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Retour sur Monaco/PSG, vécu depuis le virage parisien

Publié le lundi 3 avril 2017 à 18:29 par Jonas Satin
Samedi soir, le PSG a remporté la finale de la Coupe de la Ligue, en s’imposant 4 buts à 1 face à l’AS Monaco. Nous étions au Parc OL, au milieu du virage parisien, et nous vous racontons le match du point de vue de l’ambiance.

17h30, sous la pluie décinoise, on arrive aux alentours du Parc OL. Première constatation : les policiers, stewards et le personnel du stade ne connaissent pas tous bien l’enceinte. A notre question sur l’emplacement du virage réservé aux supporters du PSG, ces derniers nous répondent, pour certains, d’un côté, et, pour d'autres, à l'opposé. Un peu plus de 45 minutes avant l’ouverture des tribunes, on arrive au contrôle de sécurité pour entrer dans le stade. Un simple pointage de billet et une très, très légère fouille plus tard, nous voilà rentrés.

Après trois quarts d’heure d’attente dans une zone où Parisiens et Monégasques se côtoient, les tribunes ouvrent leur porte. On pénètre dans l’enceinte, puis on monte en tribune intermédiaire. On constate que le milieu de la tribune intermédiaire est gardé par les stewards du PSG, cette partie étant réservée au déplacement « officiel » – beaucoup de membres se sont également déplacés hors de ce déplacement officiel – du Collectif Ultras Paris (CUP). Seuls quelques drapeaux, deux-mâts et tambours sont déjà présents dans ce bloc.

Le virage se remplit peu à peu et, vers 20h, le Collectif Ultras Paris, bloqué près d’une heure sur le parking du stade pour cause de fouilles, commence à rentrer dans l’enceinte, matos avec.

On se faufile dans le bloc du CUP, puis on prend place avec eux. Les leaders du groupe se mettent en place et l’ambiance commence à monter doucement.

Arrivent les habituelles compositions d’équipes, annoncées par les speakers des clubs respectifs. On commence avec la composition des hommes d’Unai Emery, annoncée par le speaker du Parc des Princes Michel Montana. Celle de l’AS Monaco est ensuite annoncée avec les traditionnels noms d’oiseaux après le prénom de chaque joueur.

Dix minutes avant le coup d’envoi, le fameux « show son et lumière » commence, et les premiers fumigènes sont allumés côté parisien.

Les deux formations font leur entrée devant les drapeaux, deux-mâts et écharpes parisiens. Du côté du virage de Monaco, on peut constater le déploiement d’un tifo-maillot, mais qui rate.

Sur le terrain, Draxler ouvre rapidement le score pour le club de la capitale et le virage parisien explose de joie.

Cette ouverture du score très rapide pour le PSG galvanise forcément ses supporters, qui poussent fort pour voir ses joueurs faire le break.

L’égalisation de Thomas Lemar, à la 27e minute de jeu, n’influe en rien le bloc CUP, qui continue d’encourager son équipe, jusqu’à assister au joli but de Di Maria, à la 44e. La mi-temps est également synonyme de pause pour les supporters, qui reprennent, bien évidemment, juste avant le début de la deuxième période.

Le superbe enchaînement Verratti-Cavani pour le but du break pour le PSG fait, pour la troisième fois de la soirée, exploser le virage parisien.

Intentionnellement ou pas, les premiers sièges du Parc OL commencent à céder sous les pieds des supporters rouges et bleus.

A sa sortie, Marco Verratti a droit à son chant pendant plusieurs minutes.

A quelques minutes du coup de sifflet final, le « Ô ville lumière » lancé est très bien repris par le virage parisien.

Après le coup de sifflet final, les joueurs ont, comme à leur habitude, timidement célébré leur trophée avec les supporters ayant fait le déplacement.

En tribunes comme sur le gazon, ce match aura été quasi totalement dominé par les Parisiens. Dans le Parc OL – qui a d’ailleurs été moqué sur des deux-mâts par certains ultras, mettant en avant le « seul Parc » –, une bonne soixantaine de fumigènes a été utilisée. Des dizaines de sièges ont été arrachés ou ont, pour certains d’entre eux, accidentellement cédé dans le bloc appartenant au CUP. Le groupe a hier soir condamné ces évènements : «S'il est avéré que ces comportements sont imputables à des membres du CUP, alors nous prendrons nos responsabilités et mettrons en œuvre les sanctions que prévoit notre Charte. Ces sanctions peuvent aller jusqu'à l'exclusion de l'association. »

Si de nombreux sièges ont bien été arrachés par des supporters du PSG, un casse de toilettes leur a également été attribué par des personnes ne maîtrisant visiblement pas leur sujet. Il est évident que la photo en question, marquée d’un tag « MF91 » (Magic Fans 1991), ne date pas d’aujourd’hui et a été tout particulièrement ressortie pour l’occasion.

 

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