’on a pu observer. Avec Jorginho toujours disponible à ses côtés, Insigne et Bernardeschi en soutien et Chiesa multipliant les appels en profondeur, le milieu parisien a pu pratiquer le jeu qu’il affectionne, cherchant les relais et faisant vivre le ballon pour faire progresser le jeu, avec sa précision et son habileté habituelles pour se défaire de ses adversaires. Seule fausse note d’une première mi-temps aboutie sur le plan collectif : une incapacité chronique à concrétiser cette domination au tableau d’affichage, le « manque de but » de chacun des joueurs alignés au milieu et en attaque incitant au fatalisme. 

Signe toutefois d’un style qui reste encore à parfaire et à intégrer, la deuxième mi-temps fut de moins bonne facture, comme mercredi. Et les maux étaient là encore similaires, la qualité de la possession azzurra pâtissant d’une baisse d’intensité dans les déplacements et de distances qui s’étiraient entre les joueurs, permettant aux Polonais de disposer d’opportunités intéressantes en contre-attaques. Et alors que l’on semblait résigné à un match nul et vierge frustrant au vu de la qualité de la prestation offerte par la Nazionale pendant de larges périodes de la rencontre, c’est l’arrière gauche de la Fiorentina Cristiano Biraghi qui vint délivrer les hommes de Roberto Mancini.

Au-delà du maintien en Ligue A de la Ligue des Nations, plus ou moins symbolique selon l’importance que l’on attache à cette compétition, c’est surtout le projet de jeu ambitieux du nouveau sélectionneur italien que cette victoire vient encourager et récompenser. Un projet de jeu qui laisse une place centrale au duo Jorginho-Verratti, le milieu parisien retrouvant (enfin) un compagnon de jeu et une influence comparable à celle des années Blanc au PSG.

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