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Les critiques, Chevalier, le Top 8, etc, la conf' complète de Luis Enrique avant Auxerre/PSG

Publié le jeudi 22 janvier 2026 à 16:35 par Jean Chemarin
C'est un Luis Enrique très offensif et bien décidé à répondre aux critiques des journalistes qui s'est présenté en conférence de presse ce jeudi, deux jours après la défaite à Lisbonne qu'il juge toujours injuste et à la veille de se déplacer à Auxerre. L'entraîneur espagnol a défendu son groupe bec et ongles et notamment son gardien Lucas Chevalier. Voici ses propos en intégralité, retranscrits par nos soins.
C'est un Luis Enrique très offensif et bien décidé à répondre aux critiques des journalistes qui s'est présenté en conférence de presse ce jeudi, deux jours après la défaite à Lisbonne qu'il juge toujours injuste et à la veille de se déplacer à Auxerre. L'entraîneur espagnol a défendu son groupe bec et ongles et notamment son gardien Lucas Chevalier. Voici ses propos en intégralité, retranscrits par nos soins.

On peut voir des similitudes entre le début de saison passée et les matches actuels du PSG, où vous manquez un petit peu d'efficacité. Vous étiez très optimiste la saison passée. Qu'est-ce qui vous rend encore plus confiant pour la suite de la saison au sujet de votre équipe ?

« On a marqué quatre buts de plus que l'année dernière »

« Bonjour. C'est très facile de répondre à ça. Tu peux voir le nombre de buts que nous avons marqués cette saison. Quatre buts de plus que l'année dernière (à la même époque, ndlr). Si ce n'est pas suffisant... C'est un motif incroyable. C'est le motif. On a marqué quatre buts de plus que l'année dernière. Et l'année dernière, ça n'était pas mal. En ce moment, nous avons marqué quatre buts de plus que l'année dernière. On a quatre points de moins en Ligue 1 que l'année dernière et nous ne sommes pas les premiers parce qu'il y a une équipe comme Lens qui a gagné ses dix derniers matches. Incroyable. Et ils méritent d'être premiers. Mais je pense que si on analyse cette saison que tout le monde a dit, particulière, je pense qu'on est dans un très bon moment avec les points en Ligue 1 qu'on mérite je pense. Et en Champions League, avec le pire groupe de toutes les équipes, on est dans une position privilégiée. Pas mal, non ? »

Sur le poste de gardien de but, Lucas Chevalier a pris deux buts sur quatre frappes cadrées face au Sporting. Est-ce qu'à un moment donné, le fait qu'il ne soit pas suffisamment décisif, ça peut installer le doute dans l'esprit de ses coéquipiers ?

« Non. La première chose que je voudrais faire chaque fois qu'on signe un joueur, c'est lui dire : "fais attention, la première année au Paris Saint-Germain, tu vas être critiqué, quoi que tu fasses". Ça s'est passé avec Bradley (Barcola), avec Désiré Doué, avec beaucoup de joueurs. C'est normal. Cette année, on a signé trois joueurs, Renato (Marin), Zabarnyi et Lucas Chevalier. Et tu peux apprécier que c'est difficile d'entrer dans la dynamique normale. C'est normal que les critiques soient là. C'est important de savoir que quand tu arrives dans une équipe de ce niveau, c'est habituel et il faut savoir affronter ça. Et je me répète, je suis très content de ce que j'ai vu avec les nouveaux joueurs. Bien sûr qu'ils peuvent s'améliorer, les trois, mais c'est la dynamique normale dans une équipe de ce niveau. »

(Le journaliste relance Luis Enrique sur les possibles doutes du vestiaire à l'égard de Chevalier)

« Les doutes... Rien, rien. Il n'y a pas de doute. Tout le monde, tous ensemble, le club, nos supporteurs, l'équipe, les joueurs, la direction sportive, le président, ensemble, avec notre objectif. Ce sera joli parce qu'avec ce que j'ai vu dans les matches en Champions League, je pense qu'on est dans un très bon moment. C'est ce que je pense. »

Achraf Hakimi a-t-il repris l'entraînement avec vous hier ou aujourd'hui ? Est-ce qu'il peut faire partie du groupe demain ou est-ce que vous allez lui accorder du repos ou des soins ?

« Hakimi a un petit problème physique, mais rien d'important »

« Ça dépendra de la séance d'entraînement qu'on va faire (à 17h ce jeudi, ndlr). Je voudrais parler avec lui parce que pour moi, c'est important de savoir de manière individuelle comment il se sent, ce qu'il pense exactement. Mais il est de retour. Il est dans la condition normale. Il a un petit problème physique, mais rien d'important aujourd'hui. Mais demain, peut-être qu'il viendra ou qu'il ne viendra pas. Ce sera ma décision après avoir parlé lui. »

Vous nous avez dit juste avant le match de Ligue des champions que vous n'étiez pas sûr que ce soit une bonne nouvelle de ne pas avoir de matches de barrage. Est-ce que vous pouvez nous expliquer parce qu'on s'est beaucoup posé la question après cette déclaration. Et si ce n'est pas un problème d'efficacité, si vous continuez de défendre votre gardien, qu'est-ce qu'il faut ajuster dans cette période ? Où est-ce que le Paris Saint-Germain peut peut-être faire un poil mieux ?

