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Après les fumigènes, le CUP assume mais le PSG risque gros

Publié le jeudi 8 mars 2018 à 12:47 par Philippe Goguet
Le match PSG/Real Madrid a été un véritable feu d'artifices en tribune mais les très nombreux fumigènes assumés posent problème et l'UEFA pourrait lourdement sanctionner le club. Du côté du CUP, on assume totalement cette position.

Le PSG avait demandé le feu en tribunes pour le match face au Real et il l'a obtenu. Tifo grandiose, ambiance des grands soirs et soutien vocal permanent, même alors que la rencontre était pliée et l'élimination entérinée. Et pour compléter le tableau, les fumigènes allumés ont été très nombreux ce mardi soir lors de PSG/Real. Un premier craquage massif au début de la seconde période, de nouveau une grosse explosion sur l'égalisation de Cavani et quelques autres au cours de la partie qui ont même contraint Felix Brych à arrêter le match durant quelques secondes à deux reprises. Reste que les fumigènes sont interdits dans les stades et qu'il est désormais l'heure des sanctions.

Du côté de l'UEFA, on n'a pas vraiment le même sens de la fête et le dossier est en cours d'instruction, logiquement. Sachant qu'autour de 150 fumigènes ont été utilisés et que le montant de l'amende est de 500€ par fumigène, le PSG va devoir payer au moins 75 000€, en théorie. Mais cela pourrait aller un peu plus loin que ça et c'est carrément un huis clos partiel qui pourrait bien toucher le virage Auteuil, l'endroit où ils ont tous été allumés. La sécurité du Parc des Princes, notamment les palpations à l'entrée, a de bonnes chances d'être pointée du doigt. Hier, une vidéo de la télévision espagnole tentait d'ailleurs de montrer des failles dans le dispositif de fouilles, et ce même si sept personnes ont été arrêtées pour tentative d'introduction de fumigènes. 

Du côté du Collectif Ultras Paris, le président Romain Mabille ne s'est pas caché concernant ce qu'il s'est passé comme il l'a expliqué au Parisien : «Je l’assume complètement. C’était prévu qu’on se lâche un peu sur les trois plus gros matchs [les deux clasicos et PSG-Real]. On avait dit au club qu’on comptait totalement calmer le jeu après. Sauf qu’hier les gens se sont lâchés plus que prévu. Il y a eu des pétards et des mortiers, on n’aime pas ça et je n’assume pas du tout. Les fumigènes, ça rentre dans le débat qu’on avait. C’est massif, mais on voulait marquer le coup et pousser l’équipe, créer une atmosphère.»

Et alors que des doutes persistent quant à la réelle volonté du PSG de ne pas laisser entrer des fumigènes dans le stade, le président balaye cette idée : «Personne ne nous a aidé à entrer les fumigènes. C’est ce que j’ai dit au club qui m’a demandé si des personnes de la sécurité étaient intervenues. J’ai répondu que non. On est des grands garçons et dans notre mentalité on ne va pas demander aux gens de nous les entrer. Et c’est aussi pour montrer que si on veut en rentrer on en rentre. On n’a besoin de personne.»

Du côté des pouvoirs publics, on a en tout cas rappelé le club à l'ordre via le Préfet de Police de Paris dans une lettre : «Je dois une nouvelle fois appeler votre attention, sur la responsabilité de votre club dans la prévention de tels incidents. Les dispositifs de filtrage et de palpation de sécurité doivent être mis en oeuvre par vos services avec la plus grande rigueur, les effectifs de la préfecture de police n'étant déployés qu'en assistance. À cet égard, il n'est pas admissible qu'à l'occasion du match contre le Real de Madrid les lignes de palpations aient pu être forcées à deux reprises, permettant à une cinquantaine de supporters de CUP de pénétrer en tribune Auteuil sans avoir subi le moindre contrôle.»

Entre l'UEFA et les pouvoirs publics, le PSG va donc avoir à s'expliquer, et ce alors que le club se cherche depuis des mois un directeur de la sécurité. Un manque qui n'aide pas.

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