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Uruguay/Arabie Saoudite (1-0), l'Uruguay toujours à l'économie, Cavani sur sa lancée

Publié le mercredi 20 juin 2018 à 19:47 par Matthieu Martinelli
Dans la lignée d’un premier match poussif et accroché jusqu’au bout, l’Uruguay l’a emporté à l’économie face à une faible équipe d’Arabie Saoudite, et ainsi validé son ticket pour les huitièmes de finale.

Pour cette deuxième rencontre, le Maestro Tabárez avait procédé à deux changements dans le onze titulaires, Carlos Sánchez et l’ancien parisien Cristian Rodríguez remplaçant Nahitan Nández et Giorgian De Arrascaeta sur les côtés du milieu de terrain. Loin de résoudre les sérieux problèmes de construction observés face à l’Egypte, ce changement a semblé les aggraver, la Celeste perdant deux joueurs qui se recentraient et offraient des lignes de passe au coeur du jeu au profit de deux ailiers plus traditionnels, collant la ligne.

Privé de solutions vers l’avant, et contraint en début de match de prendre l’initiative, le carré Giménez-Godín-Vecino-Bentancur, dépositaire du jeu charrúa, n’eut d’autre solution que d’abuser du jeu direct, soit vers un duo Suárez-Cavani coupé du reste de l’équipe, soit vers des latéraux lancés, avec un déchet forcément conséquent. L’ouverture du score sur corner de Luis Suárez fut alors le parfait prétexte pour la sélection uruguayenne pour revenir dans sa zone de confort et céder le ballon à une équipe d’Arabie Saoudite joueuse et convaincue par les préceptes de son entraîneur mais trop limitée techniquement, la mi-temps s’achevant côté uruguayen par la sensation que le score n’était pas réellement en danger malgré un petit 43% de possession.

Après la pause, la Celeste reprit légèrement l’initiative, sous l’effet cumulé de la baisse de régime saoudienne ainsi que de l’entrée en jeu de Lucas Torreira, sans jamais vraiment chercher à accélérer ni à tuer un match que les uruguayens laissèrent « pourrir » jusqu’au coup de sifflet final, à grand renfort de possession défensive et de gain de temps au poteau de corner.

Dans ce contexte, c’est peu dire que le tandem Luis Suárez - Edinson Cavani n’a pas la tâche aisée. Tous les espoirs offensifs de la sélection dans le jeu reposent sur leurs prouesses, qu’il s’agisse de faire monter le bloc, rapprocher l’équipe du but adverse, obtenir des fautes et inventer des occasions là où elles n’existent pas. En somme, El Pistolero et El Matador doivent revêtir les habits de Diego Costa en 2014 et d’Antoine Griezmann en 2016 sous le maillot de l’Atlético Madrid.

Après une première rencontre parfaite dans ce registre, Edinson Cavani a baissé en régime cet après-midi (il est compliqué d’exiger à un joueur de répéter les miracles), mais conservé un niveau de performance élevé. Signe de son isolement, l’attaquant parisien n’a touché son premier ballon qu’au quart d’heure de jeu, sur une reprise en pivot trop enlevée suite à un centre de Cáceres, avant de buter quelques minutes plus tard sur le retour d’un défenseur adverse après une déviation de Suárez.

La deuxième mi-temps fut de meilleure facture, avec une participation au jeu accrue à mesure que la Celeste s’installait dans le camp adverse, en témoigne ce superbe centre tendu déposé sur la tête de Carlos Sánchez à l’heure de jeu. Toujours peu en réussite devant le but dans ce tournoi (sa déviation de la tête sur une frappe lointaine de Torreira et son face-à-face avec le gardien suite à une longue percée pleine de volonté auraient pu mériter meilleur sort), le buteur parisien confirme néanmoins ses bonnes sensations, techniques et physiques, depuis le début de la compétition.

Cristian Rodriguez, ancien joueur du Paris Saint Germain, a lui aussi débuté la rencontre, mais est sorti à l’heure de jeu et a été l’auteur d’une prestation très décevante.

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