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Ollé-Nicolle avant PSG/Kharkiv : « Il ne faut pas penser que ce sera un match qui sera facile »

Publié le mercredi 13 octobre 2021 à 14:18 par Bruno Hermant
L'entraîneur du PSG féminin Didier Ollé-Nicolle était en conférence de presse mardi à la veille de la deuxième rencontre de Ligue des Champions féminine face au WFC Kharkiv. Le coach parisien a salué l'état d'esprit de son groupe après le match de Guingamp (6-0), revenant aussi sur la rencontre moyenne face à Breidablik (2-0) lors de la première journée. Le technicien du PSG a également été interrogé sur la concurrence entre les gardiennes, sa défenseure Paulina Dudek et la défense en général, puis enfin sur l'adversaire ukrainien. Transcript complet.

La concurrence chez les gardiennes, un choix de n° 1 : 

« C'était le deal avec les gardiennes, Charlotte Voll avait fait la préparation, donc c'était normal qu'elle débute. Les deux autres gardiennes sont arrivées en cours de route, il a fallu qu'on travaille en termes de communication, parce que ce sont deux gardiennes étrangères qui ne parlent pas français, avec l'ensemble du groupe, des défenseuses. Et heureusement, il y avait Ashley Lawrence et Paulina Dudek qui parlent anglais et avec Amanda Ilestedt et Stéphanie Labbé, cela a bien arrangé les choses. Il a fallu ce temps-là. Maintenant les trois gardiennes sont prêtes, les trois ont joué deux matchs, elles ont fait leur match. Je pense qu'il risque d'y avoir une alternance encore sur les deux matchs qui viennent, contre Kharkiv et dimanche contre Saint-Etienne ; étant donné qu'après il y a une trêve internationale et que tout le monde va partir. Le choix n'a pas été encore totalement arrêté, il peut y avoir une alternance, parce que les trois gardiennes nous ont donné satisfaction depuis le début, cela peut se faire comme avec Navas et Donnarumma chez les hommes. »

Un état du groupe :

« Tout le monde est apte, on a un groupe depuis le début de saison, je tiens à valider le travail du staff, notamment celui du préparateur physique. Tout le monde est monté en puissance régulièrement. Pour le moment on a joué un seul match par semaine, donc c'est normal. Mais il y a eu aussi les déplacements et les matchs internationaux. Et maintenant, il y a la répétition des matchs et c'est très important d'avoir tout le groupe au complet. Pour le match de Kharkiv, il ne nous manque personne à part les blessures de longue date, Constance Picaud et Luana qui sont en soins et en réathéltisation. Mais le groupe est au complet ces dernières semaines,  même Kadi Diani qui était suspendue pour le match de championnat rejoint le groupe. »

Les conclusions des deux matchs passés :

« Déjà conclusion très positive, je l'ai dit, pas de blessées. C'est important, cela nous permet de continuer d'avancer, de travailler. Celles qui jouent, celle qui ne jouent pas, personne ne perd de temps à l'infirmerie, dans l'optique de la succession des matchs. Le match en Islande, je n'ai pas du tout aimé la première mi-temps, nos lignes étaient beaucoup trop écartées, on ne s'est pas mis dans le match, peut-être le froid, le synthétique mais peut-être aussi un peu trop de facilité dans les efforts, les duels, le jeu. On a fait des passes pour faire des passes, sans avoir la volonté de déstabiliser l'adversaire. On a rectifié le tir à la mi-temps dans le vestiaire en termes d'état d'esprit et puis on a déjà vu une 2e mi-temps déjà plus intéressante. Où effectivement, on a vu la vraie suprématie du PSG sur Breidablik, il nous a manqué juste un ou deux buts plus tôt. Mais on a senti que c'était autre chose. 

On a travaillé sur le match de Guingamp, qui avait des bons matchs contre Montpellier, le PFC et Lyon. Le score s'était écarté sur la fin contre Lyon mais elles avaient fait un bon match. On a utilisé ce match en Islande, en disant ce qui n'avait pas marché en termes de jeu, deux ou trois principes que je ne détaillerais pas ici (rires). Et on a eu deux jours pour travailler, pour préparer le match de demain et je le disais aux joueuses : on a rendu des copies avec des aspects qui ne nous ont pas convenu contre les Islandaises, on a été capables en 48h de régler l'affaire pour bien préparer ce match de Guingamp. Et pour moi l'équipe a fait son meilleur match contre Guingamp. Notamment la première période de très très haut niveau, que ce soit dans la récupération, l'animation. C'est un match avec encore un petit peu plus de justesse qui aurait pu être encore meilleur. Il y a une image qui est très simple. Toutes les filles sans exception qui ont participé au match contre Guingamp ont été très très bonnes dans leur registre, tout le monde a très bien fait son travail pour le collectif et Marie (Katoto) qui est l'avant-centre en a profité, elle a catapulté l'équipe, elle aussi a fait un très bon match. Elle a profité du travail collectif de récupération, d'animation avec beaucoup de munitions devant le but. Et pour elle, c'était la cerise sur le gâteau. Tout a très bien fonctionné. Il faut qu'on continue en championnat, en Champions League. En Coupe d'Europe, c'est un championnat, on a fait ce premier match, le deuxième arrive. Ce qu'on est en train de faire en championnat, je souhaite que les filles fassent exactement la même chose en Champions League dès le prochain match contre Kharkiv, qui attention, est une équipe solide. C'est une équipe qui a fait un match très sérieux, très intéressant contre Madrid, qui a perdu sur un coup du sort, avec un ballon de centre contré. Il faudra qu'on fasse une bonne prestation par rapport à ça. On a la correction de l'Islande, on l'a fait contre Guingamp, il faudra le rééditer contre Kharkiv. »

