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Finale avant l'heure, Neuer, surnom, etc, la conf' complète de Kvara avant PSG/Bayern

Publié le lundi 27 avril 2026 à 17:57 par Jean Chemarin
En grande forme actuellement, Khvicha Kvaratskhelia était présent en conférence de presse ce lundi à la veille du choc PSG/Bayern, en demi-finale aller de Champions League. Le Géorgien a évoqué son record de buts, les retrouvailles avec les Bavarois et Neuer, ainsi que son surnom Kvaradona. Voici ses propos en intégralité traduits par nos soins.
En grande forme actuellement, Khvicha Kvaratskhelia était présent en conférence de presse ce lundi à la veille du choc PSG/Bayern, en demi-finale aller de Champions League. Le Géorgien a évoqué son record de buts, les retrouvailles avec les Bavarois et Neuer, ainsi que son surnom Kvaradona. Voici ses propos en intégralité traduits par nos soins.

On voit que tu enchaînes les matches pleins. Tu as battu ton record de buts inscrit sur une saison (16 toutes compétitions confondues). Est-ce que tu t'es déjà senti aussi fort à titre personnel et comment tu expliques cet état de forme optimal avant d'affronter le Bayern ?

« Je me sens super bien, je suis en pleine forme. Mais je sais qu'il y a encore beaucoup de matches importants à venir, comme celui de demain. Si je me sens comme ça, c'est surtout grâce à l'équipe. Parce qu'on a des joueurs incroyables et ils m'aident à y arriver. Et je suis vraiment fier de faire partie de cette équipe. Donc, c'est surtout grâce à l'équipe. »

On a beaucoup parlé de la fatigue en début de saison en pensant que ça allait être un problème dans la saison du PSG. Comment expliques-tu que finalement on vous trouve aussi en forme en fin de saison ?

« Oui, c'est difficile. Je crois qu'on a disputé beaucoup de matches depuis la saison dernière. Au début, je pense qu'on était un peu fatigués. Nous avons enchaîné les matches. Mais maintenant, je pense qu'on voit bien qu'on est en très bonne forme. On est peut-être même en meilleure forme qu'au début. Mais oui, on sait qu'il faut maintenant se donner à 100 % parce que ce sont nos matches les plus importants qui restent. Et on va essayer de faire de notre mieux. Je pense que (contre le Bayern) l'équipe sera au meilleur de sa forme cette saison. »

Vous allez affronter demain un Bayern Munich que vous connaissez bien, qui vous a déjà battu en début de saison et qui vient de remporter son 35ème titre national avec une attaque de feu. Est-ce qu'on peut clairement parler, selon vous, de finale avant l'heure ?

« En deuxième mi-temps (en novembre), on a montré qu'on pouvait les battre »

« Oui, je me souviens très bien de ce match. Je crois que c'était en début de saison, on n'était pas aussi bons qu'eux. Et on avait beaucoup de joueurs importants blessés. Mais même pendant ce match, je pense qu'en deuxième mi-temps, on a montré qu'on était capables de tout, qu'on pouvait les battre. Mais on a raté beaucoup d'occasions. En ce moment, je pense qu'on a deux des meilleures équipes. Et maintenant, je pense que ce match sera encore plus important pour chaque équipe. »

Comment vous expliquez que vous êtes aussi bon, vous, individuellement, en Ligue des Champions ? Et est-ce que vous pouvez nous raconter votre spéciale quand vous repiquez dans l'axe et que vous enchaînez une frappe ?

« Oui, je pense que je travaille beaucoup pour ça, étant donné que je suis ailier. Mon objectif principal est de repiquer dans l'axe et de tirer. Notre jeu dépend de chaque joueur, mais pour les attaquants, notre objectif principal est de marquer des buts. À l'entraînement, nous faisons des exercices de tir. Et nous essayons de perfectionner ces mouvements. Et même en équipe nationale, je m'entraîne. Et au Campus, je travaille ce mouvement pour repiquer dans l'axe et tirer. Je pense que j'y arrive bien, mais je peux encore l'améliorer. C'est pourquoi je travaille tous les jours. »

Concernant la Ligue des Champions, vous êtes vraiment l'incarnation du PSG sur ces grandes soirées. Vous semblez habité, possédé sur ce type de match. Est-ce que c'est vraiment les matches de Ligue des Champions qui vous transportent ? Et vous avez tiré un pénalty face à Nantes. Est-ce que c'est vous désormais le tireur numéro 1 du PSG ?

« On n'a pas encore décidé qui tirera le prochain penalty »

« Oui, je pense que nous avons beaucoup de joueurs qui peuvent très bien titrer les penaltys. Et j'en fais partie, je crois. Mais on n'a pas encore décidé qui tirera le prochain penalty. On garde ça pour demain, on verra. Et pour ce qui est de l'équipe, quand on a des joueurs de ce calibre, des joueurs de qualité, il faut juste aller sur le terrain et se battre pour le blason. Et c'est ce que je fais, vous savez. Je vais sur le terrain pour donner le maximum. Peu importe si je marque ou pas, quand je quitte le terrain, je veux être sûr d'avoir tout donné. »

Vous allez jouer face au Bayern et donc face à Manuel Neuer, un des plus grands gardiens au monde et qui adore les 1 contre 1 face à l'attaquant. Est-ce que vous vous préparez de manière spéciale pour jouer contre un gardien de cette qualité ? Est-ce que vous frappez plus fort ? Est-ce que vous trouvez d'autres angles ? Est-ce que vous travaillez de manière spécifique ?

