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Odeur du sang, Roseniorisme, revival de 2014, 25 pensées rapides sur PSG/Chelsea (5-2)

Publié le jeudi 12 mars 2026 à 17:10 par Philippe Goguet
Au lendemain d'un PSG/Chelsea ébouriffant (5-2) et marqué par une fin totalement folle qui a donné une victoire enthousiasmante, retour sur ce match en 25 pensées rapides à propos du contenu collectif, du contexte général ou encore de quelques individualités.
Au lendemain d'un PSG/Chelsea ébouriffant (5-2) et marqué par une fin totalement folle qui a donné une victoire enthousiasmante, retour sur ce match en 25 pensées rapides à propos du contenu collectif, du contexte général ou encore de quelques individualités.
  1. Ce PSG/Chelsea ne restera pas comme le match le plus abouti des Parisiens cette saison, mais très peu auront la saveur de cette victoire grâce à ce finish incroyable. Alors que l'on se dirigeait vers un combat départagé aux points, Paris a transformé le dernier quart d'heure en un KO mémorable.
     
  2. Après le match, Chelsea a regretté les erreurs grossières que les Blues ont pu commettre, cela peut faire sourire lorsqu'on regarde de plus près comment les buts londoniens ont été marqués, à savoir après d'énormes erreurs défensives parisiennes. À l'exception du troisième but parisien qui est réellement un cadeau du gardien, les autres ne doivent rien à personne, si ce n'est au talent des joueurs de Luis Enrique.
     
  3. Pour une fois, le PSG a gagné la bataille du score et perdu celle des Expected Goals (entre 0,8 et 0,9 contre 1,53 à 1,75 selon les modèles), signe que le match n'a pas été à sens unique. Mais il est tout de même beaucoup plus facile de gagner un match avec des attaquants précis face au but.
  4. Si la rencontre a accouché d'un scénario fantastique, le niveau technique n'a pas forcément été aussi exceptionnel, loin de là même. Le déchet a été bien présent, avec un nombre important de ballons perdus par chacune des deux équipes au moment de s'approcher vraiment du but adverse et de nombreux mauvais choix dans la dernière passe. D'où un nombre d'occasions finalement assez limité malgré le nombre important de buts.
     
  5. Le prétentieux Liam Rosenior aurait pu reproduire une bonne partie de ce que son prédécesseur Enzo Maresca avait fait de bien en finale de la Coupe du monde des clubs, notamment le fait de demander à son gardien de jouer long dès lors que le pressing devenait un peu dangereux. Il a choisi une voie bien différente, et Chelsea est passé en huit mois d'une victoire de trois buts à une défaite avec trois buts d'écart. Bravo champion.
  6. Pas certain que M. Alejandro Hernández ait marqué des points auprès de l'UEFA avec un arbitrage pareil. Un seul carton distribué à Kvaratskhelia sur une action loin d'être évidente, le mauvais geste de Neto sur le ramasseur de balles même pas sanctionné, quelques autres vilains gestes londoniens oubliés, on a vu meilleure performance.
     
  7. Kvara n'a été remplaçant qu'à deux reprises en Ligue des Champions cette saison, à Lisbonne et contre Chelsea. Résultats des courses, deux entrées tonitruantes, avec deux buts plutôt similaires sur des frappes dans le petit filet opposé après une superbe fixation. Que le Géorgien est un joueur dominant lors des soirées européennes, ce qui rend d'autant plus frustrant ses performances très moyennes en championnat contre des adversaires moins forts. 
     
  8. Ce PSG/Chelsea de 2026 a beaucoup ressemblé dans son scénario à celui de 2014 : une ouverture du score rapide de l'ailier gauche (Lavezzi/Barcola), une égalisation tout aussi rapide d'un ex de Ligue 1 (Hazard/Gusto), un PSG qui arrache une victoire large en fin de match après un exploit individuel qui restera dans les mémoires, Kvara étant le Pastore de 2026. Mais cette fois, Paris ira à Stamford Bridge avec trois buts d'avance, et sans le but inscrit à l'extérieur qui peut compter double.
     
  9. Le premier but inscrit par Bradley Barcola est d'ailleurs un copier/coller de celui de Lavezzi en 2014, avec le même geste qui aboutit à la même trajectoire, du même côté du terrain. Un mimétisme rare contre un même adversaire.
  10. João Pedro avait fait très mal à Beraldo et Nuno Mendes en finale de la Coupe du monde des clubs. Autant dire qu'il a dû sentir la différence quand il a fait face à Pacho. L'Equatorien n'a absolument pas été dominé physiquement par le Brésilien, bien au contraire. 
     
  11. Peut-être est-ce sa façon de montrer à la très robotisée Premier League qu'il existe une partie très artistique dans le football, mais Vitinha a une collection de buts incroyable face aux clubs anglais cette saison entre Tottenham, Newcastle et Chelsea désormais. 
  12. Au milieu de la pitoyable saison de Tottenham, les fans des Spurs pourront toujours dire aux fans de Chelsea qu'ils n'ont, eux, perdu que 5-3 au Parc des Princes.
     
