Article 

Le début de saison du PSG en L1 vu par les stats (1e partie)

Publié le mardi 10 octobre 2017 à 19:13 par Thibaut Brossard
A l'occasion de cette trêve internationale, nous en profitons pour faire un premier bilan du début de saison du PSG, analysé à travers les statistiques. Cette analyse concerne la Ligue 1 et s'attarde sur plusieurs aspects : les classements, le style de jeu, l'attaque, etc.

Comme pour le bilan à fin août, les données sont issues des sites whoscored, lfp, paris-canal historique, histoire du psg, cotestats, et des comptes Twitter de Michel Kollar, Opta et PSG stats.

Cette analyse porte sur les huit matches de championnat disputés en août en septembre en les comparant notamment aux prestations de la saison passée ou aux statistiques des équipes des cinq grands championnats européens (France, Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne). Une étude spécifique sur les matches de Ligue des Champions, et les probables différences avec le jeu développé au niveau national, sera réalisée à l’issue des matches de poule.

Pour ne pas alourdir la présentation, ce bilan est divisé en trois articles. Dans la première partie ci-dessous, nous essaierons de montrer que ce début de saison en fanfare du PSG repose tout d’abord sur les mêmes principes de jeu que les saisons passées (forte possession, maîtrise technique). Nous verrons cependant dans un deuxième volet que, principalement sous l’effet des recrues estivales, des évolutions positives dans le style de jeu de l’équipe apparaissent. Enfin, nous mettrons quelques bémols dans une dernière partie qui s’attachera à montrer les marges de progression de l’équipe d’Unai Emery. 

Le meilleur début de saison de l’histoire du club

Un constat simple pour commencer : jamais dans l’histoire du club, le PSG n’avait aussi bien commencé une saison. Six victoires en six matches, il s’agit en effet d’une première dans l’histoire du club (le précédent record était de 4). Ce n’était d’ailleurs pas arrivé du tout en Ligue 1 depuis… Marseille en 2012-2013.

L’accroc montpelliérain (match nul lors la 7ème journée) ne vient même pas vraiment ternir ce bilan extrêmement positif puisqu’avec sept victoires en huit matches de Ligue 1, c’est un autre record du club que ce PSG version 2017-2018 a battu.

Signalons au passage qu’Emery est le coach le plus victorieux de l’histoire du PSG avec 74 % de matches gagnés. Il a d’ailleurs atteint la barre des 50 victoires en 65 rencontres (il en avait fallu 72 à Laurent Blanc).

Le bilan comptable après huit journées est par conséquent quasi parfait : 22 points (sur 24), soit le meilleur total de l’ère QSI à ce stade de la compétition.

Il s’agit donc du meilleur départ de l’histoire du club et de l’un des meilleurs de l’histoire de la Ligue 1, y compris en terme de différence de buts : Paris affiche en effet un différentiel de +22 (27 buts marqués, 5 encaissés), soit le total le plus élevé à ce stade depuis Reims en 1952/53 (+25).

Ce qui frappe surtout, c’est le nombre de buts marqués : 27 réalisations, c’est 10 de plus (soit une augmentation de 59 % !) que l’an dernier au même stade. Aucun n’a été marqué de la tête et 19 ont été inscrits à domicile (en 5 matches). Personne n’a fait mieux en 1ère division depuis 45 ans (Nice, 20 buts en 1972-73). Paris caracole donc en tête des attaques de Ligue 1 avec 3.4 buts par match, loin devant Monaco avec « seulement » 2.8 buts par rencontre. Le PSG est même la 2ème meilleure attaque des cinq grands championnats européens avec 3.4 buts par match (derrière Naples avec 3.6). 

Une identité de jeu inchangée

Sur quelles recettes ce PSG record s’est-il appuyé pour réaliser ce départ canon ? On verra plus loin que de nouveaux ingrédients ont été ajoutés mais le plat de résistance reste le même. Paris s’appuie encore et toujours sur sa maîtrise technique et son jeu de possession pour « régaler » en Ligue 1.

Les statistiques en la matière sont même encore plus impressionnantes que les années passées, et ce n’est pas peu dire. Le taux de possession est en effet monté à 64 % à fin septembre contre 61.5 % en 2016-2017. Il s’agit d’un record sous l’ère QSI (plus haute saison : 63.4 % en 2015-2016). Dans ce domaine, le PSG est évidemment leader en Ligue 1 (devant Nice avec 57 % et Lille 54.7 %) et est même au second rang européen derrière Dortmund qui affiche 64.6 % de possession en Bundesliga.

Simple révélatrice du style de jeu de l’équipe, on sait bien que cette statistique du taux de possession ne constitue pas en soi un indicateur de la qualité de jeu de l’équipe. Pour preuve, le match le plus haut en la matière (74.7 %) s’est soldé par un match nul 0-0 à Montpellier, et le plus bas (59.4 %) par un festival offensif contre Bordeaux (6-2).

Les statistiques relatives au jeu de passes sont, elles aussi, encore en amélioration par rapport aux exercices précédents. Le PSG a en effet réussi 90.5 % de ses passes (contre 88.9 % l’an passé). C’est même la première fois ces dernières saisons que la barre des 90 % est franchie. Par conséquent, le club de la capitale domine non seulement la Ligue 1 dans ce secteur (devant Nice avec 87.8 % et Bordeaux 84.3 %) mais également les cinq grands championnats européens comme le montre le tableau ci-dessous où l’on retrouve la quasi-totalité du gratin européen au classement des équipes qui réussissent le plus de passes. 

Ce taux de passes réussies en hausse est même tout à fait remarquable quand on intègre le fait que deux des principaux nouveaux joueurs du onze n’affichent pas des chiffres exceptionnels en la matière (Neymar est à 77.3 % et Mbappé à 82.8 %). Le graphique ci-dessous montre même que tous les joueurs, sauf Kurzawa et Cavani, sont en progression (après 8 matches) dans ce secteur par rapport à l’an passé, et pour certains dans des proportions importantes (Draxler, Rabiot).

Ces statistiques de possession et de passes réussies confirment, s’il en était besoin, que le PSG, en championnat, n’a pas fondamentalement varié son style de jeu et s’appuie toujours sur sa maîtrise technique et son patient jeu de passes pour construire ses attaques. Nous verrons dans la 2ème partie, publiée demain matin, les nuances que l’on peut apporter à ce constat.



News 

Aujourd'hui

jeudi 19 octobre

mercredi 18 octobre

mardi 17 octobre

lundi 16 octobre

dimanche 15 octobre

samedi 14 octobre

 

Soutenez-nous 
Réseaux sociaux