« Vous (les journalistes), vous cherchez à trouver les solutions, mais vous ne les trouvez pas »

« Vous (les journalistes), tout le temps, vous cherchez à trouver les solutions, mais vous ne les trouvez pas. Jamais. Ah, ah, ah. Parce que vous n'avez pas l'information. C'est normal. Je peux comprendre. C'est pour ça qu'on cherche à respecter votre opinion, mais je ne peux pas la partager. Vous n'avez même pas 50% de l'information que j'ai. Quand je vois l'opinion de beaucoup de journalistes sur les entraîneurs d'un match que je regarde à la télévision, je me dis que c'est incroyable. C'est incroyable. Qu'est-ce que vous êtes courageux... Vous n'avez pas l'information, mais vous parlez. C'est ça, le football professionnel. »

Pourquoi vous nous avez dit que ce n'était peut-être pas forcément une bonne nouvelle d'éviter les barrages ?

« Je préfère gagner le prochain match et terminer dans les huit premières équipes, mais... »

« Parce que c'est ce que je pense. Je ne suis pas sûr. Ce n'est pas une position au hasard. Si je pense à la charge des minutes, à la charge des matches, c'est important pour être à 100%, mais en même temps, pendant les matches, il y a beaucoup de blessures. Et si je valorise d'un côté l'importance des matches et de l'autre les charges des minutes, et en sachant qu'on n'aura pas les quatre matches de Coupe de France... C'est une question que je me pose. Je préfère gagner le prochain match et terminer dans les huit premières équipes. Mais dans l'aspect physique et dans ce qu'on a besoin en tant qu'équipe, je n'ai aucun doute. »

Vous avez fait un bon match collectivement en Ligue des Champions, mais on vous a vu agacé sur certaines individualités, qui faisaient parfois la touche de trop. Sur le bord de la touche, on vous a vu parfois énervé contre des joueurs qui avaient des excès d'individualisme. Est-ce que vous avez trouvé nécessaire de recadrer un petit peu certains joueurs ou certaines actions de votre équipe ?

« Je n'ai aucun problème avec les joueurs et aucun reproche à leur faire en tant qu'équipe »

« Non, non. Je suis désolé, mais je suis énervé et agacé pendant les matches, mais pas avec mes joueurs. Je suis très heureux et très fier de ce que j'ai vu, de la manière dont a joué, de la manière dont on a préparé le match, de la manière dont on a débuté le match. Et je n'ai aucun problème avec les joueurs et aucun reproche à leur faire en tant qu'équipe. Les erreurs font partie du football, c'est normal, mais l'entraîneur aussi est énervé et préoccupé pendant les matches et j'ai besoin de montrer mon énergie. Mais c'est comme d'habitude, je pense que je ne fais rien de différent par rapport à ce que je fais normalement. »

La saison dernière, on a vu un changement au niveau de la confiance mentale, surtout après le match contre Manchester City en Ligue des champions. Est-ce que vous pensez que c'est important d'avoir un moment comme ça, un déclic comme ça pour les joueurs dans cette saison ?

« Je ne sais pas. C'est très difficile de savoir s'il y aura un moment comme ça. Pour moi, la différence entre cette année et l'année dernière est claire : l'année dernière, nous ne savions pas qu'on pouvait gagner et les joueurs n'étaient pas en confiance. Aujourd'hui, nos joueurs, individuellement et en tant qu'équipe, savent que nous pouvons gagner. Et la meilleure chose, c'est que les autres équipes savent que nous pouvons retourner (le match) et gagner. »

Ces derniers mois, on a vu le PSG être accroché parfois dans le jeu et aussi dans les résultats. Comment l'expliquez-vous ? Est-ce lié à l'adversité, qui est plus relevée, ou y a-t-il une autre raison à vos yeux ?

« Sur les 8 équipes qui sont dans notre groupe, il y en a 6 qui peuvent terminer dans les 8 premiers »

« Il y a beaucoup de raisons. Il y a beaucoup de raisons et chacun peut essayer de trouver celle qu'il veut. A mon avis, c'est clair que cette année est particulière. Du début de saison à aujourd'hui, 22 janvier, on a joué un seul match avec l'équipe qui a joué la finale de la Champions League. Un seul match et ça a été le premier match de la saison, avec des joueurs hors de forme, pas à 100%, je dirais à 50%. Et ça a été cette année. Il faut valoriser ça. Et si nous parlons de ce que c'est notre groupe en Champions League, si vous regardez le classement, vous voyez que sur les 8 équipes qui sont dans notre groupe, il y en a 6 qui peuvent terminer dans les 8 premiers. Si je pense à tout ça, je peux dire que cette saison est extraordinaire, malgré le fait que vous parliez mal de Chevalier, de Zabarnyi, du Mister (en parlant de lui, ndlr). »

On a souvent tendance dans l'inconscient collectif à indexer la qualité d'un match au score final. Vous avez dit quelque chose d'intéressant sur PSG TV il y a quelques minutes, à savoir que pour vous le match au Sporting était le meilleur de votre équipe à l'extérieur depuis que vous êtes arrivé au club.  Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ?