  13. Dans ses bons jours, Nuno Mendes est assez clairement le meilleur arrière latéral de la planète. Mais dans les mauvais comme hier, sa capacité à faire d'énormes erreurs coûte très cher à son équipe. La comparaison avec Cucurella dans le camp d'en face est intéressante, car l'Espagnol qui est une autre référence du poste, n'a pas fait un gros match non plus mais il a évité de saborder sa propre équipe. C'est probablement dans la gestion de ses erreurs que Nuno Mendes a le plus besoin de progresser, pour éviter de passer de point fort à point faible soudainement.
     
  14. Pedro Neto est certes reconnu pour ses capacités athlétiques sur son aile, mais Marquinhos a fait peine à voir athlétiquement face à lui à trop de reprises. Le capitaine ne pouvait pas prendre João Pedro au duel, son compatriote étant bien trop fort dos au but pour lui, il ne pouvait pas non plus lutter sur le côté, cela fait peu de rôles possibles pour lui. Mais Zabarnyi aurait-il fait mieux face aux jambes de feu de Neto ? C'est une question qui se pose et se posera également lors du prochain mercato estival.
     
  15. Heureusement que Malo Gusto ne croise pas trop souvent la route du PSG car l'ancien Lyonnais est à chaque fois très bon, si ce n'est excellent. 
     
  16. Le très phocéen Wesley Fofana a absolument tenu à en prendre cinq dans la musette lui aussi, dont un où il danse face à Dembélé façon Medina. C'est Marseille bébé !
  17. Voir les supporters de Chelsea se plaindre du niveau des entrants, en comparaison à ceux du PSG, a quelque chose de terriblement drôle sachant que Paris a un effectif d'une grosse vingtaine de joueurs quand Chelsea en a pratiquement le triple sous contrat.
     
  18. Il y a dans la fin de match parisienne un côté prédateur qui sent l'odeur du sang. Le PSG n'a pas écrasé le match dans le jeu comme il a été en mesure de le faire dans le passé. Mais lorsqu'elle a senti Chelsea en difficulté, comme elle avait senti dans le passé Leverkusen ou Tottenham, l'équipe de Luis Enrique a mis un coup d'accélérateur terrible.
     
  19. Si Kvara récolte des lauriers mérités pour son entrée en jeu probablement sur le podium des plus impactantes de l'histoire du club, les Mayulu, Hernandez et Lee ont eux aussi su proposer quelque chose de très convaincant. Le repos accordé à Mayulu en raison de sa blessure a visiblement fait le plus grand bien au jeune milieu.
     
  20. João Neves qui envoie un match de mammouth au milieu du terrain en retour de blessure, bravo à lui, il a gagné une bouteille de vin dans le restaurant du plus grand spécialiste de ce genre de comeback, l'inimitable Marco Verratti.
  21. Cela s'est fini par une frappe sur le poteau mais il y avait de la magie et un peu de Brésil dans l'échange entre Ousmane Dembélé et Désiré Doué sur le côté gauche ayant abouti à la frappe du n°10 déviée sur le montant. Beaucoup moins magique en revanche, la frappe totalement ratée du Ballon d'Or sur un centre du même Doué quelques minutes plus tôt, un classique malheureusement pour Dembouz.
     
  22. Matvey Safonov n'a pas été irréprochable ce mercredi sur le premier but, mais le naufrage de Donnarumma su la pelouse du Real dans le même temps permet au moins d'éviter les sempiternels regrets sur le prédécesseur. Surtout que le même Donnarumma a plus d'une fois pris ce même but où la balle lui glisse sous le corps sur une frappe à 10m du but.
  23. Si la question de la hiérarchie du milieu du terrain pouvait se poser avec le temps de jeu important dont a bénéficié Dro Fernandez ces dernières semaines, la réponse est arrivée assez clairement : Senny Mayulu est devant lui.
     
  24. Le coach Luis Enrique le répète à longueur de conférences de presse, même Barcola le dit, peut-être va-t-il falloir arrêter de toujours évoquer le physique pour justifier le niveau des matches du PSG. Les plus gros problèmes posés par Chelsea ont été tactiques, avec l'exploitation d'un côté droit parisien incertain et quelques sorties de balle de très grande qualité, mais pas vraiment physiques. Contre Monaco, cinq jours plus tôt, Paris n'avait d'ailleurs pas plus perdu pour des raisons physiques.
  25. Le retour à Stamford Bridge s'annonce malgré tout costaud et Aston Villa a prouvé l'an passé qu'on peut marquer trois buts consécutivement au PSG. Et encore une fois, la résilience parisienne va être testée. Mais n'est-ce finalement pas le plus grand plaisir de Luis Enrique dans cette saison si tortueuse ?

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