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Beaucoup de tirs, peu de possession et des dribbles, Nice/PSG (1-4) en 3 stats

Publié le samedi 19 octobre 2019 à 1:30 par Thibaut Brossard
Le PSG s'est imposé 4-1 à Nice dans un match offensif et ouvert, en témoignent ces trois stats sur le match à propos du nombre de tirs, de la possession de balle et des dribbles tentés.

24 tirs

Le début de match avait donné le ton puisque dès la 4ème  minute, suite à un coup-franc excentré de Di Maria, les Parisiens ont frappé trois fois au but sur la même occasion. Les joueurs de Thomas Tuchel ont au total tiré 24 fois en direction de la cage gardée par Benitez. C’est le record du PSG cette saison (meilleure performance 2018-2019 : 26 contre Guingamp).

Ce total de 24 est significativement au-dessus de la moyenne de la saison avant ce match (15.2). Il fait donc grimper la moyenne 2019-2020 à 16.1, soit un niveau élevé comparé aux saisons précédentes (seule la moyenne 2017-2018 est supérieure). La volonté de jouer de Nice, qui n’a jamais fermé le jeu, ainsi que les deux expulsions des Aiglons, expliquent forcément en grande partie cette profusion de frappes. 

Quasiment tous les Parisiens ont contribué à ce festival offensif puisque 11 des 13 joueurs de champ ayant foulé la pelouse ont tiré au moins une fois (seuls Meunier et Kurzawa manquent à l’appel). A signaler, les 4 tirs de Mbappé (record du match à égalité avec Di Maria), alors qu’il est entré à la 82ème minute.

Seulement 5 de ces 24 tentatives ont été prises de l’extérieur de la surface, dont 3 par Paredes. En revanche, on relèvera avec satisfaction que près d’un quart des tirs sont en fait des têtes (5), alors que la moyenne cette saison était de 2 par rencontre. Cela s’explique par le nombre de corners obtenus (13, record de la saison) et la domination dans les airs sur ces corners (par la défense centrale notamment). 10 des 24 tirs ont été cadrés (42 %), ce qui est conforme au début d’exercice 2019-2020 (39 %).

Autre élément positif : 19 des 24 frappes viennent d’une passe d’un partenaire. Ces 19 passes clés constituent un record de la saison (la moyenne jusque-là était de 11). Di Maria est l’auteur de 8 passes clés à lui seul, ce qui constitue un record pour lui avec Paris et un record pour un Parisien cette saison. Herrera se distingue également avec 3. Icardi, Mbappé et Meunier suivent avec 2.

« Seulement » 60.9 % de possession 

Les Parisiens ont eu la balle 60.9 % du temps face à Nice. Rien à signaler, nous direz-vous. Si, car il s’agit en fait du plus faible niveau de la saison. La possession des Parisiens était jusqu’à présent comprise entre 61.4 % (à Rennes) et 74.7 % (face à Nîmes).

Au classement général de la possession en Ligue 1, le PSG devance Nice, son adversaire du soir. Il n’est donc pas étonnant que le PSG ait connu son plus bas taux de la saison contre cette équipe qui a perpétuellement cherché à jouer, y compris en infériorité numérique.

Le PSG n’est donc toujours pas passé sous la barre des 60 % de possession sur un match cette saison, alors que cela était arrivé 8 fois l’an passé, dont une partie sous les 50 % (la victoire 5-0 face à Lyon)

Les Parisiens ont au final joué « seulement » 738 ballons, ce qui est là aussi le total le plus bas de la saison (la moyenne est à 889). Le contraste avec le match précédent (face à Angers) est saisissant puisque le PSG avait touché ce soir-là 1083 ballons. C’est Herrera le Parisien qui a le plus monopolisé le cuir (85 ballons), devant Kimpembe et Diallo (82 chacun)

16/20 aux dribbles

Certes les Parisiens avaient déjà réussi plus de dribbles cette saison (22 face à Angers et 17 à Bordeaux), mais c’est surtout le taux de réussite dans cet exercice qui est remarquable : 80 %. Un taux jamais atteint cette saison où la moyenne jusque-là était de 61 %. L’an passé, ce taux de 80 % sur un match avait constitué le record de la saison.

En parallèle, les Niçois n’ont réussi que 12 tacles, soit là aussi un record (négatif cette fois) pour un adversaire (la moyenne est à 18 tacles réussis pour un adversaire du PSG). Ce taux de 43 % de réussite dans les tacles est très bas (moyenne à 55 % contre Paris) et témoigne bien du manque d’agressivité des joueurs de Vieira.

Parmi les Parisiens, c’est le surprenant Abdou Diallo, positionné la majorité du match en latéral gauche, qui se distingue avec 5 dribbles réussis sur 5. Depuis le début de saison, tous matches confondus, il n’avait réussi que 4 dribbles (sur 6). Ils ne sont donc que 2 Parisiens à avoir raté au moins un dribble (Di Maria 3 et Choupo-Moting 1).

L’homme du match : Angel Di Maria

Avec une évaluation de 10 selon le site spécialisé Whoscored, Di Maria devance Icardi (8.1) et Mbappé (8). C’est la première fois de la saison qu’un Parisien obtient la note maximale décernée par ce site.

Il faut dire que l’Argentin a livré une « masterclass », comme seule une poignée de joueurs sur la planète (dont 3 au PSG…) peuvent en produire. Il a marqué deux buts (en 4 tirs), dont un prodigieux en lobant dans un angle impossible le gardien adverse. Il n’a par ailleurs jamais cessé de chercher à mettre ses partenaires en position de frappes et le total hallucinant de 8 passes clés qui en résulte est monstrueux (sa moyenne de passes clés en Ligue 1 cette saison jusqu’alors était de 1.6). Il restait d’ailleurs sur 3 matches consécutifs en championnat sans passe clé.

Il aurait mérité de réaliser au moins une passe décisive, mais les têtes des défenseurs centraux parisiens sur ses dangereux corners n’ont pu transpercer les filets niçois (barre de Marquinhos notamment), tandis que Choupo-Moting en première mi-temps, et surtout Sarabia en seconde, ont manqué de justesse dans leur duel face à Benitez alors qu’ils avaient bénéficié d’une « galette » d’El Fideo.

Il est également impliqué sur les deux derniers buts puisque c’est en renvoyant un de ses centres que Dante met Mbappé en position idéale sur le 3ème, et c’est encore lui qui décale le même Mbappé pour l’offrande à Icardi sur le 4ème but.

Enfin, il a connu très peu de déchets, que ce soit dans ses passes (82 % de réussite) ou dans ses dribbles (4 réussis sur 7).

Bref, une nouvelle fois en l’absence de la MCN, Di Maria a porté le PSG sur ses épaules et rappelé qu’il resterait, malgré la profusion de talents offensifs, un élément incontournable de l’attaque parisienne.

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