L'apport de Dudek dans la défense du PSG : 

« Elle apporte dans plusieurs points. Un, l'esprit collectif de l'acte défensif, on l'a vu sur les matchs amicaux, quatre ou cinq filles n'étaient pas là, d'autres n'étaient pas en forme. Et les adversaires marquaient à chaque fois et Paulina était sur le terrain, mais elle n'était pas en cause à chaque fois sur les buts. Mais il y avait trop d'air dans notre équipe. C'est déjà l'aspect collectif. Après c'est la relation des défenseures entre-elles. L'arrivée d'Amanda Ilestedt, le retour d'Ashley Lawrence a été aussi important sur le positionnement et les bons matchs de Paulina, qui avant, prenait trop de responsabilités, qui en faisait un petit peu trop. Elle faisait des matchs d'une générosité énorme, vous la connaissez. Paulina, quand on est entraîneur, on est content tous les matins d'entraîner ce type de joueuses, parce que ce sont des joueuses généreuses, intelligentes, qui sont à l'écoute, qui sont prêtes à dépanner, à jouer ailleurs. Ce sont des coéquipères, qui pensent groupe, collectif. Et Paulina, je ne parle pas d'avant, je ne la connaissais pas assez, c'est une fille qui entre la préparation et maintenant a beaucoup évolué. Parce qu'elle écoute. Et comme jouait l'équipe avant, ce n'est pas forcément la même chose maintenant. Elle avait deux ou trois choses dans son jeu que je n'acceptais pas, on en a parlé, elle a tout de suite été très attentive, elle a tout fait pour pallier ça et ne pas le rééditer. C'est une fille qui en termes d'état d'esprit, de personnalité, est exceptionnelle. Elle fait partie des 15/16 filles de base, pour faire le match de Guingamp, il faut que toute l'équipe ait une mentalité, un d'état d'esprit, dans le travail, la récupération, l'animation, le déplacement, qui n'ait pas d'égo surdimentionné. Elle a la qualité de base d'un très grand sportif : l'humilité. Elle travaille, c'est quelqu'un de très très humble, elle est adorable à entraîner. Je ne vous dirais pas les défauts qu'elle a gommés (rires). »

Une défense suffisamment armée pour contrer les armadas offensives :

« Oui, je pense. Je l'espère. Et on travaille pour cela. »

Kharkiv une équipe solide, ses qualités : 

« On l'a analysé. Entre les lignes, on a commencé à l'analyser dès le tirage. On est plus focalisés match après match, championnat et autres. Donc on avait une vue générale. J'ai commencé après le match contre Breidablik, on avait déjà préparé Guingamp, donc ça fait huit jours qu'on les regarde. Depuis notre premier match, on a surtout observé leur match contre le Real Madrid, contre une équipe européenne, dans cette compétition. Car comme on l'a dit, en championnat, elles sont capables de marquer des fois beaucoup de buts mais quand on voit l'adversité, cela ne veut pas dire grand chose. On ne sait pas trop où les situer avec ça. Donc là, on a une vraie référence contre le Real. C'est une équipe qui est très solide, bien organisée en 4-4-2, qui défend à la perte du ballon, qui automatiquement, se replace vite à la perte du ballon. Elle laisse un minimum d'espace, un peu comme l'équipe nationale ukrainienne masculine, qui défend très bien, qui prend peu de buts. Elle a un peu la même similitude avec deux joueuses offensives qui systématiquement, comme les deux grands attaquants ukrainiens, peuvent dégainer à tout moment. C'est une équipe qui va venir très costaud, très compacte, qui va adosser son jeu sur des attaques très rapides, en contre, ou bien sur les seconds ballons. Il faudra être très très attentives de ne pas se faire contrer, comme d'habitude. Et puis avoir vraiment la volonté de prendre les choses en main, on le sait. Il ne faut pas penser que ce sera un match qui sera facile. Après il ne faut les craindre plus que ca par rapport à leurs performances, par rapport à leur niveau de championnat mais il faudra faire un match très très sérieux. »

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.


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