« Parce que j'ai la capacité de juger et d'analyser ce que j'ai vu pendant le match, ce que nous cherchons à faire. Et le Sporting est une vraie équipe. Et tu pourrais penser que c'est une équipe du chapeau 4, mais non. Les équipes du chapeau 4 sont Tottenham et Newcastle (en réalité, juste Newcastle, Bilbao étant l'autre équipe du chapeau 4 affrontée par le PSG). Ce sont les équipes du pot 4 et elles ont 13 points chacune (en réalité, Tottenham a 14 points et Newcastle 13). Ce sont nos équipes du pot 4 et pour moi, quand je vois la manière dont nous avons dominé le match... Ils ont frappé une première fois à la 19e minute et une deuxième fois suite à une faute à la dernière minute de la première mi-temps. Quand tu vois ça au niveau professionnel, c'est incroyable. Je pense que ça a été un match incroyable et on a tous été énervés après le match parce que c'est tellement injuste. C'est ça que je veux dire. »

Comme l'année dernière, vous avez un souci de finition en ce moment à la même période. Comment faire pour faire cohabiter d'un côté le staff qui doit avoir de la patience, garder sa stratégie, et de l'autre côté les médias, les supporters, les observateurs qui ne pensent qu'à travers le résultat uniquement. Comment faire cohabiter les deux ?

« Si tu commences à perdre de manière régulière, tu pars, ce sont les règles du jeu »

« C'est normal, je m'énerve beaucoup de fois avec vous. Chaque fois que tu perds un match mais que tu as fait beaucoup de choses positives, je m'énerve et je me rate parce que je ne veux pas changer les personnes qui font leur analyse à travers les résultats. Je dois comprendre que c'est normal, c'est comme ça, ça marche comme ça. Je reste ici (au PSG) parce qu'on a gagné. Si tu commences à perdre de manière régulière, tu pars, ce sont les règles du jeu. Mais c'est incroyable. Après avoir fait un match comme ça... Je suis habitué à recevoir des critiques. Je suis très confortable avec les critiques parce que je m'en fiche complètement. Je ne regarde rien. Mais si je pense aux joueurs qui sont arrivés cette année ou l'année dernière, je me dis que ce sera positif dans l'avenir parce que quand tu souffres, tu améliores ton caractère et ta personnalité. Mais... voilà. »

Il y a Ibrahim Mbaye qui revient tout fraîchement de la Coupe d'Afrique des nations, qui a remporté ce trophée et qui a emmagasiné un capital confiance assez important. Comment l'avez-vous retrouvé et est-ce que vous êtes content de son retour, vous qui avez vu il y a quelques jours que vous n'aviez que très peu de joueurs sur votre banc ?

« Avoir Hakimi et Mbaye de retour, c'est très positif »

« Ce sont des moments compliqués, mais il faut savoir que c'est la chose la plus normale cette saison. Il faut l'accepter. Avoir Hakimi et Ibé (Mbaye) de retour, ça c'est très positif. Je suis très content pour lui parce qu'il a encore 17 ans. Il a de l'expérience parce qu'il a joué beaucoup cette saison et la saison dernière aussi. Je pense qu'en terme de maturité, la CAN a été importante pour lui et chaque fois qu'il a joué, je pense qu'il l'a bien fait et a montré qu'il avait le niveau. Je suis content d'avoir Ibé et Hakimi de retour, ce sont des bonnes nouvelles. »

Demain vous affrontez Auxerre, c'est une équipe qui est en difficulté, qui est avant-dernière au classement. A quel type de match vous attendez-vous face à cette équipe auxerroise ?

« Ce sont toujours des matches compliqués, parce qu'ils sont en difficulté avec leur position au classement. Normalement, dans ce type de match, on affronte une équipe en bloc bas. Et quand tu fais face à une équipe en bloc bas, il n'y a ni l'espace, ni le temps. Ça représente des difficultés, tu dois être lucide. On est habitués à ce type de problème, mais ce n'est pas pour ça que tu vas surmonter ça avec facilité. Non, ce sera compliqué. Il faut préparer les matches et être attentif, être précis, parce qu'il n'y a pas le temps, ni l'espace, et c'est encore plus difficile de marquer le but. »

 

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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