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Confiance perdue, scénarios répétés, Pocognoli/Rosenior, etc, 15 pensées rapides sur PSG/Monaco (1-3)

Publié le samedi 7 mars 2026 à 15:46 par Philippe Goguet
Au lendemain d'un PSG/Monaco (1-3) assez médiocre à quelques jours du décisif match contre Chelsea, retour sur ce match en 15 pensées rapides à propos du contenu collectif produit, de la gênante opposition monégasque ou encore de quelques joueurs.
Au lendemain d'un PSG/Monaco (1-3) assez médiocre à quelques jours du décisif match contre Chelsea, retour sur ce match en 15 pensées rapides à propos du contenu collectif produit, de la gênante opposition monégasque ou encore de quelques joueurs.
  1. Le pire pour le Paris Saint-Germain dans ce match vient probablement du fait qu'il s'est battu tout seul, les trois buts étant liés à des erreurs grossières des Parisiens. Dans le jeu, Monaco n'a finalement jamais vraiment mis en difficulté les Parisiens, incapables d'assurer une possession de balle propre qui leur aurait évité de donner des cartouches à l'adversaire. Ces cadeaux n'auraient pu être compensés que par de la maestria offensive, mais elle n'était clairement pas au rendez-vous.
     
  2. Quand Luis Enrique évoque la question de la confiance, ce n'est, pour une fois, pas pour évoquer le réalisme de son équipe face au but, mais bel et bien au moment de faire des choix. Le PSG s'est créé bien peu d'occasions ce vendredi soir mais il a en revanche eu des opportunités pour le faire. Le manque de confiance évoqué par l'entraîneur s'est assurément manifesté à ce moment-là, avec Désiré Doué en joueur le plus marqué par ce manque de confiance. À chaque fois que le PSG parvenait à créer un décalage offensif, il ratait dans la foulée la dernière passe ou l'avant-dernière passe : centre trop longs, passes à contre-temps, frappes trop tardives. Le manque de confiance actuelle est précisément là.
  3. Paradoxalement, Monaco a probablement fait la meilleure de ses six mi-temps récentes face à Paris non pas ce vendredi soir mais lors de la première période du barrage retour au Parc des Princes, étouffant véritablement les Parisiens et les maintenant très loin du but adverse. L'impression fut moins forte ce vendredi soir, mais l'ASM a en revanche bien mieux géré le match dans la longueur.
     
  4. Le PSG a perdu des matchs de façon régulière tout au long de la saison, environ un par mois, dans des circonstances et pour des motifs différents, mais il vient de s'incliner de deux buts pour la deuxième fois en trois semaines seulement alors qu'il n'avait pas concédé la moindre défaite de plus d'un but en cours des six premiers mois de la saison. Un glissement dangereux.
     
  5. Alors que la résilience du PSG a été citée en modèle par son entraîneur à plusieurs moments de la saison, il faut quand même noter que les Parisiens ont sérieusement baissé la tête après avoir encaissé le but du 3-1. Le 3-3 pouvait paraître bien lointain, mais Paris l'avait pourtant arraché contre Strasbourg dans des circonstances relativement similaires.
  6. Si l'animation défensive des Parisiens en général est dans une forme assez moyenne, il faut également souligner que les Parisiens encaissent un nombre de buts imparables absolument délirant en ce moment. Safonov aurait pu être Lev Yachine que Monaco aurait quand même mené 2-0 à la 55e minute. Rennes avait marqué trois buts en 1,36xG, Monaco a fait pareil avec 1,30xG, l'ASM avait également marqué deux buts avec respectivement 1,19 et 1,32 sur les deux matches de barrage. La confiance offensive n'est pas là et la déveine défensive est en revanche bien présente.
     
  7. Au rayon des bonnes nouvelles, il y a eu un peu de magie lors du premier quart d'heure joué par Ousmane Dembélé, avec un PSG qui retrouve de l'allant, de la fantaisie et déséquilibre la défense adverse de façon soudaine et répétée. Mais cette magie n'a pas duré et le dernier quart d'heure du numéro 10 parisien n'est pas franchement rassurant, avec une litanie de mauvais choix. Dur de lui en vouloir vu les circonstances, mais c'est forcément à relier à l'autonomie actuelle du joueur après n'avoir pratiquement pas joué pendant les trois dernières semaines.
     
  8. Sur les quatre matchs face à l'AS Monaco cette saison, le PSG a concédé l'ouverture du score à quatre reprises, ce qui explique aussi pourquoi les Monégasques ont si souvent dominé les Parisiens cette saison. Courir au score face à une équipe qui a joué tous ces matches avec neuf joueurs de champ à vocation défensive la plupart du temps est une situation compliquée.
  9. Pocognoli ayant reproduit tout du match nul 2-2 en Ligue des Champions, Luis Enrique lui a donc répondu en mettant les mêmes mécanismes de sortie de balle que lors de la seconde période : Vitinha venait se placer en défenseur central gauche pour absorber la pression afin de placer Nuno Mendes un cran plus haut afin de se projeter vers le but adverse. Tout n'a pas été parfait dans l'animation offensive parisienne, c'est le moins que l'on puisse dire, mais cela a plutôt fonctionné sur le côté gauche en première période, avec le latéral portugais qui parvenait à lancer des actions grâce à ses qualités naturelles. 
     
  10. Il est souvent abusif de parler de formule magique trouvée par un entraîneur, certaines victoires étant parfois trompeuses, mais il est dur de nier que Sébastien Pocognoli gêne vraiment énormément l'équipe de Luis Enrique. Son 3-5-2 compact dans l'axe et pratiquant un marquage individuel intense, voire virulent, est une animation qui gêne énormément les Parisiens, empêtrés dedans pour la deuxième fois en dix jours.
  11. Le plus gros problème pour le PSG dans les jours à venir vient probablement du fait que Liam Rosenior avait mis en place une animation relativement similaire lorsqu'il défiait le PSG avec Strasbourg, à l'image du match nul 3-3 au Parc des Princes à l'automne dernier. Paris va donc devoir faire beaucoup mieux mercredi soir, face à une équipe qui partage des traits assez forts avec celle qui vient de lui causer mille tourments,  et contre de meilleurs joueurs.
     
  12. La façon dont Lamine Camara a dominé le milieu parisien n'est d'ailleurs pas très rassurante à quelques jours de croiser Moises Caicedo, sorte de version 2.0 du Monégasque.
     
  13. Les pertes de balle de Lee Kang-in offrant des transitions ultra dangereuses à l'adversaire représente un réel problème pour le PSG, avec déjà trois buts de la sorte ces dernières semaines (à Rennes, contre Monaco en barrage retour et ce vendredi). Cela explique peut-être aussi pourquoi le Sud-Coréen n'a pas été aligné dans l'entrejeu et doit se contenter d'entrées en jeu comme ailier droit.
  14. Que le côté droit parisien composé de Doué, Zaïre-Emery et Hakimi est peu fonctionnel. Aucune connivence technique, des déplacements très peu coordonnés, des combinaisons facilement anticipables, l'adversaire est littéralement dans un fauteuil. L'entrée de Dembélé a redynamisé ce couloir, heureusement, et il faut espérer que Neves va vite venir lui redonner des couleurs également.
     
  15. Pour ce PSG qui joue avec très peu de marge, la solution du moment semble surtout être d'ouvrir le score, pour retrouver de la confiance et s'éviter de devoir affronter un bloc bas qu'il n'arrive pas à bousculer actuellement.

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