« On ne s'entraîne pas en pensant à comment tirer spécifiquement contre Neuer »

« Non, c'est très difficile à dire. C'est l'un des meilleurs gardiens du monde. C'est une légende. On ne sait pas quelle puissance de frappe il faut pour marquer contre Neuer, mais je crois qu'à la dernière Coupe du monde des clubs, on a marqué deux buts contre lui. Il faut essayer de réitérer cette performance, car on sait qu'il est capable de tout. Il joue incroyablement bien avec ses jambes. Donc oui, on va essayer de marquer, mais on ne s'entraîne pas en pensant à comment tirer spécifiquement contre Neuer. On travaille juste, et on verra bien. »

La complémentarité avec Ousmane Dembélé, on la voit sur le terrain. Est-ce que c'est naturel ou vous le travaillez à l'entraînement ?

« Je pense qu'avec Dembélé, on n'a pas besoin de beaucoup travailler avec lui. Il suffit de prendre du plaisir à le regarder jouer quand il est dans l'équipe. C'est un vrai plaisir de jouer avec un joueur aussi talentueux. Je pense qu'il est capable de tout faire sur le terrain et j'adore le regarder jouer. Et quand je joue avec lui, c'est un vrai régal pour moi. Il me crée des occasions franches qui me permettent de tirer et de marquer. Je suis vraiment fier qu'il soit dans notre équipe et c'est pour ça qu'il a gagné le Ballon d'Or. Je pense qu'il est capable d'en gagner beaucoup d'autres et je suis vraiment fier de l'avoir dans l'équipe. »

Peux-tu nous parler de ta relation au quotidien avec les autres joueurs offensifs, Désiré Doué et Bradley Barcola notamment ?

« Je n'ai pas vu un seul joueur arriver le matin à l'entraînement en étant triste »

« Oui, je trouve notre relation formidable, pas seulement entre les attaquants, mais avec toute l'équipe. À chaque entraînement, on prend plaisir à se retrouver et on est vraiment heureux. Je n'ai pas vu un seul joueur arriver le matin à l'entraînement en étant triste. Parce que quand tu arrives ici, tu ne peux pas t'empêcher de sourire. Et je pense que c'est la principale raison pour laquelle on est toujours en forme et qu'on est l'une des meilleures équipes d'Europe actuellement. J'ai une excellente relation avec tous les joueurs. Je suis vraiment fier d'être ici. Je me suis fait plein de nouveaux amis qui sont devenus ma famille. Je suis vraiment fier. »

Vous êtes désormais un des leaders techniques de cette équipe. En quoi vous êtes-vous amélioré dans cette première saison entière au PSG ? Et en quoi l'expérience à Naples vous a servi pour vous adapter si facilement au Paris Saint-Germain ?

« Je me suis beaucoup amélioré défensivement avec Luis Enrique »

« Techniquement, je pense que j'étais déjà bon à Naples. Je ne crois pas avoir énormément progressé sur ce point. Je peux dire que je me suis beaucoup amélioré défensivement avec Luis Enrique. Mais évidemment, avec Conte, c'était incroyable. Il m'a donné un premier coup de pouce. Avec un entraîneur comme lui, on est obligé de défendre comme un vrai défenseur. Donc, je pense que je me suis bien plus amélioré défensivement que techniquement ici. Bien sûr, nous avons des entraînements exceptionnels pour travailler la technique, les tirs, tout. Et je progresse globalement, mais surtout défensivement. »

Je suis très curieux, car je vivais en Italie quand tu as gagné la Serie A, et ils t'ont donné ce surnom Kvaradona. J'ai lu dans le journal qu'après ton dernier match, ils commençaient aussi à t'appeler Kvaradona ici. Est-ce que tu aimes ce surnom ? 

« Oui, bien sûr. Quand je me baladais à Naples, dans la rue, on m'appelait toujours Kvaradona. Et c'est évidemment un plaisir d'être comparé à une légende du football. On sait tous à quel point Maradona était grand. À Naples, c'est un Dieu. Vous savez, chaque famille a une photo de lui à la maison. C'est un plaisir, bien sûr, mais aucun joueur n'est comparable à Maradona. Il était le meilleur, l'un des meilleurs de l'histoire. Évidemment, je suis fier, mais c'était aussi un peu difficile de devoir, à chaque match, prouver que j'étais vraiment Kvaradona. C'était difficile, mais j'étais heureux. »

Vous avez dit que l'équipe est très bonne en ce moment et en grande forme. Est-ce que c'est aussi vrai pour Vitinha, parce qu'il a eu une petite blessure récemment ?

« Oui, je pense qu'il se sent bien. Vous avez déjà pu voir qu'il s'est entraîné aujourd'hui. Nous sommes heureux de l'avoir. Oui, je pense qu'il est prêt pour demain. »

On a la sensation que vous êtes l'un des derniers représentants du football spectacle. Vous faites à la fois ce travail collectif, mais le football reste un jeu, un spectacle pour les spectateurs, et vous marquez souvent des beaux buts, vous faites souvent des belles actions. C'est important pour vous d'associer un collectif puissant, mais aussi un football spectacle agréable pour le public ?

« Oui, personnellement, je joue au football parce que j'adore ça et je suis vraiment heureux quand je suis sur le terrain, j'essaye de toujours donner le meilleur de moi-même. Oui, peut-être que le football a un peu changé. Il n'est peut-être plus le même aujourd'hui, mais on a beaucoup de joueurs capables de réaliser de belles choses et si j'en fais partie, j'en suis très fier. Je donnerai toujours le meilleur de moi-même et j'essaierai toujours de prendre du plaisir sur le terrain, car ce que j'aime dans le football, c'est justement d'aller sur le terrain et de m'amuser avec mes coéquipiers. »


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